Mice and Mystics… Des souris et des sorts !

J’ai eu la chance de me voir offrir la boîte du jeu de plateau (appelé aussi « Dungeon crawler ») Mice and Mystics pour mon anniversaire et je me suis donc empressé de le tester. Je suis donc ravi de pouvoir vous présenter ce jeu qui est non seulement très beau mais également passionnant.

Mice and Mystics… Des souris et des sorts !

Le jeu

Dans Mice and Mystics, quatre joueurs vont interpréter de mignonnes petites souris et les accompagner au cours de onze riches et fascinantes aventures. Conçu comme un jeu de plateau avec figurines, similaire à HeroQuest ou encore Descent, c’est un jeu de coopération où les joueurs s’allient pour lutter contre la mécanique du jeu lui-même. En outre, la particularité de celui-ci est d’avoir mis en avant la narration de ces onze chapitres organisés comme ceux d’un roman afin d’accroître l’immersion des joueurs. Ici, pas de maître du jeu à proprement parler, le groupe entier se chargera de gérer les monstres selon un comportement précis. Seul l’un des joueurs devra lire à voix haute les textes d’ambiance qui rythment le jeu tout au long des aventures. Et c’est plutôt bien écrit.

L’univers

L’univers est très proche de celui de la BD des Légendes de la Garde (que je vous conseille si vous ne connaissez pas) : des petites souris dans un univers médiéval, en proie à tous les dangers : insectes, volatiles, félins, mais aussi souricières, coup de balai… En fait, tout ce qui est plus gros qu’eux.

C’est aussi l’occasion de découvrir des lieux d’un point de vue différent : la cuisine, avec ses réserves de fromage, l’intérieur des murs du château et ses cafards, la cour et son arbre centenaire, ainsi que tous les autres lieux vivants qui prennent par conséquent des proportions gigantesques. Et tout lieu devient prétexte à l’amusement et à l’aventure.

Mice and Mystics… Des souris et des sorts ! #2

Le matériel

Je ne passerai pas par quatre chemins : le matériel est splendide. Les figurines sont très bien modélisées, quoiqu’à peindre (certains y trouveront leur bonheur, d’autres moins), les tuiles de jeu, magnifiquement peintes, sont recto-verso et offrent ainsi une excellente expérience de jeu sur deux étages (on peut « monter » ou « descendre » de la cuisine aux sous-sols en retournant la tuile, hop !) et les dés à 6 faces ont été personnalisés pour l’occasion. Les décors des tuiles font d’ailleurs partie intégrante du jeu : on peut utiliser le balai pour grimper sur la table par exemple.

Mice and Mystics… Des souris et des sorts ! #3

Toutefois, un petit hic vient entacher ce beau décor. Les figurines de monstres, bien que de très bonne qualité, sont excessivement peu nombreuses, et réduisent le confort de jeu. Car en effet, tous les monstres élites et boss devront être représentés par les mêmes figurines que leur version commune. Seul un petit jeton posé dessous permettra de les différencier. Dommage.

Le système

Bâti sur un système de règles simples (mais nombreuses), Mice and Mystics est, comme dit précédemment, un jeu coopératif, ce qui signifie que les joueurs vont s’unir contre le système de jeu. Personnellement, j’adore ce genre de jeu mais j’ai quelques amis qui, à l’inverse, détestent ce style. En tout cas, je suis content qu’il existe un jeu du genre où personne n’a besoin de se « sacrifier » pour passer de l’autre côté de l’écran et gérer les monstres et les trésors. Ici, tout le monde participe à l’aventure sans aucune rivalité ni partialité.

Pour certains, c’est ce fait qui est également son plus gros défaut : la rejouabilité est assez faible dès que l’on a terminé le livre d’aventures, pas de maître de jeu pour relancer l’histoire, et le jeu ne prévoie pas vraiment la possibilité d’improviser une nouvelle aventure, comme le ferait un Horreur à Arkham par exemple. Toutefois, je suis certain qu’en y réfléchissant un peu et en modifiant certains aspects du jeu, cela serait tout à fait possible, afin de nous permettre de patienter entre chaque publication d’aventure. En plus, je suis certain qu’avec le succès du jeu, les amateurs finiront par publier leur propres scenarii.

Autrement, comme pour tout jeu de ce genre, on retrouve :

– une petite fiche récapitulative des points de vie et capacités de chaque héro

– une échelle pour gérer l’initiative de chaque joueur et monstre

– une liste d’actions possibles (fouiller, explorer, frapper etc.)

– des cartes d’équipement et de talent

– des monstres aléatoires générés à intervalle régulier

– des jetons (ici des fromages) comme points de personnage pour déclencher des effets et des sorts

Cependant, on retrouve aussi des choses moins fréquentes, comme la possibilité de monter de niveau (et oui, il s’agit d’une épopée sur plusieurs chapitres donc mieux vaut évoluer si vous voulez survivre tout du long), de conserver de l’équipement d’un chapitre sur l’autre, de réaliser quelques succès spéciaux qui vous valent des trophées et des talents particuliers (tuer quatre cafards au cours du même combat, se faire capturer en étant empoisonné etc.) , des quêtes annexes (qui ouvrent le droit à de l’équipement ou de l’aide supplémentaire). Bref, Mice and Mystics a été pioché dans plein d’autres jeux pour y garder des idées intéressantes et variées tout en livrant un jeu cohérent et équilibré.

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A la fois jeu d’ambiance, de rôle, de plateau, de figurine, Mice and Mystics a tous les atouts pour vous charmer et vous entrainer dans ce petit monde, pour peu que vous ayez envie de voir le monde depuis votre trou de souris.

Créé par Jerry Hawthorne, édité par Filosofia en France en 2013, le jeu connaît une première expansion appelée « Le Cœur de Glorm » qui prolonge l’aventure de six chapitres. D’autres livrets d’aventure sont prévus (comme Downwood Tales en préparation). Vous trouverez les sites web du jeu à cette adresse :

1 à 4 joueurs 14 ans et + (mais 7 ans et + selon les amerloques) 90 min en moyenne (comptez plus pour une première partie)
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