Des hommes sans loi, mais pas sans intérêt

Des hommes sans loi, mais pas sans intérêt

Des hommes sans loi. Invités à l’avant première, on n’y croyait pas des masses.
On se disait “Ouaaaaaais, y’a Tom Hardy, mais Y’a Shia La Beouf”. On se disait “Ouaaaaaaais, Y’a Gary Oldman, mais y’a Shia La Beouf”. On se disait “Ouaaaaaaais, y’a Guy Pearce, mais y’a Shia La Beouf”. On se disait “ouaaaaaaaaaaaaais c’est un film de Hillcoat (qui a réalisé le très mélancolique “La route”), mais y’a Shia La Beouf (qui a joué dans le très merdique Indiana Jones et le crâne de cristal).

Soit.
(vous aurez compris qu’on a du mal avec Shia La Beouf -quel nom à la con, soit dit en passant-)

Des hommes sans loi, c’est avant tout une histoire vraie.
L’histoire des Bondurant, 3 frères “invincibles” selon la légende. L’histoire se passe à l’époque de la prohibition, époque où faire de l’alcool, vendre de l’alcool, était interdit par les lois. Ces lois-mêmes dont nos “hommes sans lois” sont dénués.
Parce que les Bondurant, eux leur truc c’est de faire de l’alcool. Avec tout. Avec rien. De l’écorce d’arbre, d’huile à moteur et tout; rien n’arrête les Bondurant. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’un nouvel agent du gouvernement, en la personne de Guy Pearce, vienne vienne remettre de l’ordre et arrêter la contrebande…

Parmi les Bondurant, il y a Tom Hardy, alias Forrest Bondurant. Ce Forrest-là ne court pas, pas comme l’autre.
Lui, c’est le chef, un pur badass (si vous me permettez l’expression). Un charisme tonitruant sous des dehors de vieux cow-boy des années 20. Cet homme porte le film sur ses épaules. Il portait déjà The Dark Knight Rises, certes, mais tout de même.
Heureusement qu’il est là, Tom, parce que le héros du film, c’est Shia La Beouf, alias Jack Bondurant.

Oui.
Je sais que vous vous êtes déjà mis en tête d’arrêter de lire cet article, et même moi j’ai failli quitter la salle.

Shia La Beouf, dans ce film, il n’est pas doué:
-Il sait pas se battre
-Il sait pas draguer
-Il fout en l’air l’industrie familiale à un moment
Bref une vraie tête à claques.
A croire qu’il ne jouera que des rôles de jeunes cons incapables.

Les autres personnages remontent quand même le niveau: Gary Oldman, en vieux gangster sournois, nous fait oublier l’anxieux commissaire Gordon, quand il dessoude un de ses concurrents de contrebande à la mitraillette. L’autre frère Bondurant, complètement chtarbé, dont j’ai même pas cherché à savoir le nom tellement je préfère me dire que c’est Howard Bondurant, et Jessica Chastain, femme fatale du film à l’opposée de Mia Wasikowska, jeune pucelle catholique limite amish, que Shia La Beouf essaie de draguer pathétiquement à un moment.

Sans Oublier bien sûr Guy Pearce qui joue le rôle de Charlie Rakes, un agent du gouvernement aux mœurs bizarres, qui par ailleurs offre une monumentale raclée dans la petite tronche de cake de Shia La Beouf.
Nous dans la salle, à chaque coup, on en était à dire :

“tiens ça c’est pour transformers ! Et ça c’est pour transformers 2 ! et ça c’est pour transformers 3!!”
Monumentale raclée qui, en plus ramène à une constante du film: la violence.

Jamais un film traitant d’un sujet historique tel que celui-là n’a été aussi violent. Je pèse mes mots.
Le sang gicle quand Charlie Rakes dégomme la tronche de Jack Bondurant (Shia La Beouf, vous suivez ?),

le sang se calcule en hectolitres quand les ainés Bondurant lancent une
vendetta contre ceux qui ont tenté d’égorger Forrest à un moment.

En somme, un film qui ne lésine pas sur les moyens pour raconter son histoire, et qui en plus se permet des moments d’humour assez bien sentis (surtout grâce au personnage de Tom Hardy, tout penaud devant la rouquine, alors qu’il dégage un charisme de pur-sang dans le reste du film)

En plus, on finirait presque par apprécier Shia LaBeouf.
Que demande le peuple ?

Des hommes sans loi, mais pas sans intérêt #3
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