Astujeux, le jeu de société de poche vintage

Le vintage est à la mode. Les années 80 et 90 ont fait leur grand retour et avec elles une succession de jeux vidéo, dessins animés, chansons, fringues et objets de collection en tous genres. Alors pourquoi pas aussi du côté des jeux de société ?   Avouons-le, en 1980, les jeux de société se résumaient à de longues parties de “Monopoly”, “Destin, le jeu de la vie” et “Bonne Paye” pour les plus grands, et “Docteur Maboule”, “Piqu’puces” et “Dix de chute” pour les plus petits. Si quelques jeux innovants ont quand même marqué les esprits (je pense à Hôtel, Les Mystères de Pékin et Intrigues à Venise notamment), ce sont surtout les entreprises phares de l’époque que l’on retient aujourd’hui : MB et Mattel tout particulièrement.

Combien d'heures ai-je perdu grâce à ce jeu sans jamais en voir le bout?

Combien d’heures ai-je perdu grâce à ce jeu sans jamais en voir le bout?

Hélas (à moins que ce ne soit une bonne chose vu l’évolution très positive des jeux actuels ?), le jeu de société a subi une crise liée à l’essor du jeu vidéo dans les années 90. Pourtant, un tout petit peu avant cela, on a pu assister à la création de jeux de société format poche ou voyage, qui furent bien pratiques lors des longs trajets en voiture sur la route des vacances (surtout pour Papa et Maman). L’un d’eux, qui n’est pas forcément le plus connu, se trouvait dans l’un de mes vieux coffres à jouets et c’est donc de ce dernier (et de la collection qui l’accompagnait) dont il est question aujourd’hui : les Astujeux.

Astujeu avec sa notice et son look rétro

Astujeu avec sa notice et son look rétro

Créés en 1987 par MB (entreprise de Milton Bradley), les Astujeux se présentent sous la forme d’une cassette en plastique, généralement (mais pas toujours) de couleur vive, et composés d’une plateau de jeu dépliant, de petits jetons aimantés (rangés dans une petite cache) et d’un système ingénieux de dés intégrés (appelé « dual spinner »). Si un tel choix esthétique peut paraître étonnant, c’est aussi la raison de son succès à l’époque : on peut le transporter partout, sans risque de faire tomber les pions pendant le jeu, il est léger et fun. Malheureusement, il existe assez peu d’informations concernant cette gamme : on en recense plus d’une vingtaine aujourd’hui, pas tous traduits en français. L’un d’eux a même connu une adaptation à partir d’une licence bien connue : les Tortues Ninjas. Le plus connu, « Pôle Position », est sans doute plus facile à trouver sur le marché de l’occasion et s’adressait probablement davantage à une clientèle masculine, tandis que le mien, dans ses tons roses et pastels, « Shopping Folies », s’adressait sûrement plus à des joueuses (que veut-on, les stéréotypes ont la vie dure). Ces jeux étaient conçus pour 2 à 4 joueurs, en fonction des règles. Si les pions étaient de 4 couleurs différentes : 4 joueurs max. Si les pions étaient par pairs de couleurs : 2 joueurs max.

Dans Shopping folies, jeu pour 2 joueurs donc, l’objectif était de dépenser un maximum d’argent et d’être le premier à se retrouver « broke », c’est-à-dire « fauché » mais sans doute heureux de tous vos nouveaux achats. L’un de vos deux pions servait à tenir compte de vos dépenses sur une petite échelle, tandis que le second indiquait votre position dans le centre commercial. A votre tour, il vous suffisait d’actionner la molette située sur la cassette et le résultat de la « double girouette » vous donnait respectivement : le magasin ciblé à visiter et le nombre de pas à effectuer dans sa direction. Si vous y parveniez, vous perdiez illico le nombre de dollars indiqué sur la case du magasin. Quelques petites cases spéciales venaient pimenter le tout et le tour était joué. Simple mais efficace. Aujourd’hui, en dehors de quelques exceptions que sont les « cocktail games », on assiste plutôt à l’effet inverse : des boîtes de plus en plus grosses (qui prennent une place de fou chez moi et qui font râler mademoiselle) pour des contenus parfois… un peu légers. Comme quoi, un bon jeu n’a pas nécessairement besoin de se parer de si beaux atours.

Shopping Foliiiiiiiies

Shopping Foliiiiiiiies

 

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laurance
laurance
28 juillet 2014 12:18

J’avoue que j’ai bien jouer au Monopoly et des fois j’y joue encore mais les Astujeux je ne connais pas du tout ? Bon je suis de la génération de 76 donc je ne sais pas si c’est de l’époque

andrew redstone
andrew redstone
29 juillet 2014 9:43

Oooooh oui les astujeux ! Je me soiviens de ca avec la petite molette qui faisais tourner les roues dentées ! Je suis sur qu en fouillant chez moi j en retrouverai xD

debora
debora
29 juillet 2014 11:58

MB avait eu la bonne idée de condenser un jeu de société au format cassette audio (le top du son de l’époque ;-)( années 80) dans un système astucieux de pliage, j’étais quand a moi aussi addicted to Monopoly

momolamachine
momolamachine
10 août 2014 11:08

J’ai moi aussi, comme beaucoup ici je pense, passé de nombreuses heures sur ces jeux de sociétés. C’était vraiment le top lors de nos repas de familles, durant les fêtes de Noël …
Il est vrai qu’avec l’essor des JV, ces jeux se sont un peu perdus (meme beaucoup). Il suffit de voir que les petites d’aujourd’hui jouent déjà tout petit aux JV plutôt qu’à ces jeux de sociétés. Cela est bien dommage. La génération d’aujourd’hui est plus à plaindre que celle d’il y a quelques années, enfin ce n’est la que mon avis.

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modem 56k
modem 56k
24 août 2014 19:57

C’est vraiment intéressant de voir tout ces jeux de société regroupés en 1!

monavis
monavis
16 août 2015 7:09

Le bon vieux temps des jeux de société comme le monopoly, quelle nostalgie!
J’aimais encore les réunions de famille à cette époque là, décidément les temps changent, lol !

Océane
Océane
14 mars 2016 19:02

Si aujourd’hui les jeux vidéos nous accaparent, je reste nostalgique d’une certaine époque, celle du Monopoly, du 1000 bornes, et des interminables parties de Risk. Les jeux de société,ça manque quand on y pense.

Niais
Niais
7 juillet 2016 12:26

D’une certaine manière j’aurai tendance à penser comme Océane, mais de nos jours les progrès sont tellement hallucinants qu’il y a de quoi être fasciné. Un peu comme un puceau qui découvrirait les plaisirs de l’amour si vous me permettez la parabole.
😉