Godzilla 2.0 ou pourquoi je préfère la version 1998

le mec (ou lézard) a tellement le style qu'il ne regarde même pas la caméra

le mec (ou lézard) a tellement le style qu’il ne regarde même pas la caméra

Ah 1998 ! La Coupe du Monde, la saison 3 de Buffy contre les Vampires, le fight cinéma entre 1001 Pattes et Fourmiz et puis surtout Godzilla ! Non ce n’est pas par nostalgie purement enfantine que je crie haut et fort mon amour pour le film de Roland Emmerich c’est tout simplement parce qu’après avoir vu la version Gareth Edwards je ne peux qu’aimer encore plus celle de mon enfance.

Je m’explique (avec force et venin car je ne suis que fiel et coups)

Déjà il y a une question de rythme. Pour faire simple Godzilla 2.0 est un encéphalogramme plat. Il ne se passe rien, jamais et ce, jusqu’au bout. Par moment, il y a de brefs sursauts absolument insipides car Mosieur le réalisateur a tenu à ne pas montrer sa bestiole des marais atomisé avant…la deuxième moitié.

Connaissant le bonhomme après avoir Monsters dont je ne comprend toujours pas le buzz retentissant car ce fut un bon film mais sans plus, je me doutais qu’il allait récidiver avec des personnages bien écrits bien qu’agaçants, des monstres pas vraiment méchants et tout à fait énigmatique dans un monde qui périclite. Même pas ! Gareth Edwards bâti donc toute la première moitié de son film sur l’attente qui va crescendo. Il nous tease, nous aguiche comme une pin-up houlala et on s’en amuse. On se prend au jeu et on trépigne d’impatience et puis quand vient enfin le moment éjaculatoire jubilatoire

Je ne m’explique pas ce son. OK on sent l’hommage aux classiques japonais et en même temps on dirait un mélange d’une craie sur le tableau noire et d’un riff de guitare électrique…Alors déjà qu’on a droit à deux grosses mites géantes qui font plus mécha qu’organique, il ne faut pas pousser.

Donc l’effet Godzilla est un soufflé qui tombe à plat si ce n’est que visuellement il est édifiant et à s’en décrocher la mâchoire. Et puis on s’en fout qu’il pèse 20 tonnes de plus que le lézard nippon. Il a dû faire un arrêt chez Burger King…1000 fois !

Si je me tourne du côté des personnages j’ai envie de rire. Un rire nerveux et sarcastique à base de : « mais on se fout d’ma gueule ?!!! »

Non parce que quand on a des acteurs capables du meilleur, pourquoi leur faire jouer le pire? Vides et manquant cruellement d’intérêts ils ne sont que de pauvres pantins qui s’agitent en attendant le feux d’artifice qui ne viendra jamais. Déjà que Godzilla, star supposée du film, fait office de figurant on nous colle en plus le pire héros du cinéma hollywoodien.

godzilla_screan_2014

Un jeune père de famille militaire, qui reproche à son propre paternel de ne pas s’être occupé de lui quand moman est morte et qui aujourd’hui, fais la promesse à son fils d’être là à son réveil et se barre comme un voleur dans la nuit. Genre tu pouvais pas attendre le lendemain pour aller sortir ton père de prison à Tokyo ??? NON ! Il fallait ABSOLUMENT que tu partes dans le quart d’heure sans honorer ta gentille blonde qui a fait couin couin dans le bain toute seule pendant des mois et en traumatisant encore plus ton gosse qui a déjà de grave problème de confiance ! Ah bravo le padré ! Mais s’il n’y avait que ça. Le personnage d’Aaron Taylor-Johnson n’a aucune personnalité et s’il est du début à la fin c’est uniquement parce qu’il est le héros. Il est au Japon : les grosses bébêtes attaquent. Il est à Hawaï : les grosses bébêtes attaquent. Il arrive enfin à San Francisco : oui ben vous avez pigé ! Donc où qu’il soit c’est la merde et des milliers de personnes meurent. Solution : tire toi une balle ou remet ton karma en question. Mais non c’est le héros et il est beau gosse en plus, donc on va lui faire traverser toute une séries d’épreuves toutes plus ouf les unes que les autres et il va tout réussir parce qu’il est fort, intelligent, bien entouré, chanceux…le héros ! Mais attention, humbles lecteurs (et lectrices) si je peux comprendre l’intérêt d’un personnage central bien que très mal utilisé et écrit sur un coton tige, j’ai trouvé un personnage des plus inutiles. Il obtient même la palme d’or toute catégorie du « mais qu’est-ce qu’elle fout là ? » oui car il s’agit d’une femme. J’ai nommé Sally Hawkins. Déjà que je ne peux pas piffer sa tronche, je dois tout de même admettre que c’est une très bonne comédienne qui a su varier les registres à travers une carrière somme toute discrète mais impeccable. Mais là, dans Godzilla 2.0 elle trimballe juste sa carcasse cadavérique et tronche peinturlurée comme un camion de fête foraine derrière un Ken Watanabe vénérateur du lézard tout puissant. Elle. Ne. Sert. À. Rien. Elle prend juste de la place sur l’écran et dit des mots qui ne sont que des répétitions de ceux prononcés par le jap du coin ou alors des « yes sir ». MAIS ON SE FOUT DE MA GUEULE !

ken-watanabe & Sally-hawkins

Ton film s’appelle Godzilla. Tu nous promets un retour aux sources (comprendre : Godzilla est méchant comme dans le TOUT PREMIER) mais en fait tu nous pond une bouse lente au possible avec des protagonistes aussi consistants que les Teletubbies (la couleur en moins) avec 3 pauvres scènes d’actions incohérente et en plus Godzilla se trouve être le garant de l’équilibre naturel (dans le 2 il ira sauver les ours polaires contre la fonte des glaciers ou les abeilles en Ardèche) et qu’au final il crache une sorte de rayon gamma de la mort pour terrasser les mites géantes, emballez c’est pesé ET T’AS ATTENDU 2H POUR NOUS MONTRER ÇA ???!!!

Non mais là on me tend une perche aussi. On me force à kiffer Jamiroquai qui chante sur des carcasses de bagnoles dans un New York ravagé par de grosses pattounes écailleuses ! Et encore une fois on crie au génie, à la merveille, au retour aux sources. NON ! Tu me montres un Godzilla revanchard qui en a marre de la connerie humaine et qui zigouille tout le monde because he can et là je dis oui ! Mais toi, Gareth, tu m’envois de l’obèse qui met trois plombes a lever la queue, sauve les cons, et s’en va sans même un regard en arrière tellement il est grave cool et en plus le héros a droit à un happy ending parce que c’est le héros et que le héros il s’en sort toujours bien blablabla. Merde !

Aaron Taylor-Johnson

Je m’en vais dans ma Doloreane et je retourne en 1998 où Godzilla protégait ses petits contre la vermine humaine et où Matthew Broderick tombait amoureux d’un lézard géant. Godzilla par Emmerich ou mon premier délire fury qui au moins était fun et avait le bon goût d’utiliser une star française (Jean Reno) comme il faut ! Na !

Note : et ne me lancez pas sur une comparaison Godzilla/Pacific Rim parce que là je serais aussi dense et furieuse que R.R Martin !

godzilla_by_grievousgeneral

Il y a 17 Commentaires.

  1. Mais tellement !
    J’adore la version de 1998 je ne sais pas pourquoi les gens en disent tant de mal !!!
    Bon faudra quand même que je vois celui-ci mais je pense qu’après un Pacific Rim ultra dynamique les gens sont blasés des films de gros monstres…

  2. Mais surtout il n’a pas lieu de comparer les deux films. Ça n’a juste rien à voir ! Je suis contente de voir qu’il y a d’autres personnes qui assument leur amour pour la version Emmerich parce que j’ai l’impression (quand je discute avec des collègues ou spectateurs) que c’est limite un pêché de dire que la nouvelle version pue du fion XD

  3. Il faut voir celui là pour vraiment dire quoi que ce soit, c’est sûr que la comparaison ne doit pas avoir lieu car il y a bien 16 années de décalage !
    Il y en a même qui connaissent pas la première version donc pour le moment No comment

  4. Disons qu’au tout premier Godzilla à la belle époque du noir et blanc, le lézard géant n’était pas le héros de la nation. Là en 2014 il est le grand défenseur de la nature, le gérant de l’équilibre des force, une sorte de José Bové atomisé en somme

  5. Do
    15:11 3 juin 2014

    Furry et pas fury 🙂

  6. Cet avis a le mérite d’être clair 🙂 Je n’ai pas encore vu le nouveau opus et je ne sais pas pourquoi je ne me presse pas, sans doute par peur d’être déçu…

  7. J’ai trop rigoler en lisant ton coup de gueule « José Bové atomisé en somme » trop fort
    Enfin je suis convaincu par ton lynchage et passerai le mot dans mon entourage
    ce qui veut dire partager l’article sur FB

  8. Après tout ceci n’est que mon humble avis mais j’en avais un peu marre qu’on me regarde comme une créature des marais quand j’ai dis que CE Godzilla (le film, pas la bête) était nul et qu’au moins celui de Emmerich m’avait amusé (et tiré la petite larme à l’époque) ! Merci pour le partage les gens, répandez la bonne parole et assumez vos goûts (aussi particulier soient-ils ^^)

  9. Mais tellement
    J’adore la version de 1998 je ne sais pas pourquoi les gens en disent tant de mal !!
    Bon faudra quand même que je vois celui ci mais je pense qu’après un Pacific Rim ultra dynamique les gens sont blasés des films de gros monstres

  10. Yes d’un côté nostalgique tous a fait d’accord avec toi, d’un autre côté j’imagine que les effets spéciaux sur cette dernière version soient un peu plus voir trop différente du premier point de vue articulation du monstre et autre

  11. « José Bové atomisé en somme » Au faite où il es passer ce dernier ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu aux info ?

  12. J’ai trop rigoler en lisant ton coup de gueule « José Bové atomisé en somme » trop fort
    Enfin je suis convaincu par ton lynchage et passerai le mot dans mon entourage

  13. Oh ben il est vivant le Jojo ! J’ai vu sa photo dans le Direct Matin et ce n’était pas dans la rubrique nécro ^^ Niveau effet spéciaux le nouveau Godzi est splendide, c’est certains mais ça ne suffit pas à sauver le film

  14. il me tarde de le voir ce film j’ai vu la bande d’annonce et je pense qu’il va être cool au cinoch et meme en dvd je vais le voir dès que je peux , un bon film d’action , ça va être pas mal .

  15. J’aime les films d’action.
    Merci pour toutes ces infos.

  16. AwReel
    4:07 27 août 2014

    Je viens de voir la version 2.0 bah, je suis entièrement d’accord avec toi, c’est lent, ennuyant et surtout c’est pas Godzilla ! Autant celui de 98 avait vraiment une tête de méchant, une look d’enfer, bref il en imposait, celui là ressemble à un lézard obèse une tête aussi grosse qu’une tête d’épingle et son « rayon gamma » qui met 3h à sortir de sa bouche, il a plus un look de peluche que de monstre.
    Sur l’affiche il y a bien écrit Godzilla, mais on le voie quasiment pas.
    Comparé a la version de 98 il a pris grandis de 3km et 500 tonnes pourtant la moindre balle de fusil lui fait mal … Mais c’est quoi ce lézard en mousse (celui de 98 ce prenait des missiles d’hélicoptère sans broncher) !!!!
    Après les ennemis … bon honnêtement ont nous aurais dit « ce sont des robots qui ont eu un bug et qui attaque l’humanité » j’y aurais cru tout autant.
    Le premier meure écrasé dans un immeuble par la queue de Gordzilla … et le deuxième par un bisous a la Godzilla version Laser gamma, on a l’impression que ça sens le manque de budget, une fin rapide car les effets spéciaux ça coûte chère !
    Bref un film qui ce regarde mais qui restera pas dans les mémoires, peu être le prochain fera comme pour la serie de film  » starship troopers  » ou pour le 3eme film il on tous simplement décidé de ne pas compté le 2eme film comme une suite au premier mais comme un épisode a part, par ce que la voir un Godzilla dans le monde des Bisounours c’es vraiment MOCHE

  17. Ryuzaky
    23:14 16 mars 2017

    Alors je respecte les deux version mais je suis plus du cote de godzilla 2014 que l’autre
    Vous vous moquer du hurlements de godzilla 2014 sans même savoir comment il a été fait car le bruit de godzilla a été fait a partir de frottements de métal rugissement de lion d’animaux et du crie original de godzilla ce qui fait un son inaudible et pour le physique de godzilla 2014 vous ete con? A la base godzilla représente la destruction la furie d’une bonne et des armes nucléaire et celui de 2014 représente ça a merveille

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