Dark Souls – Total zombies

Le mois dernier (notez à quel point ma vie sociale est riche, pour avoir mis autant de temps à poster ici), AMHA a été invité à l’avant-première d’un film franco-norvégien prometteur : Dark Souls.

Forcément, y avait des zombies dans l’histoire. Forcément, je me suis précipitée au Cinéma des Cinéastes, à minuit.

Synopsis : Une jeune fille, Johanna Ravn, est le jogging dans les bois, quand elle est soudainement attaqué par un homme dans une combinaison orange. Son agresseur exercices un trou dans son crâne et sa laisse pour mort. Quand la police appelle le père de Johanna, Morten Ravn, pour lui demander d’identifier le corps de sa fille à la morgue eux qu’elle raconte, je viens d’arriver et est assis en face de son PC … Mais quelque chose cloche avec Johanna. Huile noire coule de ses yeux et le seul message qu’elle est capable de taper sur son écran est un long cri de l’aide. Et elle n’est pas seule. Dans toute la ville, les gens sont attaqués par des hommes vêtus de combinaisons orange avec des perceuses électriques. Les victimes souffrent de tous les symptômes de la même, avec leur corps se désintègre lentement en face de leurs proches. Frustré par le manque de résultats de la police locale, Morten il prend lui-même chargé d’enquêter sur les attaques et les pistes du tueur de retour à la cachette usine de fabrication de l’histoire isolée dans WHERE je découvre les secrets derrière l’Commence à des agressions et reconstituer les mystères entourant le tueur. L’avidité impitoyable et la dévastation écologique de l’industrie pétrolière forment la toile de fond de Dark Souls, un hommage d’horreur satirique et élégant qui utilisent comme un tremplin pour les IST originale sur le genre.

Oh, pardon : pour ceux qui auraient lu le résumé du film, en entier, j’ai copié/collé bêtement la chose depuis Wikipédia… Je n’avais pas réalisé qu’un certain internaute s’est dit que Google Trad’ devait pas être si mauvais traducteur après tout.

Bref, je laisse ce synopsis parce qu’il reste compréhensible, et surtout très drôle.

Affiche du film "Dark Souls"Image du film Dark Souls 01

Dark Souls(Mørke Sjeler) est un film d’horreur satirique, écrit et réalisé par César Ducasse et Mathieu Péteul et sortie pour la première fois, sur les écrans norvégiens, en janvier 2011.

L’avant-première française du film se déroulait dans le cadre du 29ème festival du film d’environnement.
Avant de lâcher les zombies, les réalisateurs de Dark Souls et l’organisatrice/porte-parole (?) du festival sont arrivés dans la salle, le visage couvert par des masques à gaz. Ils les ont retiré rapidement : apparemment, on respire mal dans ces trucs. Ça plairait à Tyler Durden et à sa philosophie du “oxygen makes you high“, nous ne sommes que des bœufs qu’on mène à l’abattoir avec une “illusion de sécurité”.

Revenons à nos morts, Dark Souls a été tourné sur plusieurs années : quand les réalisateurs avaient une rentrée d’argent, ils filmaient. Selon la disponibilité des acteurs, des lieux et de “oh, chouette, on a suffisamment de blé pour louer un bout de jardin et un câble !”.

Si je précise ça, c’est parce que ça se ressent en regardant le résultat.

Le film est inégal, les scènes esthétiquement bien foutues et intelligemment orchestrées chevauchent les passages peut-être bâclés qui laissent un arrière-goût, tour à tour, d’inachevé, de “trop”, de “pas assez”, de “mais pourquoi n’a-t-on pas oscarisé ce type ?” (on la sent ma frustration post-The Artist me gave ?).

Oui, parce que le film a un atout majeur : l’un de ses acteurs qui réussit à nous foutre la chair de poule anémiée tout en nous donnant envie de lui servir du thé révérencieusement.
Gustav-Adolf Hegh, malheureusement décédé fin 2010 (un peu après la fin du tournage) et introuvable sur Google Images.
Et c’est bien dommage parce que l’homme possède l’horreur et la classe des Gentlemen dans Buffy, mais en vrai.

Les Gentlemen dans Buffy
Mais je m’égare.
J’oublie de vous dire que, malgré ses nombreux défauts, Dark Souls est un bon film. Malgré sa portée écologique (le pétrole, ça fait pas du bien en masque anti-âge), Dark Souls n’est pas chiant. Malgré l’enchaînement irrégulier de ses scènes, l’association étonnante de ses acteurs (Morten Rudå, son acteur principal, est très bon; d’autres beaucoup moins, pour être démagogue), Dark Souls est intéressant. On veut aller jusqu’au bout, voir tout ce que ses auteurs ont voulu montrer, deviner tout ce qu’ils n’ont pas pu dire.

Pour conclure, je supplie les grands et bons producteurs de ce monde de filer un bon budget à César Ducasse et Mathieu Péteul pour qu’ils nous pondent un putain de film, tourné en une fois, avec les acteurs qu’ils auront choisis et de nouveau en Norvège, si le pays leur plaît toujours.
Je vous conseille ces zombies remplis de bile noire
mais avertit les spectateurs que vous êtes que ce n’est pas un film parfait et qu’il demande un regard ouvert pour l’apprécier.

J’ajouterai que c’était ma première avant-première (c’est français ? ah ben oui…) et que j’aimerai vos avis : est-ce que les spectateurs de ce type d’évènements sont toujours aussi…hum…simples ?

Dumbass Demotivational Poster
Questions de la populasse aux réalisateurs :

– Et vous avez tourné en Norvège parce que vous aviez pas assez de budget ? J’veux dire…ça doit être moins cher de filmer là-bas, non ?
*Norvège, dans le top 10 des pays du tiers-monde, c’est bien connu.*

– Et c’est quoi le liquide qu’il prend dans leur crânes ? C’est un truc qu’on a tous dans le crâne ou ça veut dire autre chose ?
“Euh ben, c’est le liquide céphalo-rachidien et on voulait faire une métaphore. Il collecte leurs âmes en fait. Mais je sais pas, c’était peut-être pas assez clair…haha…”
– Ben si vous expliquez pas aussi…
*L’homme affirme sa connerie alors que le réal’ essaie de la faire passer pour une vraie curiosité intellectuelle.*

Notons que le deuxième spectateur sus-mentionné portait un foulard de bobo et une tenue très intello-grunge (veste pseudo-rapiécée, chemise à moitié sorti du pantalon, mèche un peu crado, la quarantaine…). Comme quoi, l’habit(e), le moine, tout ça…

C’est toujours comme ça ? J’avais l’impression de retourner au collège, avec les “camarades” de classe qui posent des questions genre “faut nous prendre pour des cons, madame, et vous excuser de nous parler comme à des humains, sinon je vais l’dire à ma mère, hein !”

Sources : Wikipedia.org; imdb.com

Sarah Mone

Cinéphile/Nanarphage, adepte des connaissances multiples, à 23 ans j'ai décidé d'apprendre une dizaine de langues différentes afin de succéder dignement à Maître Capello (pour m'y aider, on m'a offert deux Bescherelle à Noël).

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