In The Flesh saison 2 : Libérons le zombie opprimé

In The Flesh saison 2  : Libérons le zombie opprimé

Parce qu’il n’y a pas que les américains qui produisent de la série post-apocalyptique : il y a aussi les anglais ! Et cette année la chaîne BBC Three (qui abritait notamment les séries cultes Being Human ou encore Torchwood) revient avec une deuxième saison pour In The Flesh encore plus … mordante !

Si vous êtes passé à côté de la première saison – qui contenait 3 épisodes d’1h chacun – il faut savoir que In The Flesh est en fait une série post-post apocalyptique. Il y a quelques temps, une épidémie ramenait les morts à la vie putride les laissant en proie à une faim insatiable de viande fraiche. La série commence quatre ans après cette horrible épidémie et nous présente Kieren Walker (il porte bien son nom) un zombie repenti qui s’en retourne dans son village de bouseux au fin fond du Lancashire.

Dans la première saison on découvrait donc Kieren qui est un Partially Deceased Syndrom Sufferer comprendre quelqu’un atteint d’un syndrome qui fait de lui quelqu’un de Partiellement Décédé et qui doit affronter l’hostilité de son village à son retour, pire, sa soeur faisait parti d’un commando de résistants  fana de la gâchette et qui prenait son pied en dégommant du mi-mort. Si le côté “réhabilitons le zombie” n’était qu’un prétexte pour parler de l’acceptation des autres sur un ton assez dépressif, la saison 2 monte d’un cran avec 6 épisodes (le double de la première saison) et une première scène qui à la fois résume parfaitement les thèmes abordés lors de la première saisons et accroche le spectateur avec la promesse d’une menace puissante et implacable.

In The Flesh saison 2  : Libérons le zombie opprimé #2

Dans cette saison, In The Flesh braque ses projecteurs sur The Undead Liberation Army un mouvement que l’on pourrait qualifier de terroriste qui voit les Non-Morts comme ceux qui ont connu la rédemption. Les partisans du mouvements se nomment eux-même The Redeemed ce qui veut bien dire “rachetés”. Si on suit ce raisonnement, les Partiellement Décédés seraient donc au-dessus de l’humain lambda car il a connu la mort puis la vie à nouveau. Ô joie ! Kieren qui voulait enfin vivre sa vie va devoir faire un choix. Va-t-il rejoindre l’Armée de Libération des Non-Morts ou bien va-t-il s’y opposer afin de sauver sa famille ? Le personnage principal est sans cesse hanté par ses fragments de mémoires du temps où il était un zombie, aussi il est en proie au doute permanent quant à la justification de son existence faisant de lui un héros torturé, toujours à deux doigts de basculer du côté obscur.

In The Flesh peut se targuer d’être drôle intelligemment surtout à travers le personnage d’Amy qui aime être une naturelle. C’est-à-dire qu’elle refuse de porter le maquillage dont s’affublent la plupart des Partiellement Décédés afin de se fondre dans la masse humanoïde. Elle donne à la série un ton cynique tandis que Kieren présente un aspect plus vulnérable du show.

Quoiqu’il en soit, In The Flesh est une série dramatique qui utilise le contexte post-post apocalyptique pour mettre en lumière notre société qui se targue d’être évoluée et qui pourtant a encore du mal avec le concept de tolérance et d’égalité. La saison 2 me fait un peu penser à des séries comme Battlestar Galactica qui mélange science et religion. Les deux domaines sont-ils voués à s’affronter perpétuellement sur le chemin de la vérité ? Probablement. En attendant si vous voulez une série de qualité, à fleur de peau et bien fichue : In The Flesh est faite pour vous !

In The Flesh saison 2  : Libérons le zombie opprimé #4