[Cinéma] La planète des singes : l’affrontement

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C’était non sans un certain enthousiasme que je me suis rendu au cinéma ce mardi afin de voir en avant-première la suite de « LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES », sobrement sous titré « L’AFFRONTEMENT ». En effet, ayant totalement adhéré à l’ambiance du reboot de la célèbre saga, où James Franco (Harry Osborn dans Spiderman), jouait de concert avec Andy Serkis (Le capitaine Haddock dans Tintin et le Secret de la Licorne, Gollum dans Le Seigneur des Anneaux), et des effets spéciaux plus que convaincant pour donner un film acclamé par le public et la critique, je ne pouvais qu’être intéressé par la suite.

Et en ressortant de la salle, je n’étais vraiment pas déçu. Les jeux d’Andy Serkis (qui reprend donc le rôle de César) et de Jason Clark (jouant Malcolm, le gentil humain), sont plutôt convaincants (surtout Andy Serkis, qui adopte la posture de singe à merveille). Gary Oldman est comme à son habitude au top de sa forme, même si in fine nous ne le verrons que globalement un quart d’heure à l’écran. Le scénario est bien sûr prévisible, même s’il peut faire réfléchir par rapport aux différents conflits actuellement en cours dans le monde, et aux incidents ayant eu lieu il y a quelques années. Les effets spéciaux et la motion capture sont très réussis et la ressemblance des singes avec la réalité commence même à devenir inquiétante, mais c’est un autre débat. La musique quant à elle passe inaperçu, elle fait son travail sans pour autant être remarquable.

la planete des singes 2014

L’action prend place dix ans après le premier film, où le virus développé dans celui-ci a anéanti la majorité de la planète, et où l’un des derniers refuges d’humains se situe très (trop) près de « la maison de César », où il vit avec tout son peuple. La rencontre entre les deux races sera au premier abord violente et infructueuse, mais qui finalement, grâce à la bonté de César, pourra s’améliorer. C’était sans compter su Koba, le singe de laboratoire du premier film, qui essaiera tant bien que mal de dissuader César de coopérer avec les humains. On retrouve donc, à l’instar des films originaux, l’analogie César/Koba et Luther King/Malcolm X, l’un voulant la paix entre les peuples, l’autre un affrontement belliqueux. Tout ceci donne donc lieu à des scènes d’actions bien dosées dans leur longueur, efficaces et contenant tout de même des clés du scénario.
La deuxième lecture du scénario est plus poussive et ne veut bien se dévoiler qu’à ceux qui auront le courage de s’y intéresser, pouvant aussi bien faire référence au drame de septembre 2001 qu’au conflit Israélo-Palestinien. En effet, le peuple simien opprimé depuis des décennies par les hommes, utilisé dans les laboratoires et comme bêtes de foire, arrive enfin à reprendre le dessus, et à imposer ce qu’il veut, au dépend de l’autre peuple. Pour le côté terroriste du 11 septembre, je vous laisserai découvrir par vous même qui fait quoi et comment.

Pour en revenir à mon humble avis, les deux heures de film sont très bien utilisées et je n’ai pas eu l’impression de m’ennuyer, ni de trouver le film long à un moment donné. Il y a presque toujours quelque chose apportant au déroulement de l’histoire, et même si la fin est prévisible, c’est vraiment avec plaisir que l’on se laisse porter par le réalisme bluffant des singes. S’il y a bien un point noir au tableau, c’est de m’avoir fait payer 2€ que je ne reverrai jamais dans la 3D, qui n’apporte rien au film, et malheureusement, aucune version numérique ne semble disponible.

J’espère pouvoir vous donner rendez-vous pour le troisième morceau de la trilogie, et dans un futur plus proche, Expandables 3 !

Thibextra