Orange is the new black - Oz chez les Desperate Housewives

Orange is the new black - Oz chez les Desperate Housewives

Netflix, plateforme de vidéo à la demande aux Etats-Unis s’essaie depuis quelques temps à la production de séries : House of cards, Hemlock Grove et maintenant Orange is the new black.

Cette dernière série était très attendue car annoncée comme le successeur de “Oz” (la série carcérale) mais version féminine, qu’en est-il du résultat ?

Orange is the new black est réalisée par Jenji Kohan à qui l’on doit notamment Weeds. Quelqu’un qui sait déjà mettre en avant des femmes de pouvoir, malignes et stratèges dans un univers pas toujours rose bonbon.

Cette nouvelle série nous transporte donc dans une prison où nous suivons la Piper Chapman (Taylor Schilling) qui va purger sa peine d’une année de prison pour avoir fait passé de l’argent en douce dans le cadre d’un trafic de drogue. Notre pauvre Piper n’est pas la prisonnière que l’on pourrait imaginer. Suite à une erreur de jeunesse elle s’est laissée embarquée par sa copine lesbienne (Laura Prepon) et a tout plaqué quand elle découvrit qu’elle servait simplement de mule. Malheureusement son passé l’a rattrapé quand son ex-amie s’est faite attrapée et l’a balancée pour complicité.

On retrouve donc une jeune femme blonde, bien éduquée en prison 10ans après les faits incriminés. Un peu trop propre et parfaite (à l’extérieur comme dans sa tête) elle décide de purger sa peine sans fausse note sans se faire remarquer et payer sa dette à la société pendant que son fiancé (Jason Biggs) l’attendra “gentiment”.

Malheureusement pour elle, la prison n’est pas un long fleuve tranquille : il y a les clans ethniques (blanches, black, latinas, divers (dixit dans la série)). Il y a les règles officielles propres à la prison et le règles officieuses définies par les détenues. Ne connaissant ni les uns ni les autres, notre héroïne va enchainer les “gaffes” et se faire remarquer plus que ce qu’elle aurait souhaité pour devenir rapidement la souffre douleur de certaines ou la bonne amie d’autres…

  • Ambiance & Personnages

L’ambiance carcérale est assez réussie on retrouve tout ce qui fait une prison. L’originalité de la série est de se concentrer sur une prison pour femme (chose encore jamais faite à la TV) du coup moins de testostérone et plus d’oestrogène ;). Puisque ces dames n’ont pas d’hommes à disposition les relations lesbiennes sont omniprésentes (le sexe étant également un élément de tension), on retrouve les relations dominées/dominantes entre les lesbiennes pures et les hétéro curieuses/cherchant refuge auprès d’une forte tête.

On retrouvera également les “marraines” (contraire de parrains ?) : celle qui dirige la cantine, la chef des latinas, la chef du dortoir sans parler des gardiens passant de la bonne copine tentant de donner un coup de main jusqu’au gros pourri trafiquant illégalement dans la prison. Enfin vous aurez celui qu’on appelle communément “pornStache” un espèce de connard de gardien (moustachu) qui pense vivre dans un film prono où il s’imagine pouvoir coucher avec toutes les priosonnière sans parler du fait qu’il magouille pour faire passer des produits illégaux en prison, lui vous adorerez le détester !

Chaque épisode s’attarde également plus ou moins via des flashback sur le passé des codétenues afin de comprendre leur comportement actuel. En parallèle, on suivra le fiancé de Piper qui doit vivre le fait que celle-ci est en prison avec son ex-petite-amie-lesbienne.

  • Oz façon Desperate Housewives

Même si l’univers carcéral et la psychologie sont très présents dans Orange is the New black, le côté violent de la série Oz restera inimitable. Pour le moment (13 épisodes) les scénaristes ont décidé que 80% des prisonnières ne l’avaient pas mérité à 100% (erreur judiciaire, erreur de jeunesse, coup de sang, crime passionnel etc..) il n’y a pour le moment pas de vrai assassin/pédophile/méchant voleur dans cette prison. Du coup, même si la tension est omniprésente, et que ces dames se mettent de temps en temps sur la gueule (ou se lèche le ****) la violence est plus psychologique. Les scénaristes tentent plus de nous apitoyer sur le côté “ça peut arriver à tout le monde” plutôt que de nous faire détester certains personnages. En ce point, les fans de Desperate Housewives pourront facilement se retrouver avec des personnages assez complexes qui ont plein de choses à cacher.

On regrettera certains situations assez improbables où personne ne serait assez c*n pour répondre ou agir de telle ou telle façon.  En ce sens on a l’impression que les auteurs ont peur de tourner en rond en créant des situations où les personnages se laisse emporter ou dégénèrent totalement alors qu’ils sont sensés être en prison sous surveillance.

  • Pour résumer :

Orange is the New black est une série assez fraiche pour attirer l’attention des fans de séries d’intrigues féminines. Les personnages sont bien développés et très variés ce qui permet d’avoir une belle palette explosive. L’héroïne est un peu niaise et trop propre sur elle, on pensera de suite à une Susan de Desperate (version blonde) coincée en prison à partir de là on peu prendre son pieds. On attend de pieds ferme une deuxième saison (série renouvelée) pour voir si les scénariste vont enfin prendre leur envol ou rester cloitrer dans des complots assez niais et pas forcément crédibles alors qu’une prison même féminine regorge également de meurtrières et de maquerelles chose encore non présentées dans la vision très édulcorée de Jenji Kohan.

  • Orange is the new black - Oz chez les Desperate Housewives #2