• Home »
  • Séries TV »
  • Penny Dreadful - La ligue des Gentlemen extraordinaires en version horreur-fantastique ?

Penny Dreadful - La ligue des Gentlemen extraordinaires en version horreur-fantastique ?

Penny Dreadful - La ligue des Gentlemen extraordinaires en version horreur-fantastique ?

Il y a toujours une tendance à réunir des personnages héroïques au sein de mêmes romans ou comics. Si le résultat est plutôt satisfaisant dans le film Avengers (issu des comics Marvel), cela n’a pas toujours été le cas. Je me remémore encore La Ligue des Gentlemen Extraordinaires réalisé par Stephen Norrington (Blade) qui devait être l’incarnation cinématographique d’une BD sublime et intelligente… mais le tout transformé en blockbuster débile.

Aujourd’hui je souhaitai vous faire découvrir LA SERIE qui selon moi a relevé le défi raté de Stephen Norrington, le tout sur un scénario “original” et une ambiance adulte : Penny Dreadful sur Showtime.

Avant de vous parler de l’histoire qui, même si elle est importante, reste très classique dans l’univers du fantastique/horreur je vais d’abord introduire le créateur de la série, John Logan. Il faut dire que son parcours est parsemé de films assez connus tous plus ou moins critiqués : Gladiator, un peplum profond centré sur un personnage torturé en quête de vengeance. Le Dernier Samurai un film intelligent essayant de traité des différences culturelles. La Machine à explorer le temps, adaptation libre du roman éponyme qui a choqué les “jeunes générations” par son évolution un peu “fantastique” mais avec une réalisation sans faille. Il a également signé le scénario de StarTrek Nemesis, film boudé par le grand public mais permet qui a permis de voir une autre facette du capitaine Jean-Luc Picard. Enfin, Skyfall (James Bond) un des plus gros succès au cinéma de ces dernières années et applaudi par la critique.

Bref, le monsieur sait faire des scénarios recherchés avec des personnages profonds, alors à quoi pouvait-il s’attaquer en réalisant sa première série ?

En lisant mon introduction, vous vous doutez que nous allons parler d’un méli-mélo de personnages ultra complexes et torturés… Penny Dreadful est l’étrange mélange d’une version réussie de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires  sur un fond d’American Horror Story le tout concentré sur la chasse de démons et notamment de vampires mais pas que…

Penny Dreadful nous emmène dans un Londres à l’époque victorienne où nous suivrons Vanessa Ives (Eva Green) une medium suivant Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton) un explorateur ayant perdu sa fille et cherchant des personnes pouvant l’aider à retrouver celle-ci. Sur leur chemin ils s’associeront avec Ethan Chandler (Josh Hartnett ) un acteur racoleur mais extrêmement doué avec des pistolets.

***Attention les deux prochaines lignes peuvent spoiler une partie de l’intrigue si vous n’avez pas vu le deuxième épisode***

Le trio d’enquêteurs du paranormal trouveront diverses aides dans leur quête et notamment celle d’un certain Dr Frankenstein et de Dorian Grey (dit l’immortel)…

*** fin du spoil***

Bref, une équipe de joyeux lurons (façon de parler puisque l’ambiance est ultra noires et violente) qui semblent apriori maitriser le monde paranormal qui nous entoure mais qui dans la réalité sont complètement perdus…

  • L’ambiance

L’ambiance de Penny Dreadful posée par John Logan est exceptionnellement imprégnante. Dés les première minutes on se sent jeté dans un 19è siècle où les gens ont faim, froid et chérissent les moindres divertissements. Dans cette série il fait toujours gris (merci la Grande Bretagne et les usines de charbon) ce qui permet d’accentuer cette ambiance à la Jack l’Eventreur où l’on se retourne tous les 10 pas pour savoir si l’on est suivi. Une ambiance riche en sciences également où les avancées médicales et technologiques se font à grandes enjambées. Une ambiance où la religion et les superstitions sont encore présentes et où… le paranormal et l’inconnu existent parmi les humains…

Penny Dreadful - La ligue des Gentlemen extraordinaires en version horreur-fantastique ? #2

  • Le golden casting of the dead !

Que dire de plus ? La série est portée haut la main par Eva Green qui nous livre un rôle sur mesure d’une femme apathique qui semble sûre d’elle et cache de sombres secrets. Timothy Dalton (que j’adore) joue à merveille le rôle du veille explorateur torturé par la disparition de sa fille et qui est prêt à tout pour la retrouver. Enfin et non des moindres, Josh Hartnett que l’on n’avait pas vu depuis longtemps joue formidablement bien le rôle de l’homme déchu, mercenaire mais qui a une conscience…
Bien sur il y a d’autres personnages mais il n’y a pas eu encore assez d’épisodes pour que je vous les présente 😉

  • Un scénario bien ficelé

Pour ce que j’en ai vu, le scénario est intelligemment mené en prenant le développement de plusieurs personnages qui sont amenés à se rencontrer d’une façon ou d’une autre. En croisant des caractères et des “capacités” atypiques, cela donne à Penny Dreadful une dynamique très intéressante pour un polar fantastico-horrifique. On ne tombe ni dans le ridicule ni dans le cliché, bien que la trame de base soit finalement classique (chasse aux vampires, démons etc…).

En bref (et je pense que vous l’aurez compris), Penny Dreadful est une grosse claque qui me permet de me remettre du Dracula bof bof de l’année dernière. Maintenant reste à voir si l’ambiance générée dans les premiers épisodes ne sera pas défaite au profit d’une multiplication inutile des épisodes bien que cela semble peu probable car les saisons ne seront constituées que de 8 épisodes (ouais ! Encore moins que HBO !)

Notons pour l’anecdote que John Logan vient de signer pour écrire le scénario du futur film Bioshock ça met l’ambiance !

  • Penny Dreadful - La ligue des Gentlemen extraordinaires en version horreur-fantastique ? #3