Pourquoi je préfère la littérature pour enfants

Pourquoi je préfère la littérature pour enfants
J’ai souvent ce débat avec ma femme qui me reproche de lire quasi exclusivement de la Fantasy et de ma SF mais un de mes plus important pêché mignon ce sont les livres pour enfants :

Mais revenons au début de mon périple littéraire… Durant toute mon enfance j’ai été écœuré (le mot est juste) par la lecture. On m’en fait lire des livres chiants, des livres encore plus chiants, difficiles à lire… souvent réservés à une lectorat plus mature.
Malheureusement à l’époque la littérature “enfantine” n’avait pas encore pris son essor en France et très peu de titres prenaient au sérieux l’importance de ce marché.

  • Le malaise lié au programme scolaire

Parce que oui, et je vais le clamer bien fort : TOUT ce qu’on m’a fait lire au collège et au lycée je l’ai considéré comme de la merde imbitable : Zola, Balzac, Maupassant… j’en passe… Comment voulez-vous intéresser des “enfants” à la lecture en leur faisant lire des drames d’une autre époque.

Ok certes, c’est notre héritage, notre culture, mais MERDE à la fin, le gamin ne comprendra la moitié de ce qu’il lit tellement c’est éloigné de son univers et de son rythme de vie. Et je ne parle même pas du style d’écriture qui au-delà de la lourdeur légendaire de certains est tout simplement pompeuse pour ne pas dire masturbatoire. Quoi ! ? Un bon livre ce n’est pas des phrases à rallonges avec pleins de mots que tu ne connais pas ? (ça me rappelle Vice et Versa des Inconnus).

NON ! Un bon livre, c’est un livre qui te donne envie de lire la suite, un livre qui te transporte, un livre qui te fait rêver, un livre où tu peux si possible t’identifier… Et dans aucun bouquin que j’ai lu durant ma jeunesse, je n’ai eu la chance de vivre cette expérience…

Donc dégouté de la lecture jusqu’à mes 20ans…

  • Harry Potter mon sauveur

Soyons honnête, malgré toutes les critiques que l’on pourra faire à l’oeuvre de JK Rowling elle a donné le goût de la lecture à des millions d’enfants. Elle a motivé des milliers de français à améliorer leur anglais pour pouvoir lire ses oeuvres dans la langue originelle de l’auteur.

A 20ans, quand j’ai découvert Harry Potter au cinéma je me suis dis… “Ok, pas mal…” mais je voulais la suite, sans attendre… Les bouquins étaient eux déjà sortis (5 volumes de mémoire) et j’ai décidé d’acheter mon premier livre (par moi-même) depuis de très longues années.

  • J’aime la Fantasy, j’aime la Science-Fiction…

Le bouquin m’a transporté, j’ai aimé l’univers, le style d’écriture (même traduit), des personnages simples, des phrases simples, une univers riche et pleins de personnages… Oui j’ai adoré. Moi qui avait tant de mal à lire des romans, j’ai bouffé les 5 bouquins en 2 mois. Cela fera rire la plupart d’entre vous, voir je ferai pitié aux yeux des autres mais Harry Potter a réellement lancé en moi l’envie de lire.

Depuis je n’ai cessé de dévorer toutes sortes de romans (principalement Fantasy et Science Fiction) mais avec une légère préférence pour les romans pour enfants :
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, Bartimeus, Le clan des Otori, Eragon, A la croisée des Mondes, Le monde de Narnia, L’apprenti Epouvanteur, Percy Jackson, Tunnels, Les magiciens, etc…

Bien évidemment j’ai rattrapé mon retard sur plusieurs chefs d’oeuvres reconnus : Le seigneur des Anneaux, Les princes d’Ambre (merci Furfur et Baaberith), Star wars, Téméraire, et puis globalement tous les Terry Brooks (Shanara, Royaume Magique à vendre), Neil Gaiman (Neverwhere, American Gods), Terry Goodkind (L’Epée de Vérité), George R R Martin ( Trône de Fer), Terry Pratchett ( Disque-Monde) et du Philippe K. Dick. Plus récemment j’ai lu Les chroniques du tueur de roi que je vous recommande chaudement.

Pourquoi je préfère la littérature pour enfants #2

  • Mais mon plaisir coupable reste la littérature jeunesse

Plusieurs éléments me feront toujours apprécier de lire un petit roman jeunesse :

  • Les personnages sont psychologiquement simples : Souvent un garçon orphelin (ou mal aimé) qui se découvre un secret / pouvoir / rencontre quelqu’un de particulier
  • Autant on peut aimer des histoires où IL NE FAUT PAS S’ATTACHER aux personnages (CF : Trône de Fer) autant les romans jeunesses vont pousser le lecteur à s’identifier à 100%. On est dans la tête du héros pendant 3,4,5 tomes, on s’attache à lui, on vite les évènements à travers ses yeux. Souvent sa psychologie est simple (gentil un peu niai mais intelligent) cela créé une sorte de ligne rouge psychologie entre différents romans où l’on se raccroche à des éléments que l’on a aimé.

  • Une écriture simple
  • Simple ne veut pas dire fade et encore moins inintéressante. On peu avoir du vocabulaire sans faire des phrases à rallonge.
    Je ne parlerai pas de la taille des romans car cela n’est plus une référence depuis Harry Potter et ses centaines de pages mais il est vrai que la majorité des romans jeunesse présentent moins de pages que leurs ainés…

    Bref, ce petit article est pour moi une sorte de lettre ouverte à tous les profs et à l’éducation nationale afin de faire passer ce message :
    Nous avons certes de nombreux auteurs faisant parti de notre patrimoine culturel mais il faut savoir jauger de l’intérêt de l’oeuvre pour le lecteur et de sa condition psychologique. Faire lire le Père Goriot à un adolescent de 16ans… En toute honnêteté, je ne connais personne ayant eu envie de le relire après avoir “souffert” de cette lecture (oui citez moi une personne l’ayant lu à l’école et l’ayant apprécié ?). Nous avons de plus en plus d’auteurs très talentueux qui savent écrire pour les enfants et les adolescents. Pourquoi ne jamais intégrer de science-fiction ou de fantasy dans vos programmes ?
    Je ne dois pas être le seul à être dans cette situation étant donné le succès des romans dis pour “jeunes adultes” (Twilight, Hunger Games, etc…)

    Ceci était un message d’un adulte dans l’envie de lire a été “sauvée” par une auteure britannique elle-même professeure à l’époque…

    Jayer est le créateur de AMHA.fr
    Souvent considéré (à mal) comme un adulescent , c'est tout simplement un homme qui vit au rythme de ses passions : BD, Dessins animés, Fantasy, jeux et du gros délire.
    Pourquoi je préfère la littérature pour enfants #4