Hercule – To be dieu or not ?

Hercule – To be dieu or not ?

Je vous avoue que j’adore les peplum et la mythologie grecque et quand j’ai vu que Brett Ratner réaliserait une adaptation d’Hercule au cinéma je me suis dit « pourquoi pas ». Quand j’ai vu que le casting était assez bien garni avec entre autre Dwayne Johnson, Rufus Sewell, Ian McShane,ou John Hurt (toujours un rôle de salaud celui-là 😉 ) j’ai vraiment été intrigué !

  •  La réalisation impeccable

Fait rare dans mes critiques je vais commencer par la réalisation, non pas que le reste soit mauvais mais quand on parle de peplum c’est surtout l’adaptation du scénario qui va primer. Encore que, ici les effets spéciaux, les décors, les plans et les costumes sont sans reproche. Il faut dire qu’avec un budget de 100 millions de dollar ils avaient intérêt à assurer.

  •  Un scénario qui se cherche

Etonnamment on aurait pu croire via les diverses bandes annonces que l’on aurait eu une adaptation des douze travaux, chose que j’aurai adoré déjà en l’état. Mais dans le film campé par The Rock il s’agit plutôt de la légende autour du héro. Pendant la quasi-totalité du film, les personnages jouent sur les histoires entendues par les conteurs et guerriers, comme quoi Hercule serait le fils de Zeus. Pendant une grande partie du film on cherche à démêler le vrai du faux.

Hercule – To be dieu or not ? #2

Ce que j’ai beaucoup aimé c’est la reprise d’une partie des douze travaux d’Hercule à la « Contes de Grimm » à savoir montrer la version imaginée par la population et la version véritable de ce qui s’est passé. Malheureusement les scénaristes ne sont pas allé au bout de leur tentative et n’ont qu’effleurer la grande partie de ce qui aurait pu être un film assez audacieux en reprenant à contre sens tous les aprioris et légendes sur la mythologie grecque. Au lieu de ça, ils sont partis dans un scénario original où Hercule va aider un roi de Thrace à défendre ses terres contre des insurgés.

Attention, je ne dis pas que l’originalité est une mauvaise chose, mais dans cette tentative d’aller « au-delà » des douze travaux d’Hercule les scénaristes ont finalement fait quelque chose de très classique où les personnages n’ont pu  s’exprimer pleinement.

  • Une palanquée de personnages mal exploités

En fait, le principal défaut du film est d’amorcer beaucoup de choses intéressantes sans aller au fond, c’est d’ailleurs avec l’ensemble compagnons d’Hercule que la frustration arrive. On apprend par différentes bribes d’explications comment ils se sont rencontrés mais au vu du casting et de l’importance de cette communauté de personnages pour Hercule, il est dommage que ceux-ci soient relégués au rang d’acolytes bastonneurs. En allant plus loin et sans vous spoiler la fin, c’est dans le générique de fin que l’on se rend compte du vrai problème de ce film : il est trop court !

En effet, si de plus en plus de séries essaient de se donner des airs de cinéma, l’inverse est également possible (Les films Marvel par exemple en sont un parfait exemple), je pense que le film Hercule pourrait faire une très bonne adaptation télévisée où chaque personnages avec leur psychologie et leur histoire pourrait être développée autour d’une ligne directrice plus posée.

Hercule – To be dieu or not ? #3

  • Dieu ou pas dieu ?

Le dernier point que l’on aimera ou pas selon les goûts est le fait de ne jamais réellement savoir si Hercule est un (demi)dieu ou pas. Durant tout le film, la réalisation joue sur le fait qu’il est certes « fort » (très fort même) mais pas immortel, malheureusement là encore, les scénaristes n’osent pas aller au bout de leur idée, et gâchent à mon humble avis tout le mystère instaurer autour du personnage par un final par forcément raccord avec le déroulement du film.

Pour conclure, Hercule est bonne surprise, avec de très bonnes idées mais pas exploitées jusqu’au bout. On ressort du film à la fois divertit (un très bon divertissement où l’on ne s’ennui pas) mais également frustré de voir autant de personnages (et ce casting !) si peu exploités. Le film aurait duré 30 minutes de plus n’aurait pas fait de mal pour donner plus de profondeurs aux acolytes et intensifier l’image d’Hercule par rapport à ce que les gens s’imaginent de lui.

Hercule – To be dieu or not ? #5