Snowpiercer – Le transperceneige

Affiche Snowpiercer

De Bong Joon-Ho
Durée 2h06/Action, drame, SF

Synopsis : 2031, alors que la Terre connait une nouvelle ère glaciaire, seule une poignée d’humains survit, à l’abri dans un train doté d’un moteur à mouvement perpétuel : le Transperceneige. A l’intérieur, l’équilibre entre ceux de l’avant, les privilégiés, et ceux de l’arrière, les rescapés, est instable. La révolte gronde !

Avis : Adaptation de la bande dessinée française Le Transperceneige parue en 1984, le projet de l’adapter au cinéma travaillait Bong Joon-Ho depuis des années. Alors qu’il présentait The Host en 2004 au public français, lui et son équipe de scénaristes, avec l’aide précieuse de l’auteur Jacques Lob et de l’illustrateur Jean-Marc Rochette, s’arrachaient déjà les cheveux pour faire de ce survival-train quelque chose de beau, de fort et de palpitant.

On peut dire que c’est un pari réussi ! Car non seulement les images sont d’une beauté incroyable aussi bien pour les décors extérieurs recouverts de glace que pour les wagons présentant chacun un univers et des caractéristiques particulières mais en plus l’histoire est simple tout en étant accrocheuse.

Bong Joon-Ho nous montre encore une fois son savoir-faire en terme de dynamique, alternant les scènes d’actions coup de poing ultra violente à l’esthétique ravageuse et les moments plus « calmes » qui va de l’infiltration au suspense haletant aux scènes plus intimes avec une forte charge émotionnelle. L’avancée du groupe révolutionnaire s’effectue en ligne droite, impossible de faire demi-tour, et rappelle avec ce côté linéaire certains jeux vidéo type Uncharted (la chasse aux trésors en moins) mais aussi Bioshock pour son esthétisme art déco/glauque. Elle ne se fait pas sans embuches et chaque wagon recèle bon nombre de surprises et pas toutes très plaisantes.

Casting Snowpiercer

Côté casting si jamais vous n’aviez pas encore compris que Chris Evans (Captain America, Fierce People) était un bon acteur : c’est chose faite. Héros malgré lui, son personnage : Curtis porte les espoirs et les attentes de ses camarades sur ses épaules. Soit il échoue et leur vie deviendra encore plus misérable qu’elle n’est déjà, soit il réussit et alors il sera le premier de l’arrière à avoir atteint l’avant, changeant ainsi l’ordre établi depuis des années dans le train. Accompagné d’un Jamie Bell (Billy Eliott, Jumper) qui cabotine à ses côtés, il bénéficie de l’aide précieuse de John Hurt (Alien, Hellboy) et doit faire face à l’affreuse Mason incarnée avec brio par l’incroyable caméléon Tilda Swinton (Narnia Chapitre 1, We Need to Talk about Kevin).

Coproduction française, américaine ET coréenne, Snowpiercer donne la part belle à Song Kang-ho qui officiait déjà dans The Host mais qu’on a vu plus récemment dans Thirst sorti en 2009. En effet l’acteur crève l’écran par son charisme et son jeu tout coréen qui tranche avec celui de Chris Evans.

Extrait BD snowpiercer

La confrontation entre les deux acteurs fait des étincelles et donne lieu à des situations cocasses qui allègent l’atmosphère quand il y en a besoin. Parfait mélange de genres, Snowpiercer est un film étrange tendant plus vers la production intimiste que le gros blockbuster hollywoodien générique. Il n’en n’est pas moins efficace et implacable, donnant plus d’une fois des sueurs froides au spectateur qui en ressort tout chamboulé.

Balzi

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