Des âmes dans les lames : j’écris enfin mon propre roman

Salut les loulous ! Je sais, ça fait un petit moment que je vous fais languir (ou que vous m’avez oublié, au choix). Mais j’ai une bonne excuse : je n’étais pas resté les bras croisés. Je vous préviens, cette chronique ne ressemble pas aux précédentes : pas de flex office, pas d’histoires de PQ (désolé), pas de collègue qui me sort par les yeux. Aujourd’hui, je vous parle de roman. Et pas d’un roman que j’ai lu : d’un roman que j’ai écrit.

Laisser une trace

Depuis des années, sur ce blog, je donne mon humble avis sur les films, les jeux, les séries et les livres des autres (le nom du site n’est pas là par hasard). C’est confortable, je dois le reconnaître : on critique depuis son canapé, et c’est l’auteur qui prend les coups. Et puis un jour, une petite voix m’a demandé : « Et toi, tu laisses quoi derrière toi ? » Pas un test de jeu vidéo, pas un tableur, pas un compte-rendu de réunion. Quelque chose qui existe vraiment, qui se tient dans la main, et qui reste.

Vous vous souvenez peut-être du roman communautaire, cette idée un peu folle d’écrire un livre tous ensemble, vous et moi ? Elle m’avait fait rêver, et elle a trotté dans ma tête bien plus longtemps que prévu. Aujourd’hui, c’est un peu l’étape suivante : pour la première fois, j’écris ma propre histoire. Celle qui sort de ma tête, avec mes personnages, mes règles et mes obsessions. Et oui, l’ancien lycéen qui avait de grandes lacunes en français (et encore parfois aujourd’hui, vous me lisez) a écrit plus de 100 000 mots. La vie est pleine de surprises.

Un Paris pas tout à fait comme le nôtre

des âmes dans les lames

Le roman s’appelle Des âmes dans les lames, et son univers tient en un détail qui change tout. Dans ce Paris-là, il existe un minéral, la Nékharite, qui permet aux âmes des défunts d’habiter des armes. Ces objets, on les appelle des lâames (lame + âme, vous aviez compris, je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer la blague). dague, rapière, sabre, épée… et parfois des objets auxquels vous ne penseriez jamais, mais chut.

L’histoire suit James sur deux époques qui s’entrecroisent. D’un côté, James gamin, au collège, dont le père, Jean, vient de mourir. Enfin « mourir », façon de parler, puisque son âme est restée dans la dague de famille. Avoir un papa qui continue de vous parler depuis une lame, c’est magnifique, et c’est aussi très compliqué quand on est encore en train de passer sa journée entre la cantine et la récré. De l’autre, James adulte, inspecteur au Bastion (la police judiciaire parisienne, version Nékharite), qui enquête sur un massacre dans un manoir. Vous comprendrez vite que ces deux époques se répondent. Je n’en dirai pas plus, je garde les surprises pour le livre.

Si je devais le ranger quelque part : un mélange de fantasy urbaine et de thriller, avec de l’enquête, de l’action, et pas mal d’émotion.

Pourquoi l’auto-édition ?

des âmes dans les lames

Parce que je suis un enfant du web. Comme je le disais à l’époque du roman communautaire : avec les blogs, Internet et Wikipédia, plus grand-chose n’est impossible. Alors publier sans demander la permission à quelqu’un, ça me parle.

L’auto-édition, c’est d’abord la liberté. Je choisis le titre, la couverture, le rythme, le moment. Pas besoin d’attendre des mois la réponse d’un éditeur (j’ai déjà du mal à attendre le passage du livreur). C’est aussi la possibilité de rester proche de vous, comme sur ce blog depuis le début : pas de grande vitrine, juste un auteur et ses lecteurs. Le roman sortira donc en auto-édition, via Amazon KDP.

Bien sûr, la contrepartie, c’est que je fais tout : relecture, mise en page, couverture, promotion. Autant dire que je ne vais pas m’ennuyer. Mais c’est mon histoire, alors je veux la porter jusqu’au bout.

Une première étape (et pourquoi les jeunes lecteurs)

des ames dans les lames

Ce roman, c’est une première étape. J’espère sincèrement qu’il vous fera plaisir, à vous, mes lecteurs, vous qui me suivez depuis des années entre deux tests de jeux et deux coups de gueule.

Vous me direz : « Mais pourquoi viser la jeunesse et les adolescents ? » D’abord parce que la moitié du roman suit un gamin à l’école, avec ses copains, ses profs, ses premiers secrets et sa façon de tenir debout après avoir perdu un parent. Des ados peuvent s’y reconnaître. Ensuite parce que l’imaginaire reste une des plus belles portes d’entrée vers la lecture, et que je suis moi-même nourri aux jeux vidéo, aux mangas et à Star Wars. Je voulais écrire le genre d’histoire qui donne envie de tourner la page suivante.

Et puis, il y a ce thème qui revient sans cesse dans le livre : ce qu’un parent nous laisse, même quand il n’est plus là. Vous voyez le rapport avec le début de cet article ? Je ne l’ai pas fait exprès. Enfin, un peu.

Soyons honnêtes : ce n’est pas du Martine à la ferme, il y a une enquête, de la tension et de vraies émotions. Mais je tenais à un récit qu’un adolescent puisse lire sans qu’on lui cache le monde, et qu’un adulte puisse lire sans se sentir pris pour un enfant. Jeunesse et ados d’abord, donc, avec un clin d’œil aux grands enfants que nous sommes restés.

Voilà, vous savez presque tout. Je vous tiendrai au courant ici même de la suite. Si vous avez des questions, des avis, des idées pour la couverture ou une envie irrépressible de me dire que vous serez mon premier lecteur, les commentaires sont là pour ça. Et si c’est encore une idée à la con comme tant d’autres que j’ai eues, au moins, j’aurai essayé. Mais je ne crois pas.

À très vite, les loulous !

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire