After Earth

Yo les gens ! Il y a deux semaines, je me présentais, le Bison, humblement avec ma critique sur AMHA. Après Fast and Furious 6, je me disais que la prochaine critique que je publierais serait celle d’un film qui, selon moi, en vaudrait la peine et que je serais content de vous “conseiller” pour votre week-end. Aussi me suis-je cordialement jeter sur After Earth, avec Will et Jaden Smith en tête d’affiche. C’est en arrivant devant le cinéma que le nom du réalisateur, Night Shyamalan, écrit en gros sur l’affiche, a commencé à me donner des sueurs froides…

After Earth

La Terre, cette hostile planète…

(cf. Allociné.fr) Après un atterrissage forcé, Kitai Raige et son père, Cypher, se retrouvent sur Terre, mille ans après que l’humanité a été obligée d’évacuer la planète, chassée par des événements cataclysmiques. Cypher est grièvement blessé, et Kitai s’engage dans un périple à haut risque pour signaler leur présence et demander de l’aide. Il va explorer des lieux inconnus, affronter les espèces animales qui ont évolué et dominent à présent la planète, et combattre une créature extraterrestre redoutable qui s’est échappée au moment du crash. Pour avoir une chance de rentrer chez eux, père et fils vont devoir apprendre à œuvrer ensemble et à se faire confiance…

Mais qui les a envoyés là-bas?

Comme je l’ai dit dans ma petite intro, le nom de ce réalisateur est synonyme pour moi de sueurs froides. OVNI du cinéma, mais, selon moi, pas dans le bon sens du terme, Night Shyamalan est l’un des plus mauvais réalisateurs rentables d’Hollywood. Et je pense qu’en faisant un petit background check cinématographique du monsieur, vous comprendrez mieux mon avis. Si on peut considérer Unbreakable et Sixth Sense comme de bons films et que l’on accepte potentiellement que Signs soit regardable le dimanche après-midi au fond de sa couette, que dire du reste? Je parle de The Happening et The Last Airbender, pour parler des pires, histoire que vous vous rendiez compte de l’étendue du problème. Parce que je tiens à dire que TLA fait partie de mes plus grandes déceptions de ces 5 dernières années. Mais le problème, pour nous public, c’est que pour les financiers, ce type est carré, dans la mesure où aucun de ces films, à part Lady in the Water, n’ont été des échecs commerciaux. Du coup, ils n’ont pas peur de lui confier des projets. Je pense qu’à présent, même les sceptiques comprendront mon point de vue…

We are family (sur un rythme connu)…

A l’affiche de cette grosse production, on a Will et Jaden Smith… et des figurants. Surprenant, hein? En même temps, Sophie Okonedo (Hotel Rwanda, The Secret life of Bees), Glenn Morshower (saga Transformers, Le Stratège) ou même la très jolie Zoé Kravitz, présents au casting, sont, sans méchanceté, des seconds couteaux du cinéma américains, faut pas se leurrer. Donc, on a Will et Jaden qui nous offre de nouveau une prestation père-fils à l’écran, après l’émouvant et mémorable The Pursuit of Happyness. Du coup, le jeune Smith bénéficie ici du soutien direct de son père, après une honnête prestation dans The Karate Kid. Mais cela suffit-il?
Pas besoin de revenir sur la carrière de Will Smith pour reconnaître son talent d’acteur, de la comédie à l’action, en passant par le drame, il a quasiment tout joué, avec plus ou moins de brio, mais avec le succès qu’on lui attribue. Or, plus qu’un simple rôle d’acteur, on peut tout à fait penser qu’il a aussi un rôle de guide dans ce long métrage, ce qui rend, peut-être, l’exercice plus difficile.

After Earth #2

Et après la Terre, ‘y a quoi?

Il y a un sentiment d’arnaque. Ou presque. Parce que quand tu te rappelles qui est le réalisateur, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même d’avoir foutu les pieds dans la salle. Mais allons-y pas-à-pas.
La performance d’un acteur à l’écran est, à mon sens, autant le résultat de la qualité de son jeu que de la capacité du réalisateur à le diriger. Prenant cela en considération, ainsi que les prestations précédentes des acteurs à l’écran, on se peut se poser des questions sur l’effet recherché. Dans ce rôle de soldat dénué de peur, Smith semble mécanique, un robot à apparence humaine ne laissant transparaître aucune émotion ou presque. L’effet dramatique en prend un coup et on ne ressent rien non plus pour ce père qui, blessé et immobilisé dans le vaisseau, doit aider son fils qu’il connait si peu. Smith junior, pour sa part, semble se battre avec ce qu’on lui donne et surjoue les scènes dramatiques d’interaction père-fils, au point où ça en deviendrait presque énervant. Pourquoi? Parce que le reste du temps, il est convaincant dans ce rôle d’adolescent qui veut prouver sa valeur à son père. En bref, on est face à deux acteurs à fort potentiel, mais franchement sous-utilisés. Imaginez Usain Bolt courir le 100m en plus de 9 secondes et demi. Là, vous comprenez mieux? Quelle déception…

En ce qui concerne le scénario, pas grand-chose à en dire. C’est le genre de film dont vous connaissez la fin après les 15-20 premières minutes, mais dont vous espérez trouver un intérêt dans la façon dont le sujet y sera abordé. Et dans le cas présent, j’ai été déçu par une certaine facilité dans le traitement dudit sujet. Sans qu’il soit trop simple, il manque de surprise, de suspense. Vraiment pas grand-chose à dire…

Bon, maintenant, occupons-nous de la réalisation. Mr Shyamalan, signe une meilleure copie que ces précédents navets TLA et The Happening. En même temps, c’était franchement pas dur.
S’il semble qu’il y est de nouveau un message écologique dans ce film, ce dernier est montré avec une nouvelle approche, dans laquelle la planète entière est devenue hostile à l’être humain. Ce qui est somme toute un point positif. En termes de décors, on n’est certes pas sur Pandora, mais à quelques détails près, on s’en approche pas mal. C’est beau, les lumières sont bien gérées – encore heureux – mais, il est vrai dès que l’on se retrouve dans un plan “ouvert”, l’œil attentif pinaillera sur la qualité du paysage.

Maintenant, parlons du rythme. Pour faire court, on se fait chi**. On regarde sa montre plusieurs fois, on soupire de lassitude… enfin bref, on trouve le temps long, alors que le film ne dure que 1h40, crédits inclus. Pourtant, on n’y retrouve pas vraiment ces longueurs narratives, fréquentes aux films avec un ou deux personnages, ces longues scènes où l’action n’est pas vraiment intéressante mais que le réalisateur a jugé essentiel de mettre là. Là, les longueurs se situent limites pendant les scènes d’action. Un comble !

Au final, les quelques points positifs du film se retrouvent tous recouverts par une chape d’éléments décevants. Pour le ciné du samedi soir, on passera. Pour le film du dimanche soir, après le journal, peut-être…

En Résumé

Titre : After Earth
Casting : Will Smith, Jaden Smith…
Réalisateur : Night Shyamalan
Story : On s’est barré de la Terre il y a 1000 ans parce qu’on a pourri la planète. Vu que c’est super dangereux maintenant, ben c’est la qu’on s’écrase. Pendant que Papa, blessé tient la piaule, le fiston va gambader sur un terrain super hostile pour aller chercher de l’aide. De bonnes vacances en fin de compte…
Note : ***** (Parce que je peux pas mettre de 1/2 étoile…)

https://youtube.com/watch?v=CZIt20emgLY%3F0

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  • After Earth #3