Les Chroniques de Jayer : Théatres pour cul-de-jatte

Les Chroniques de Jayer : Théatres pour cul-de-jatte

Il y a des moments où l’on souhaite profiter, aller voir une bonne petite pièce de théâtre. Mais voilà, il existe des gens (appelons-les “architectes”) qui ne pensent pas, qui ne réfléchissent pas (vous voulez d’autres synonymes ?) et qui n’imaginent pas à quel point le confort dans une salle de théâtre est important pour apprécier le spectacle !

C’était un samedi, tout commençait bien, j’étais heureux de pouvoir sortir avec ma femme pour se détendre d’une semaine de travail (plus ou moins, en ce moment je branle pas grand chose au bureau…) et d’élevages d’enfants (1000€/kg mais ça prend du temps pour être rentable).

Nous sommes allés au Théâtre de la porte Saint-Martin (souvenez-vous en) qui de l’extérieur fait rêver, statues incrustées dans la façade, belles lumières extérieures etc…

Premier élément qui aurait dû me donner la puce à l’oreille : les toilettes !
Il arrive que certains designers dans leur délires scatophiles imagines des chiottes aux formes originales, ici : carrées.
Oui oui, carrées… Bien évidemment cela est très beau quand on regarde, on lève la cuvette, on la repose, on tourne autour, on fait des réflexions à voix haute (ooohhh c’est carré). Et là vient le moment, de déposer Arnold et Willy à l’école (faire caca).
Pour ceux qui n’imaginent pas ce que ça donnerait, imaginez mettre vos fesses (apriori arrondies) dans une récipient carré… pas très confortable (et je vous éviterai des images d’horreur comme : ma bite qui colle  à la parois trop proche de la cuvette).

Les Chroniques de Jayer : Théatres pour cul-de-jatte #2

Comme on dit avec l’ipad : c’est beau mais ça sert à rien…

La suite n’en n’est pas moins réjouissante, nous montons les escaliers pour atteindre les balcons (oui on est pauvre, les places en haut ne coutent QUE 49,90€).
Par les différentes portes qui étaient ouvertes nous rêvions déjà : un superbe scène, un lustre brillant de milles éclats et des dorures qui laissaient imaginer la grandeur de ce théâtre.

Vint le moment de nous assoir quand nous vîmes avec effroi que la moitié des spectateurs étaient encore debout et l’autre.. étrangement assis.
Pour vous donner une description précise : imaginez plusieurs rangés de sièges bien droits mais où les gens sont TOUS assis en diagonales comme si la scène étaient de l’autre coté ou plutôt… comme s’il n’y avait pas assez de place pour mettre ses jambes.

Les Chroniques de Jayer : Théatres pour cul-de-jatte #3

Certains me diront que cela arrive de temps en temps avec les grandes personnes, mais là il s’agissait d’une grande partie des spectateurs. Moi-même (1m78) était dans l’incapacité de m’assoir (et je n’exagère pas).

C’est simple : il n’était pas humainement pas possible de s’assoir dans un fauteuil du théâtre de la Porte Saint-Martin si vous ne faites pas moins d’1m40 (et encore j’ai un doute).
Maintenant imaginez, pendant tous le spectacle les gens qui chuchotent (attention sélection des meilleurs phrases…) :
–  J’ai une crampe
– J’ai mal au jambe>
– Aïe
– Pouvez-vous bougez votre genoux ? (non)
– Pfff, putain !
– Théâtre de merde !
– Mais merde 50€ la place pour ça et si j’avais été obèse ?

Vous aurez compris : N’allez JAMAIS oh NON JAMAIS au théâtre de la porte Saint-Martin si vous êtes gros ou grand, vous y passerez un mauvais moment (ou au pire, emportez avec vous votre fauteuil relax), ce qui gâche grandement la qualité des pièces qui y sont présentées.

Bref, après 2h de douleurs nous avions plus que hâte de sortir mais là venait le pire : il est presque certains que le Théâtre (1050 places annoncées) ne respecte pas les normes de sécurité !
En effet, nous avons mis près de 15 à 20 minutes dans les escaliers en colimaçons qui étaient archi saturés (impossible de bouger) pour atteindre la sortie, je n’imagine même pas le jour où il y a un incendie.

Donc, je résume :
Chiottes carrées + Théâtre pour nains + Sorties lentes = Architecte bourré ou n’ayant jamais testé son œuvre !

Dommage…

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chronique monde oublie carte

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