Chronique du tueur de roi - Le Nom du Vent

Chronique du tueur de roi - Le Nom du Vent

Les Chroniques du tueur de roi est une série littéraire de type Fantasy écrite par Patrick Rothfuss. Présenté sous forme de trois « journées » ce roman nous narre les aventures de Kvothe qui nous raconte sont incroyable histoire (il fait écrire ses mémoires pendant trois jours)…

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au c lair  de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.

Vous avez dû entendre parler de moi.

NB: je tenterai de vous présenter ce livre sans spoiler, même si j’énumère certaines parties de l’histoire il ne s’agit pas de spoil car tout est dit sur la jaquette voir dans les 1er chapitres.

  • Introduction intéressante

Fait assez rare sur les romans que j’ai lu récemment, l’histoire démarre assez rapidement, le héros est mature, adulte et on se demande ce qu’il fait en tant qu’aubergiste dans un trou paumé. Un beau jour un chroniqueur arrive en ville et le reconnait il s’agit du légendaire Kvote et lui demande s’il peut écrire ses mémoires.

1/ Je demande le petit génie

Comme tout bon livre fantasy qui se respecte, notre héros est relativement doué. Doué pour apprendre, répéter, faire paraitre… Doué dans les arts comme dans les études (mathématiques, littérature, langues etc…). On le verra pendant le premier quart du livre vivre son enfance en compagnie de ses parents à la rencontre de personnages intéressants dont un « Arcaniste » qui lui fera découvrir la « vraie magie ».
On aime ce genre de personnage comme on aime également les détester mais à l’inverse d’un roman pour enfant où le héros montera les échelons et deviendra rapidement un héros, notre jeune garçon va se manger des revers de médailles assez violents.

2/Je demande l’orphelin

La réalité de la vie et les malheurs auxquels il sera confronté vont lui faire perdre ses parents de façon tragique et il se retrouvera de ce fait orphelin, clochard, voleur… Assez intriguant, cette partie du roman (deuxième quart) est assez dure, le héros découvre la famine, la violence, la maladie… un côté Oliver Twist assez rare dans les romans de fantasy actuels où tout est un peu trop propre.

3/ Je demande le magicien

Par différents aléas notre héros finira par fuir pour aller à « l’université » où l’on apprend toutes sortes de choses mais également à comprendre le « sympathisme » (la magie dans cet univers). A ce moment de l’histoire on retrouvera toutes les bonnes ficelles qui font aimer les romans de fantasy : une école, des amis, des femmes, de la magie, des professeurs etc…

  • Un roman qui vous apprend à gérer votre argent

S’il y a un bien élément omniprésent dans ce roman, c’est le système économique du monde (talents, jots, sous).  Le héros est 95% du temps sans un rond et de ce fait résonne toujours de façon économique. Une fois terminé le roman vous serez même capable de donner une valeur à vos chemises avec la monnaie locale alors que l’auteur n’en donne jamais une réelle explication.
Encore une fois, le héros va souffrir et va devoir travailler. Ici point d’héritage ou de trésor : le labeur est le seul moyen de survivre ! Je vous avouerai que j’ai beaucoup apprécié ce ton de l’histoire car on se demande sans cesse comment Kvothe va se débrouiller pour manger ou s’acheter des vêtements… Des choses basiques mais qui remettent bien à plat toutes les futilités matérielles qui nous entoure et sur lesquelles beaucoup de romans esquives avec facilité (oh Harry Potter, tu peux payer tous tes livres à Poudlard grâce à l’héritage caché de tes parents…).

  • La magie très scientifique

A la manière d’un Magiciens la magie est un dérivé des sciences en y apportant une connaissance autour des « noms » que le commun des mortels maitrise mal. C’est intéressant de voir cette nouvelle vague de romans fantasy réinventer les concepts de magie pour tenter des les rendre plus réalistes… plus tangibles.
Si la magie dans Le nom du vent est assez souvent décrite dans son processus certains aspects sont encore flous (du moins dans le 1er tome). Par exemple vous verrez le héros qui fabriquera une lampe « magique » avec différents matériaux, des runes tout en disant des « mots magiques ». Ce dernier point est celui qui ne nous est pas encore expliqué et que le héros lui-même avoue ne pas comprendre.

  • Des personnages secondaires… secondaires

Soyons honnête, l’intégralité de l’histoire est tournée autour du personnage de Kvothe. Vous aurez bien sûr des amis et des ennemis mais dans tout une vie… cela passe rapidement… Du coup, même si ceux-ci sont plus ou moins présents dans le récit de l’auteur, on sent qu’ils ne sont là que pour humaniser et sociabiliser notre héros. En fait, seule une femme (celle qu’il aime) intègrera réellement l’histoire même si celle-ci est plus qu’énigmatique tant son comportement est étrange.
Finalement on se rend compte que le héros se débrouille assez bien tout seul, du début à la fin, Kvothe est assez solitaire car rongé par des objectifs plus importants que de se faire des amis…

  • Un gros pavé riche en aventure

Chronique du tueur de roi – Le Nom du Vent est un gros pavé de 800 pages et des brouettes. L’histoire est riche, on a réellement l’impression de suivre un héros dans sa formation. Mais si je parle souvent du mot héros au sens personnage principal du roman, de « héros » il est encore loin de se faire appeler dans l’histoire de ce premier tome. Le personnage est attachant, intelligent et assez souvent immature (il est jeune). Ce mélange détonnant donne une histoire très bien rythmée, très variée où l’auteur cherche à nous faire comprendre l’acheminement psychologique de son personnage pour dire : voilà comment il est devenu comme ça.

Si Chronique du tueur de roi était destiné à être une trilogie, la bonne nouvelle est que l’auteur n’a finalement pas pu bouclé le 2ème jour en 1 seul tome (et le sépare astucieusement en 2 : 1jour+1nuit).
Si vous êtes fan de fantasy, que vous n’avez rien à lire en ce moment, jetez vous dessus !

  • Chronique du tueur de roi - Le Nom du Vent #2