Doctor Who Universe n°1 : Doctor Who (2005)

Doctor Who Universe est une suite d’articles portant sur la série Doctor Who et ses dérivés, notamment Torchwood et Sarah Jane Adventures.

Doctor Who Universe n°1 : Doctor Who (2005)The Trip of a Lifetime! / Le Voyage de votre Vie !

Il faut tout d’abord séparer deux shows différents de Doctor Who, tous deux diffusés par la BBC. L’un a commencé en 1963 et a continué 26 saisons jusqu’en 1996, l’autre est le « récent », est un revival créé par Russel T. Davies démarré en 2005 qui a fait cinq saisons et continuera en 2010. Autre chose, il y a eu dix acteurs différents pour le rôle du Doctor.
Ne paniquez pas, tout va bien. On ne parlera que de la version 2005 ici.
On pourrait au mieux décrire cette série en quelques mots décousus : Kitchissime, Science Fiction, Steampunk, et définitivement Anglaise.

Risque de Spoilers plus bas…

De quoi ça parle : Sans entrer dans les détails, le Docteur, puisque c’est ainsi qu’il se fait appeler, est un voyageur dans le temps et l’espace, un extra-terrestre grand amateur de la planète Terre et de ses habitants, en qui il voit toujours une nouvelle source d’émerveillements. Il voyage constamment avec une Compagnonne, une humaine à qui il fera découvrir monts et merveilles à bord de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimensions In Space / Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale), qui a prit la forme d’une cabine de police bleue.

Cela dit, les épisodes ne sont pas centrés sur des visites touristiques, mais sur les innombrables dangers extra-terrestres qui planent constamment (et à toute époque) sur la Terre.

Elle semble être le fruit d’une imagination étrange, avec de la science fiction classique… Pardon, bien plus que classique : kitch. Tapez Dalek sur google image pour découvrir l’une des pires menaces de l’univers, vous comprendrez ce que j’entends par kitch, et je ne parle pas des vieilles lunettes 3d rouges et vertes du Docteur. Globalement, il y a une ambiance un peu vieillotte mais résolument moderne dans Doctor Who.
Il y a également un arrière-goût Steampunk assez prononcé, avec un vaisseau qui marche avec une sorte de pompe en son centre, et qui a besoin de temps à autres d’un grand coup de marteau pour fonctionner, et le gadget préféré du Docteur, un… Tournevis sonique dont les propriétés sont assez vagues. Elle n’est néanmoins pas un canon du genre Steampunk (ou Teslapunk), mais en garde tout de même bien des aspects.
Et mettez le tout dans une ambiance très très britannique. Et pas britannique uniquement « anglaise ». Britannique du Royaume-Unis, avec des accents à la pelle (et à couper au couteau) et des humains de toutes les couleurs communément admises (je préfère préciser, à cause des aliens). Les épisodes de la série sensés se dérouler à Londres sont tournés à Cardiff, dans le Pays de Galle.

Le dernier point est quelque chose que j’apprécie énormément dans cette série.
La manière de penser des humains de notre époque (lorsque le Docteur y voyage) est très proche de la nôtre mais surtout, elle est totalement décomplexée. Les personnages parlent comme vous et moi, ont des préoccupations similaires aux nôtres, et des réactions à l’inexplicables plus pragmatique que dans la majorité des séries où la jeune femme qui voit un alien pour la première fois fait encore éclater nos tympans d’un cri de Wilhelm retentissant. Non, si un alien se baladait en plein milieu d’un centre commercial, notre première réaction ne sera pas de hurler, mais de sortir nos téléphones portables pour prendre des photos, absolument certains qu’il ne peut s’agir que d’une opération marketing.
La série est d’autant plus populaire dans son casting. Les personnages ne sont pas tous beaux ou potables, il y a même clairement des personnages principaux assez moches.
Elle est aussi proprement ouverte. Dans cet univers, les LGBT (Lesbian, Gay, Bi & Transgender) existent, et ne sont pas regardés comme des curiosités gênantes. Doctor Who passe malheureusement à une heure où le public est assez jeune, et la sexualité en général n’y est donc pas tellement abordée, contrairement à Torchwood qui s’en donne à cœur joie.

Personnellement j’ai du mal à trouver beaucoup de défauts à la série, qui s’illustre également par une BO magnifique que je vous conseille d’écouter. Bien sûr, il y a le fait que la saison 1 ne soit pas aussi bonne que les suivantes.
Et cela s’explique très facilement : Christopher Eccleston ne convenait pas au rôle, d’après moi. Mais bon, sans vouloir casser de sucre, il était bien ami avec le producteur… Il s’agit donc du neuvième Docteur (le premier de la nouvelle série en 2005) qui a fait une seule saison. Les trois saisons suivantes sont à propos du dixième Docteur, le vrai, le beau, l’incroyablement charismatique, David Tennant.
On ne peut ne pas le mentionner. Ce comédien avait déjà été récompensé de nombreuses fois pour ses rôles au théâtre, et contrairement à Eccleston, il était fan de Doctor Who. Il dit même s’être lancé dans la comédie parce que petit il rêvait d’être le Docteur. C’est, pour moi, en grande partie cet acteur qui donne son souffle à la série, et comme beaucoup de fans, je ne peux qu’anticiper l’arrivée du jeune Matt Smith pour hériter du tournevis sonique en tant que onzième Docteur en 2010…

Sur ce, je vous laisse, j’entends les Ood qui s’excitent et ça ne me dit rien de bon.

Par Gyr.