Il y a quelques semaines j’écrivais un article sur Locita : Le futur des séries se trouve-t-il sur Internet ? Dans cet article je mettais largement en avant les séries US qui commençaient à être auto-produites par des pure player de l’Internet comme House of Cards chez netflix ou Bienvenue à Zombieland la série produit chez [...]
[Livre] Nation
Aah, Terry Pratchett. Depuis que j’ai découvert La huitième couleur par une après-midi d’été où je m’ennuyais prodigieusement en vacances, je dévore avidement tous ce qui a trait aux Annales du Disque Monde. L’humour avec lequel il décrit son univers fantastique et fantasque ne cesse de me faire rire (ou du moins : ne cesse de me faire rire « en général », car je suis tout de même de temps à autre obligé de me sevrer, car une overdose de Disque Monde peut faire fondre quelques neurones à force).
Je n’avais plus rien à lire l’autre jour, et je me suis retrouvé à la FNAC des Halles. En tant que vieux snob, j’aime bien acheter mes livres en anglais dans le texte, mais le rayon Science Fiction / Fantastique de la FNAC dans la langue de Shakespeare fait vraiment pitié. L’âme en peine, j’ai donc ramassé un livre de Terry Pratchett que je ne connaissais pas, sans même lire le quatrième de couverture : Nation.
« Je te parle de mon père, de ma mère, de ma famille entière, de toute ma nation ! Ils sont tous morts ! J’avais une sœur de sept ans. Donne moi la raison. Il doit bien y avoir une raison. Pourquoi les dieux les ont-ils laissé mourir ? J’ai retrouvé le corps d’un bébé perché dans un arbre. Qu’avait il fait pour offenser les dieux ? »
La nation est une île située dans un archipel au large de l’Australie, dans un univers qui aurait pu être le notre du temps des colonies. Un raz de marée passe sur les îles, et ne laisse comme seul survivant que Mau, un jeune indigène en train d’accomplir son rite de passage à l’âge adulte. Mais alors qu’il se réveille sur son île natale, il ne voit que désolation et mort. Dans un état second, il s’occupe de jeter les cadavres de sa famille, de ses amis et de son clan dans la mer, afin qu’ils puissent se réincarner en dauphins. Une juste fureur l’empli tandis qu’il questionne les dieux qu’on lui avait apprit à révérer depuis sa tendre enfance : pourquoi ? Pourquoi avoir décidé que le monde devait se terminer ce jour là ?
« Imo un jour s’en alla pécher, mais il n’y avait pas de mer. Il n’y avait rien d’autre qu’Imo. Il cracha donc dans ses mains, les frotta l’une contre l’autre, et fabriqua une boule de mer. Après cela, il fabriqua quelques poissons, mais ils étaient stupides et paresseux. Alors il prit les âmes de quelques dauphins, qui eux au moins avaient appris à parler, et il les mélangea avec de l’argile et les frotta dans ses mains et changea leur forme et ils devinrent les hommes »
Très loin de l’aspect déconnant du Disque Monde, ce livre brasse des thèmes assez sérieux, comme la foi, la mort et la justice, tout en étant écrits de la main du maître Terry Pratchett : On y découvre des personnages tous aussi crédibles que poignants lancés dans une quête initiatique, une dose d’humour décalée qui permet d’aborder ce genre de thème avec tout de même un léger sourire à la commissure des lèvres.
Que vous connaissiez ou non les annales du disque monde, n’hésitez pas à jeter un œil à cette perle que j’ai dévoré en moins de temps qu’il n’en faut pour épeler « esperluette ». IMO (qui est aussi Dieu, n’oublions pas), ça devrait vous plaire.
\o/ <o/ \o> /o\
Partage moi !
Articles ayant plus ou moins le même sujet...
Terry Pratchett s’exprime sur Doctor Who
Seulement un petit article de votre serviteur qui conjugue deux grandes passions geekesques.
Disons que quand le Furfur des marais s’est trainé à ma porte avec l’exemplaire de The Guardian du 4 mai, disant que dedans, Terry Pratchett pestait sur Doctor Who, je me suis forcément dit : « Chouette ! Je vais pouvoir publier des méchancetés sur Matt Smith avant l’heure« .
Et ben finalement pas…
Terry Pratchett, le fameux écrivain de l’univers déjanté du Disque-Monde (on en a beaucoup parlé sur Amha) a confié au journal anglais qu’il trouvait les Doctor Who récents « grotesques » dans leur conception scénaristique. Oui, voilà, tous, pas que Smith.
Mais comme je suis de bonne foi, j’ai préféré vous apporter la nouvelle quand même.
« Je ne sais pas pour vous, mais je ne pense pas que j’oserais tenter de relancer le moteur d’un vaisseau spatial qui ressemble au Titanic en le faisant foncer dans l’atmosphère«
Ce qui le dérange le plus, c’est l’utilisation à tout va du mécanisme théâtral facile du Deus Ex Machina en la personne du Docteur, qui trouve miraculeusement une solution de dernière minute que l’on ne pouvait deviner ou imaginer.
« J’aurais juste aimé que l’on ne considère pas Doctor Who comme de la science-fiction«
Un second trait de la série que Pratchett trouve hideux, c’est la science. Il cite la plausibilité de Star Trek, le fait que l’on puisse se demander si les technologies pourront exister un jour (je vais déposer le nom « Spock Téléportation », au cas où). Et il compare cette plausibilité, ce soucis du détail, à l’incohérence d’un gadget comme le tournevis sonique, improbable.
Les interprétations récentes de Doctor Who l’ont même élevé selon lui à « un amalgame de Mère Térésa, de Jésus Christ et de la Fée Clochette« . Dit-il en riant, citant toujours l’épisode Voyage of the Damned, pendant lequel David Tennant est emporté vers le haut par deux anges.
Vers l’article original : The Guardian, 04/05/2010
Malgré toutes ces critiques que les anglophones pourront lire en version originale dans le lien ci-dessus, (j’ai fais ce que j’ai pu, je vous retranscris ça pêle-mêle moi aussi), Terry Pratchett affirme qu’il continuera à regarder la série qui, au final, est tout à fait distrayante.
Partage moi !
Articles ayant plus ou moins le même sujet...
Fan film inspiré du Disque-Monde : Dram de Troll
Des fans films ont en beaucoup autour des univers de Starwars ou du Seigneur des anneaux mais s’il y a un univers encore assez peu exploité malgré des millions de fans c’est bien Le Disque-Monde.
Produit par Ahren Morris, Christian « Blochi » Bloch et Stephen « Sven » Wyley, ce fan film s’attaque à l’oeuvre de Terry Pratchett intitulée Le Drame de Troll (Troll Bridge).
Pour info Drame de Troll est une nouvelle écrite en 1991 :
The story stars Cohen the Barbarian, who plans to prove himself by killing a troll in single combat. Instead however, he and the troll find themselves reminiscing about how the Discworld used to be, when trolls all hid under bridges to be killed by heroes, and there weren’t farms all over the place. In other words, as encroaching civilisation tames the landscape the environment required for « typical » fantasy adventures disappears, until characters such as Cohen become mythical. This would be further explored in Interesting Times and The Last Hero.Specific Tolkien references include a spider-haunted forest similar to Mirkwood, which the troll’s brother-in-law plans to sell to a lumber yard, and a long ago war which Cohen barely remembers, but which bears some similarity to the War of the Ring.
La nouvelle a été publiée gratuitement en France par Atalante mais impossible de la retrouver donc je vous propose de la découvrir via ce petit site de fans.
jayer |
1 Commentaire |
Vidéos, Buzz internet Tags : Discworld, Disque-Monde, Dram de Troll, Fan film, Terry Pratchett, Troll Bridge
Partage moi !
Articles ayant plus ou moins le même sujet...
Dossier AMHA #1 : Les Annales du Disque-Monde
« La tortue la Grande A’Tuin apparaît, elle fend d’une brasse paresseuse l’abîme interstellaire, ses membres pesants recouverts de givre d’hydrogène, son antique et immense carapace criblée de cratères météoritiques… Dans son cerveau plus grand qu’une ville, avec une lenteur géologique, Elle ne songe qu’au Fardeau. Une bonne partie du fardeau est évidemment due à Berilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, les quatre éléphants géants dont les larges épaules bronzées par les étoiles soutiennent le disque du monde. »
— La huitième couleur
C’est avec ces quelques mots que s’ouvre l’une des plus grandes sagas de la littérature Fantasy du 20ème siècle. Le prologue du premier livre du Disque-Monde, La huitième couleur, dont est tiré le préambule ci-dessus, résume très bien l’œuvre créée par Terry Pratchett, soit un univers de Fantasy loufoque servi par une logique absurde et scientifique implacable.





![[Babelio] Le cycle des démons, l’homme-rune et La Lance du Désert](http://www.amha.fr/wp-content/uploads/2013/05/Lance-150x150.jpg)
![[Lecture] Chronique du tueur de roi – Le Nom du Vent](http://www.amha.fr/wp-content/uploads/2013/05/nom-du-vent-chronique-tueur-de-roi-rothfuss-150x150.jpg)



![[Fan Film] Bomberman](http://www.amha.fr/wp-content/uploads/2013/05/Bomberman-movie-fan-film-150x150.jpg)
