Les Croods, du déjà-vu, mais à ne pas manquer

Les Croods, du déjà-vu, mais à ne pas manquer

Autant vous le dire tout de suite, je n’attendais rien du tout des croods. C’est vrai qu’avec ce nom de maladie de peau (“Je me gratte parceque j’ai des croods”) ça ne donnait pas réellement envie d’aller le regarder. Mais il est des moments où s’attendre au pire nous fait découvrir le meilleur.

Narrant l’exode d’une famille de cro-magnons attachés à leur règles de survie, The croods est avant tout la dépiction d’une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres.

  • Eep, la fille rebelle qui veut s’émanciper des diktats imposés par son père
  • Grug, le père protecteur aussi massif qu’un roc
  • Ugga, la mère, un peu en retrait, mais qui n’en pense pas moins
  • Guy, l’élément perturbateur qui va mettre à mal toutes les idées préconçues du père (et au passage s’amouracher de Eep)
  • Gran, la grand-mère (dont le running gag “je suis toujous vivante” est l’un des plus drôles qu’il m’ait été donné de voir)
  • Thunk, le frère d’Eep, complètement con et gras et de surcroit très marrant
  • Sandy, le bébé, personnage WTF s’il en est (ils le considèrent comme un animal domestique, c’est vous dire)
  • Belt, le personnage mignon par excellence (à chacune de ses apparitions vous vous écrierez “IL EST MIGNOOOOOOOOOOOON -je vous jure-)

Parceque sinon, de prime abord, on est en terrain connu. Mais genre connu connu, quoi. La preuve:

L’histoire de The croods, c’est un peu comme l’Age de glace, mais avec des humains, en fait.

Dans The croods, l’héroïne fait penser à celle de Rebelle, en fait.

Les décors de The croods, c’est un peu comme ceux d’Avatar, en fait.

Malgré ce constat de création faite de bric et de brocs, The croods s’en tire avec les honneurs.

La modélisation des personnages est magnifique, alors certes, ils sont pas en 3D photo réaliste, mais que des textures dynamiques de poussière soient gérées (comprenez qu’un personnage a la gueule sale puis qu’il se débarbouille en se passant la main sur le visage, et la texture est modifiée), ça change quand même des sempiternelles poupées de porcelaine brillante auxquelles on a été habitués jusqu’à présent.

Le fait que l’héroïne ait un corps assez charpenté est étonnant, dans notre époque du “ou bien on modélise des bonnasses”, “ou bien on modélises des filles en SD”, la carrure très “lesbienne-qui-fait-du-hockey-et-qui-est-féministe-et-qui-partage-les-idées-de-Mar_lard” est un parti pris à saluer

Les Croods, du déjà-vu, mais à ne pas manquer #2

On est loin de Jasmine ou Blanche-neige, et ça n’est pas plus mal

L’un des autres points forts  de ce film est que l’humour y est permanent; je ne révèle rien, mais vous adorerez le running-gag basé sur le personnage de la grand-mère. J’en dis pas plus.

En bref, ce qu’il y a dans ce film, vous l’avez déjà vu, mais pas de cette manière, pas agencé de cette façon.

Donc allez le voir, mais pas en Version française.

Déjà parceque y’a une des  voix qui est doublée par Kev Adams, mais aussi parceque cette abomination existe:


Les Croods : FAF LARAGE chante « DADDY CROOD… par VANEOO

faf la rage, as-tu autant d’impôts que ça à payer ?

Oui, je vous jure que ça n’a pas aidé d’avoir ce clip avant la projection. C’était comme jouer à Aliens Colonial Marines en prélude à Bioshock Infinite.

Comme quoi, y’a des choses dont on ne se remet pas.

  • Les Croods, du déjà-vu, mais à ne pas manquer #3
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