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Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance

On se souvient tous des séries de notre enfance, des dessins animés japonais, des séries Disney, des grands classiques Disney mais certains films d’animation ont moins marqués les esprits et sont pourtant de véritables chef d’œuvre tant d’un point de vue scénario que réalisation.

J’ai donc fait un récapitulatif de tous ces dessins animés dont la majorité a été réalisée par Don Bluth, un ancien de chez Disney.

Plus qu’un véritable dossier critique, j’ai décidé de répertorier ici la face cachée de l’iceberg du film d’animation, ponctuant ma présentation de quelques commentaires mais conservant une visée principalement informative. J’attends vos commentaires pour en débattre avec passion ! 🙂

Attention, émotion garantie ! ! !

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance
Le Roi et L’Oiseau
– 1980 :

Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie.  Seul un Oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi aime les arts. Ainsi qu’une jolie Bergère qui figure auprès d’un jeune Ramoneur sur un tableau qui orne sa chambre royale.
Ils sont épris l’un de l’autre et ils doivent s’enfuir pour échapper au Roi, qui les poursuit accompagné de ses sbires moustachus. Après une folle poursuite, avec l’aide de l’Oiseau, la Bergère et le Ramoneur se réfugient dans la ville basse où ils sont finalement capturés.

A noter que ce film a connu une première vie sous le titre : La Bergère et le Ramoneur sorti en 1953, avec un montage différent, imposé par la production et désavoué par les deux auteurs. En 1966, Paul Grimault récupère les droits et les négatifs du film qui durait 62 minutes, puis redessine les scènes existantes, tourne de nouvelles séquences et le remonte entièrement pour donner Le Roi et l’Oiseau (87 minutes).

Enfin, ce film est aussi un hymne contre le totalitarisme et si on le regarde attentivement, on peut y relever des allusions au nazisme et au stalinisme. Il reprend des textes de Jacques Prévert, tels que la liberté et l’amour, ce qui lui donne une double lecture.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #2
Le Seigneur des anneaux – 1980

Dans les Terres du Milieu, l’Anneau unique forgé par le maléfique Sauron pour dominer les hommes, les elfes et les nains est tombé par inadvertance dans les mains de Frodon, paisible hobbit. Ce n’est qu’une question de temps avant que les sinistres Cavaliers Noirs, les Servants de l’Anneau, retrouvent sa trace.
Sous la direction de Gandalf le magicien, une expédition est alors montée avec pour mission une tâche quasi-impossible : détruire l’Anneau, en le jetant dans le feu de la Montagne du Destin, au cœur du territoire de l’ennemi…

Devant la complexité extrême de transposer l’œuvre de Tolkien au cinéma, Stanley Kubrick et John Boorman avaient renoncé… pas Ralph Bakshi. Ce dernier est auteur de films d’animation, dont le plus célèbre est Fritz le chat, film classé X aux USA en 1972, adapté de la B.D. underground de Robert Crumb (qui n’était pas content du tout du résultat ! ). Doté d’un budget de six millions de dollars par le producteur Saul Zaentz, le réalisateur eut carte blanche pour réaliser un premier dessin animé, n’englobant que le premier et la moitié du deuxième volume du roman de Tolkien. Il était convenu, en cas de succès, de réaliser un second film… Cela n’a malheureusement pas été le cas.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #3
Brisby et le secret de Nimh
– 1982

Madame Brisby est une souris des champs, veuve de Jonathan Brisby, et mère de quatre souriceaux : Teresa, Martin, Cynthia et Timothy. Elle habite au bord du champ des fermiers Fitzgibbons.
Inquiète pour la santé de son fils Timothy, elle va voir monsieur Ages, une souris tout comme elle, afin de prendre conseil.
Celui-ci fini par lui dire que seuls les rats savants de Nimh peuvent l’aider…

Premier long métrage de l’équipe de Don Bluth (après son départ de chez Disney), il est basé sur le roman de Robert C. O’Brien : Mrs. Frisby and the Rats of NIMH. Le nom de l’héroïne a été volontairement changé pour ne pas avoir de plainte de la part de la société éponyme. A noter également que ce dessin animé est très sombre, loin de l’ambiance d’un Disney : on retrouve ici des morts, du sang et une ambiance malsaine transmise principalement par les couleurs et l’attitude des rats.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #4
Fiével et le nouveau monde
– 1982 :

En Russie, en 1885, les souris sont de plus en plus menacées par les chats. Fiével et sa famille décident alors d’émigrer aux Etats-Unis où on dit que les rues sont pavées de fromage et qu’il n’y a aucun chat.
Après de multiples aventures, Fiével arrive dans la grande métropole et découvre que la vérité est toute autre.

Deuxième film d’animation de maitre Bluth, on retrouve ici la patte graphique de l’équipe mais dans une ambiance plus joyeuse et très musicale.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #5
Taram et le chaudron magique
– 1985 :

Taram, un jeune valet de ferme, souhaite devenir guerrier. Aidé par le don de voyance que possède son fidèle compagnon, un porcelet nommé Tirelire, il doit à tout prix éviter qu’un mystérieux chaudron magique se retrouve entre les mains du maléfique Seigneur des Ténèbres.
Dans sa quête, il rencontrera un petit personnage poilu, Gurki, ainsi que la charmante princesse Héloïse et le ménestrel Ritournel qui lui prêteront main-forte tout au long de son aventure.

Voici le mal-aimé de chez Disney. Produit avec un budget de 25 millions de dollars, ce film d’animation est la fois le meilleur et le pire du groupe. Adapté des Chroniques de Prydain, on navigue ici dans la Dark Fantasy pure et dure, l’ambiance est lourde et très sombre. Ce film ne présente pas beaucoup de chansons et l’histoire est trop « fantasy » pour plaire au grand public qui l’a boudé. En revanche pour tous les fans de de ce style cela reste la référence de la meilleure adaptation de chez Disney.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #6
Charlie mon héros
(All dogs go to heaven) – 1990

Charlie, un chien roublard, se fait assassiner par un dangereux mafieux ne nommant Carcasse, ancien ami et collaborateur. Charlie réussit à revenir sur terre et à l’aide de son ami Gratouille, il retrouve chez Carcasse une petite fille (humaine) qui sait parler aux animaux et que Carcasse avait enlevé dans le but de gagner de l’argent.
Charlie la kidnappe pour son profit personnel, tout en lui faisant croire qu’il l’a sincèrement enlevée dans le but de la délivrer de Carcasse.

Considéré comme un des meilleurs film d’animation de Don Bluth, Charlie est le premier long métrage d’animation à montrer la mort de personnages et « au-delà ». A la fois choquant pour les enfants, le scénario se révèle plus riche pour un public blasé d’histoire « trop gentilles ».

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #7
Le Petit dinosaure et la vallée des merveilles
– 1989 :

Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles est l’histoire d’un petit diplodocus (un « Long Cou »), Petit-Pied, qui se retrouve orphelin (après que sa mère soit morte aux griffes d’un tyrannosaure pour le défendre ) et séparé du reste de sa famille à cause d’un tremblement de terre.
La famine menace et il doit trouver le chemin de la Grande Vallée, un endroit merveilleux où l’eau et la verdure se trouvent encore en abondance. Il espère aussi y retrouver ses grands-parents, car c’est là que tous les troupeaux de dinosaures se dirigent.

Réalisé par Don Bluth et produit par Steven Spielberg et George Lucas, le film a eu 13 suites et une série animée. Beaucoup le considère comme le meilleur succès de Don Bluth.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #8
Tom et Jerry, le film
– 1992 :

Tom le chat et Jerry la souris se retrouvent à la rue à la suite du déménagement de la propriétaire: leur pavillon va être rasé. Cette condition les oblige à marquer une trêve momentanée dans leur petite guerre. Nos deux héros rencontrent Socrate le chien et Franky la puce qui disparaissent mystérieusement. Puis ils rencontrent Robyne Starling, jeune fille orpheline qui a fugué de sa maison adoptive et dont le père a disparu en Asie, lors d’une avalanche au Tibet.
Il ne lui reste que sa mégère de tante, mademoiselle Pauline Figue, une grosse femme méchante et cruelle, et son avocat monsieur Lèchebotte, tous deux uniquement intéressés par l’argent du père. Tous trois décident de partir à la recherche du père de Robyne.

Une des adaptation les plus décriée. En effet, ce long métrage lancé pour « surfer » sur la vague Disney/Bluth met en scène nos deux ennemis éternels qui… s’unissent pour sauver une petit fille, ce qui a été jugé trop « gentil » par les fans.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #9
Poucelina
– 1993

Pas plus haute qu’un pouce, la jolie Poucelina a été choisie en mariage par le Prince Cornélius.
Mais la Mère Crapaud l’enlève pour l’offrir à son balourd de fils. Poucelina leur échappe grâce à l’aide de l’hirondelle Jacquimo. Bien des aventures l’attendent au fil des saisons quand elle se lance à la recherche de son Prince Charmant.

Pas grand chose à dire sur ce film très « classique » (prince & princesse & amour impossible). Réalisé par Don Bluth il est considéré comme la plus « colorée » de ses œuvres.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #10
Rock-o-Rico
– 1991 :

Chantecler, le coq le plus rock des fifties, a oublié de chanter un matin. Et le soleil s’est levé quand même.
Ridiculisé, il quitte la ferme, à la grande joie de Grand Duc, le hibou qui va bientôt pouvoir faire régner les ténèbres éternelles. Il faut que Chantecler revienne, mais il est devenu une oisive star du rock…

Librement inspiré de Chantecler de l’écrivain Edmond Rostand, le film met plus en avant la musique pour faire ressortir l’ambiance notamment avec des thèmes de Wagner, Bach ou Eddie Mitchel (oui oui).

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #11
Les Quatre Dinosaures et le Cirque magique
– 1994 :

Quatre dinosaures, dont la gentillesse n’a d’égal que l’intelligence, sont propulsés à notre époque pour exaucer le souhait de deux gamins, Louie et Cecilia. Une sincère complicité s’instaure très vite entre les enfants et leurs nouveaux amis préhistoriques.
Malheureusement, le professeur Mauvais-Oeil veut faire de ces quatre adorables créatures l’attraction principale de son cirque. C’est sans compter sur la débrouillardise et la pugnacité des deux enfants, qui ne l’entendent pas de cette oreille.

Produit par Steven Spielberg, le film est assez original dans son scénario mais le style graphique est un peu dépassé pour un long métrage d’animation.

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #12
Anastasia
– 1998 :

Saint-Pétersbourg, 1917. L’impératrice Marie et sa petite fille Anastasia vont être sauvées du funeste sort révolutionnaire qui s’abat sur la famille impériale, par un jeune employé de cuisine : Dimitri. Mais le destin les sépare. Dix ans après la chute des Romanov, une rumeur persistante se propage : la fille cadette de l’empereur serait encore en vie…

Réalisé par Don Bluth, le film s’inspire de la légende de Anastasia Nikolaïevna de Russie. Réalisation superbement maitrisée, chansons magnifiques et histoire « simpliste » mais sans accrocs. Seul le méchant laisse à désirer pour ses petites scènes humoristiques (mais après tout, c’est un dessin animé pour enfant).

Petite rétrospective sur les films d'animation peu connus de notre enfance #13
Titan A.E.
– 2000 :

En l’an 3028, la Terre est anéantie par des créatures venues d’une lointaine galaxie, les Drej. Les rares survivants du drame tombent aux mains de cette cruelle race d’extraterrestres, qui les réduisent à l’esclavagisme.
Quinze ans plus tard, le jeune Cale découvre, à l’intérieur d’une bague que lui avait léguée son père, les coordonnées d’un mystérieux vaisseau spatial : « Titan », ultime planche de salut du genre humain. Aidé par le capitaine du « Valkyrie », Kordo, et son intrépide copilote Akima, Cale se lance à la recherche de « Titan » et d’un monde nouveau.

Voilà un film qui a fait couler beaucoup d’encre. A lui tout seul ce film est : le meilleur dessin animé occidental de space opera, le dessin animé le plus innovant de son époque pour sa réalisation intégrant des images de synthèse, et enfin le pus gros échec commercial de la fox… Qui d’ailleurs fermera Fox Animation Studios.

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