J'irai dormir à Hollywood

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler cinéma et plus particulièrement d’une série de documentaires “J’irais dormir chez vous” diffusé tout d’abord sur France 5 et qui, le succès aidant, a permis de faire le film “J’irais dormir à Hollywood”.

J'irai dormir à Hollywood

Si Tintin existait vraiment, il s’appellerait Antoine De Maximy. Tout d’abord réalisateur/caméraman dans l’armée, il travaille ensuite pour CBS News en tant que reporter de guerre. Finalement il préfère se tourner plus dans la réalisation de documentaires. C’est en 2004 qu’il a l’idée d’enfiler sa chemise rouge, de s’équiper de trois caméras (une manuelle, une à l’épaule et la dernière au bout d’une perche pour pouvoir se filmer) et de partir seul à l’aventure pour une série de reportages à l’étranger intitulé “j’irai dormir chez vous“. Sa première destination est le Mali, mais il ira ensuite dans des pays très différents comme le Japon, l’Australie, il fera même un reportage en France. Le principe du documentaire est d’aller à la rencontre des gens d’horizons totalement différents, de nouer des contacts et si possible de se faire inviter à manger ou à dormir. La force de l’émission est, à mon humble avis, que rien n’est préparé. Antoine De Maximy se laisse transporter au hasard des rencontre. Même si le but avoué et d’aller passer une nuit chez l’habitant, il n’y va pas en squatteur, si le besoin s’en fait sentir il participe volontiers financièrement au repas ou autre, mais àtout en sachant raison garder, pour ne pas se retrouver comme dans son reportage au Vanuatu où il a le sentiment de devoir payer une prestation touristique. Je vous mets ci-dessous le lien vers deux émissions caractéristiques de sa série de reportage. Le premier, sur le Vanuatu, où il rencontre un accueil très particulier de la part des indigènes et le second, sur le japon, car c’est la première fois qu’il va dans un pays sans en connaître la langue.

Ces reportages sont un véritable succès, il décide donc de passer à l’étape supérieure et de réaliser un film sur le même principe intitulé J’irai dormir à Hollywood. Après quelques modifications d’équipements, plus particulièrement pour adapter les caméras, il s’envole pour New York. Sur le site de son émission on peut trouver les videos de sa préparation et de sa démarche journalistique.


Le but d’Antoine De Maximy dans ce film est simple, traverser les Etats-Unis d’Est en Ouest, de New-York à Los Angeles et de se faire inviter chez une star pour la nuit. Pendant son périple il va rencontrer toute une galerie de personnage dont certain sont très loin de l’image d’épinal que l’on a de l’américain moyen, mais plus que tout il va se confronter au paradoxe de ce pays qui est censé être la plus grande puissance mondiale. Arrivé à New-York il va rencontrer un acrobate retraité de 90 ans qui fait le grand écart dans Central Park. Il prend ensuite un train dans lequel il rencontre un homme de 50 ans qui passe sa dernière journée de liberté avant de se rendre en prison pour 15 ans. Arrivé dans le centre du pays, il essaye de prendre contact avec les Amish . Il part alors en bus pour la Nouvelle Orléans où Katerina est encore très présent dans les esprits. Il y rencontre le meilleur, la fête dans les rues jusqu’à pas d’heure, comme le pire lorsqu’il décide de s’engager dans un ghetto malgré les avertissements. Las des transports en commun, il finit par se rendre dans une casse auto pour acheter une vieille voiture. Il craquera pour un vieux corbillard qu’il repeindra en rouge (visible sur l’affiche). Mais ce n’est que le début de son voyage, le reste je vous le laisse découvrir par vous même.

Même si le film est globalement très drôle de part les situations dans lesquelles se retrouve Antoine De Maximy, il y a quand même des rencontres, particulièrement la dernière, qui sont, n’ayons pas peur des mots, émouvantes et qui montrent que le rêve américain n’est plus qu’un lointain souvenir si tant est qu’il aie existé un jour.

Il est maintenant temps de prendre son sac à dos et de partir à l’aventure !

AW

The anonymous writer, l'écrivain anonyme, tellement anonyme qu'il n'écrit rien.
J'irai dormir à Hollywood #3