Alphas, une nouvelle série qui cartonne sur un thème pourtant classique

Alphas, une nouvelle série qui cartonne sur un thème pourtant classique

Pour comprendre l’intérêt de Alphas, la nouvelle série us de Syfy diffusée depuis juillet, il faut garder en tête le synopsis, qui est absolument classique, sans originalité… Ce qui rend cette série 100 fois plus intéressante : elle est tout de même excellente !

Lee Rosen, docteur en psychologie aux idéaux humanistes, s’occupe d’un petit groupe de ce qu’il appelle des “alphas”. Des humains nés avec certains talents : force surhumaine, suggestion hypnotique, sens décuplés, habilité à percevoir les communications sans fil, etc. Dans une sous-branche plus ou moins officielle du gouvernements, ils traitent les affaires qui peuvent impliquer des alphas solitaires.

Vous avez vu ? Rien d’original, absolument le même pitch que n’importe quelle déclinaison des X-Men. Et pourtant, ce show assure.

Si on se penche un peu plus dessus, on remarque que le co-créateur de la série tv est Zak Penn, un monsieur spécialisé dans les super-héros. En embrassant un synopsis totalement cliché, il parvient quand même à faire une différence.

La série Alphas s’éloigne des facilités du genre

Humaniser

Pour humaniser ses personnages, la série de Syfy ne se contente pas de rajouter à chaque pouvoir une sorte de “défaut mortel” qui pourrit leur vie.

Effectivement, quand on peut avoir tout ce qu’on veut en demandant gentiment (suggestion hypnotique, le pouvoir de Nina Theroux, jouée par Laura Mennel), c’est pas évident de se construire une vie normale. Mais toute la “faiblesse” du personnage ne réside pas là-dedans.

Formula-show

C’est simple de transformer Alphas en formula-show : une mort, une enquête, un climax et fin de l’épisode. Mais contrairement à beaucoup de shows pourtant plébiscités (je citerai bien Warehouse 13) qui se contente de rajouter à la fin de chaque enquête une allusion à la trame principale, dans Alphas, elle fait partie intégrante de chaque épisode.

Des talents, pas des super-pouvoirs

Les “pouvoirs” de chaque personnage sont relativement réalistes. La femme invisible utilise le “point aveugle” de chaque personne, évitant d’être vue par une simple détection des champs optiques. Le talent du personnage principal (Cameron Hicks, joué par Warren Christie) est simplement une habilité à calculer des trajectoires.

En gros, ces talents reposent davantage sur la manière créative de les utiliser que sur un super-pouvoir tout simple.

Un monde manichéen

Les gentils gagnent à la fin. Pas vraiment dans Alphas. Déjà, les personnages bossent pour un gouvernement qui semble juste dépassé, ne pas savoir quoi faire d’eux et qui préfère ignorer le problème (assez réaliste comme réaction).

Et puis au fil des épisodes, presque chacune de leurs victoires semble teintées de défaite. On essaie pas de vous mettre dans une ambiance glauque, seulement dans un état de frustration. Tout pourrait aller mieux, mais personne ne sait comment faire…

En conclusion

Une série très classique quand on regarde de loin, mais très sympa quand on met de côté ces détails généralistes. Je recommande de la voir : il y a 11 épisodes de 40 minutes et une saison 2 prévue de 13 épisodes. Encore une fois, merci Syfy pour les bonnes idées !

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