TEST – Little Némo : The dream master / NES – 1990

Il y a des jeux pour lesquels tu nourris une tendresse particulière, sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Des jeux qui reviennent en flash et t’évoquent des moments,des images,
des odeurs… Cela faisait longtemps que je m’interrogeais sur le pourquoi de cette place qu’à Little Némo pour moi.

J’ai fini par joindre l’action à la pensée et inséré la cartouche de Capcom dans ma NES.

Mais commençons par un peu d’histoire.

Contexte

Le jeu est une adaptation d’un animé de 1989, lui-même adapté d’une BD US de 1905 : Little Némo : Les aventures au pays de Slumberland.

L’histoire nous plonge dans la peau d’un jeune garçon de 6 ans qui, chaque soir, vit des aventures par le biais de ses rêves. Enfantin au premier abord, Little Némo explore la psychanalyse
au travers de thèmes sombres. Un peu comme Clémentine quand nous étions enfants (et certains d’entre vous, pas encore né).

Et là vous me dites : on n’est pas venu pour parler de Clémentine ! Bon, ok on va passer au jeu, mais avant, tolérez cet interlude :

« Clémentine, quand tu fermes les yeux, Tu devines le merveilleux. Clémentine, prends-nous dans ta bulle bleue, Tant pis si c’est dangereux… »

Retour en 8-BITS

Maintenant que j’ai consommé la moitié de l’article à tourner autour du pot, je puis entrer dans le vif du sujet.

J’insère la cartouche après avoir sévèrement soufflé dessus. Une succession d’images sommairement animées posent les jalons du scénario que nous avons évoqué plus haut. Cette sobriété
me rappelle que je passe d’une machine qui affiche 4,2 téraflops à une carcasse cadencée en 8-BITS. Mais CAPCOM avait déjà du métier et nous régale de tout son savoir-faire. La qualité est là (pour le support) !

Il n’y a plus qu’à cliquer sur le bouton start de l’écran d’introduction et en route pour l’aventure.

Sympathique plateformer, Little Némo est un produit typique comme nous en trouvions par palettes à cette époque. Basique, la progression consiste en la traversée de 8 niveaux. Pour
en venir à bout, point de boss à rosser, mais des clés disséminées sur la MAP qu’il vous faudra dénicher pour déverrouiller la sortie. Un peu comme Rayman en moins vaste. Et tout comme ce dernier, l’exploration se fait en multiscrolling sans contrainte de
temps.

Joli, les niveaux sont variés, bien designés et affichent un niveau de détails qui placent Little Némo dans le haut du panier de la NES sur sa plastique.

A première vue, le peu de niveaux laisse à penser que la durée de vie n’est pas le point fort du jeu. D’un point de vue strict c’est vrai. Il ne vous faudra pas plus de 50 minutes
pour atteindre le générique de fin. D’un point de vue strict uniquement car le gameplay se fixe sur l’apprentissage et vous fera mourir une paire de fois avant d’apprivoiser le patern des ennemis et de votre environnement.

Non pas que le jeu soit compliqué. Ho non, loin de là ! Vos décès répétés seront moins dû à votre dextérité qu’à la jouabilité. Car mon dieu elle est pénible. Mais qu’elle est pénible
!

Non seulement Némo est un traîne savate de la pire espèce, mais il ne dispose que d’une attaque : le lancé de bonbon pour étourdir ses ennemis. Heureusement, certains locataires
se laissent chevaucher moyennant 3 sucreries vous octroyant au passage de nouvelles capacités. Si l’idée est bonne, l’expérience est une nouvelle fois minée par une jouabilité hasardeuse.

C’est d’autant plus navrant que les stages renouvellent constamment le gameplay et fourmillent d’idées intéressantes.

Conclusion

Little Némo est une douce caresse de nostalgie qui nous replonge dans une ambiance que les moins de 35 ans n’auront pas connu. Récréatif, ses efforts sont malheureusement plombés
par une prise en main approximative.

Ma note : 12/20

Les plus

  • Univers colorié
  • Gameplay varié…

Les moins

  • …plombé par une jouabilité rigide

– Court

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