Pushing Daisies, la série qui va réveiller les morts

Pushing Daisies, la série qui va réveiller les morts

J’ai l’honneur de vous présenter la nouvelle série dont tout le monde va parler d’ici quelques jours, j’ai nommé : Pushing Daisies.

Histoire

Crée par Bryan Fuller (Dead like me) et réalisée par Barry Sonnenfield (Men in Black, La Famille Adams), cette série narre les mésaventures de Ned, un homme occupant l´emploi boulanger et qui posséde l’étrange pouvoir de ressusciter les morts :
Depuis l’enfance, Ned sait qu’il a un don un peu spécial : il peut, très brièvement, ramener les gens à la vie. Adulte, il est devenu un fantastique pâtissier passant son temps libre à aider son seul ami, un détective privé, dans ses enquêtes. Ramener à la vie des victimes peut en effet être utile… Mais le jour où Ned ressuscite son amour d’enfance et que cette dernière reste “vivante”, tout se complique : s’il venait à la toucher une nouvelle fois, elle partirait définitivement…

En effet, le pouvoir de Ned est régit par trois règle très simples :
– Il ne peut ressusciter une personne qu’une fois en la touchant
– Cette même personne meurt définitivement s’il la retouche
– S’il ne la retouche pas après une minute, une autre personne meurt

Sous ce synopsis assez simple on retrouve la patte de Bryan Fuller qui aime faire réfléchir les spectateurs sur les aspects de la vie et de la mort et des droits qui les régissent. Derrière une trame policière/fantastique classique on retrouve une véritable réflexion sur “et que ferais-je si j’avais un tel pouvoir ?”

Personnages

Les personnages ont tout ce qu’il y a de plus classique mais avec quelques bonnes surprises :

Ned le héros, est un personnage introverti qui ne veut pas utiliser son pouvoir. Intelligent et réfléchit, il n’est pas le genre de personnage sur lequel on fulmine en disant “abruti moi j’aurai fait ça !”

Charlotte (chuck), la ressuscitée, est l’archétype de la petit chieuse qui n’arrête pas de mettre son grain de sel partout. Néanmoins elle apporte la patte dynamique de la série en perturbant le train-train quotidien de notre héros.

Emerson est un détective sérieux et pragmatique qui partage le secret de Ned. Sa principale faiblesse : l’argent, il ferait n’importe quoi pour remplir ses bas de laine (au sens propre)… Celui-ci tricote quand il est stressé.

Olive est le personnage dont on a le plus pitié. A la fois présente et invisible, quasiment tout le monde l’ignore malgré le fait qu’elle soit éperdument amoureuse de Ned et travaille avec lui.

D’autres personnages secondaires font leur apparition comme les deux tantes de Charlotte complètement barrées, ex “sirènes” dans un parc aquatique mais dont la carrière s’arrêta quand l’une perdit un œil (qu’elle remplaça par un bandeau), etc.

Réalisation

C’est ici que la série va faire un carton, car à ce jour je ne connais aucune autre fiction TV qui possède un tel style : les personnage évoluent dans une sorte de monde à la fois réel et imagé. Il faut prendre au premier degré tout ce que dit le narrateur (omniprésent) :

Lorsque le narrateur présente un personnage il commence toujours pars : “Voici Ned, né dans tel pays il ya 28 ans, 53 jours, 6h, 18 minutes et 5 secondes” (comme quoi l’aspect de vie et de mort sont importants).
Quand le narrateur dit qu’un personnage se ballade dans un champ, on ne voit que le champ à perte de vue.

En effet, le monde de Pushing Daisies est littéral et littéraire; afin de plonger les spectateurs dans cet univers, les plans et paysages sont exagérés. Par exemple, lorsque l’on voit la boulangerie de Ned, on ne voit que la façade alors qu’elle est sensée être située dans une grande ville.

Cet univers est graphiquement très difficile à présenter mais se rapproche étrangement de celui de Tim Burton dans sa période Big Fish, des images soit très colorées, soit grisâtres, mais toujours mis en avant par des paysages/arrières plans qui font très pate en carton pour adoucir le sujet de fond qui reste la vie et la mort.

PS: Le titre de la série vient de l’expression anglaise « to push up daisies » qui se traduirait en français par « manger les pissenlits par la racine ».