Eminem : The Marshall Mathers LP2, la fin d’une saga

Guess who’s back ? Back again ! Shady’s back. Tell your friends !

Eminem Gif - Shady's back

3 ans après son dernier album solo (Recovery en 2010, puis Hell : The Sequel en collaboration avec Royce da 5’9 en 2011), Eminem revient et en forme dans The Marshall Mathers LP2. Vous retrouverez dans cet article un résumé des chansons de cet album.

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Annoncé depuis le milieu de 2012, The MMLP2 est présenté par le rappeur comme une revisite de son deuxième album solo The Marshall Mathers LP sorti en 2001. Cet opus se veut être un hymne au hip hop des années 90 (voire même 80), celui des samples et des scratchs sur de vraies platines.

The Marshall Mathers LP2 est donc sorti le 5 novembre dernier. L’album d’un artiste comme Eminem est toujours très attendu et le fait de l’appeler MMLP2 comme pour noter une suite à son classique du début des années 2000 ajoute une certaine pression supplémentaire. Et même s’il a leak (fuité) une semaine plutôt, c’est l’album qui a connu le plus de précommandes et de ventes digitales depuis l’invention de l’informatique et d’internet (rien que ça !)

Ceux qui connaissent l’homme savent qu’il tient rarement des interviews, et pourtant il était en France ces derniers jours pour tenir des entretiens avec les medias francophones. M6, Canal+, Skyrock. NRJ,… Tout le monde s’arrachait le Slim Shady.

Difficile de faire mieux ou de faire oublier des titres tels que Stan, The Real Slim Shady ou The Way I Am (ou encore Drug Ballad, pour votre serviteur). Mais ce n’est pas ce que veut Eminem qui pense y apporter un complément. En effet, tout au long de l’album on retrouve des clins d’oeil à ses anciennes chansons, que ça soit dans les thèmes, les samples ou simplement en citant des paroles.

  • Bad Guy :

L’album ouvre sur cette chanson qui a mis tout le monde d’accord dès le départ. Au premier couplet, on s’aperçoit qu’Eminem interprète un personnage mais on ne sait pas tout à fait qui. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’on se rend compte que Bad Guy est la suite de Stan (issue de MMLP où un fan(atique) écrivait à Eminem qui ne recevait pas ces courriers). Eminem parle à la place de Matthew, le petit frère de Stan, décédé à la fin de la 1ère chanson en se suicidant en jetant sa voiture du haut d’un pont, avec sa femme enceinte dans le coffre. Cette fois, Matthew kidnappe Eminem pour venger la mort de son frère. On y retrouve bien entendu plusieurs clins d’oeil, notamment à la fin, où Matthew enferme le rappeur dans le coffre de sa voiture et se dirige vers un pont. Au final la boucle est bouclée : Eminem est tué par le petit frère de celui qui s’est tué par sa faute.

Moment clé : La deuxième partie de la chanson qui est légèrement différente. L’instru devient plus sombre car Eminem donne la parole à ses vrais sentiments, ses peurs et aux critiques qu’il se fait et qu’il a reçu.

  • Parking Lot :

Ce skit (sketch) est la suite du début de la chanson Criminal de MMLP où Eminem (ou plutôt Slim Shady ici) fait un hold up dans une banque alors que Dr Dre l’attend en voiture. Dans la suite, Slim tue la femme au guichet, sort mais Dre prend la fuite car il lui avait demandé de ne tuer personne. Du coup Eminem part en cavale à pied pour tenter d’échapper à la police. Il croise des chiens qu’il élimine à coup de fusil et se marre. Mais il se retrouve bloquer dans un parking et se fait encercler.

Moment clé : Il se suicidera après lancé un dernier “Fuck it !”. Ce n’est pas la première fois qu’il “joue” le suicide dans sa carrière musicale.

  • Rhyme or Reason :

Premier titre de l’album avec un sample rock (hippy 60’s ici, plutôt). Eminem rime sur à peu près tout mais plus particulièrement au sujet de son père puisque dans le sample de Time of the Season de The Zombies dit, dans le refrain “Who’s your daddy ?”.

Moment clé : Eminem imite Maître Yoda à la quasi perfection.

  • So Much Better :

Un peu plus complexe à comprendre. Il s’agit d’un mélange de thèmes utilisés dans 25 To Life (de “Recovery”) et la chanson Kim (de MMLP). Dans 25 To Life, il explique être “condamné” à faire de la musique. Il y est marié mais ce n’est plus vraiment un mariage d’amour, il a littéralement la corde au cou. Du coup, comme dans Kim, il critique et menace sa compagne : ici le hip hop. Il explique qu’elle l’a trompé avec d’autres rappeurs comme Dre, Drake ou encore Lupe Fiasco (avec qui il fait un jeu de mot “français” entre Lupe, “loupé” et “touché”).

Moment clé : La partie chantée avant le troisième couplet :”But fuck it, there’s other fishes in the sea”.

  • Survival :

Titre utilisé pour annoncer l’album au moins d’Août 2013, ainsi que le FPS Call of Duty Ghosts. Avec son flow agressif et les guitares électriques, Eminem nous propose un son qui ressemblre beaucoup à Won’t Back Down, de son précédent album avec Pink. Il explique que quoiqu’il arrive, il restera debout et il continuera à faire ce qu’il aime. Si jamais il devait y avoir une “guerre musicale”, il en serait le survivant.

Moment clé : Le début du troisième couplet : “This is it, it’s what you eat, sleep, piss and shit / Live, breathe, your whole existence just consists of this.”

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  • Legacy :

Chanson préférée de votre serviteur sur cet album. La complexité des rimes, l’instru, le thème, les effets dans la voix du rappeur, le refrain,… Tout est parfait. Eminem parle de ce qu’il a vécu et l’impact que ça a laissé dans sa musique : de son enfance dans les deux premiers couplets jusqu’à son ascension dans le dernier. D’ailleurs, dans ce troisième couplet, il n’y a plus d’effet dans la voix, laissant entendre que l’époque à laquelle il était victimisé (à l’école ET à la maison) est révolue.

Moment clé : Dans le troisième couplet, Eminem reprend le dessus : “Now you shut up bitch, I am talkin’ / Thought I was full of horseshit and now / You fucking worship the ground on which I am walkin'”. Ajoutons que Marshall a écrit les lyrics de cette chanson en gardant les mêmes rimes en “eye”, “aw”, et “in”. Vérifiez par vous mêmes. Même les rimes internes. Du pur génie…

  • Asshole :

Ce titre peut être assimilé à The Way I Am de MMLP. Eminem parle de sa façon d’être face à ses fans, à ses critiques ou même à son entourage. Il s’auto-proclame “Asshole” (trou du cul) pour avoir une si mauvaise attitude.

Moment clé : Début du troisième couplet :”Then scream “ICP IN THIS BITCH, HOW DO FUCKIN MAGNETS WORK?” / Cause you’re attractive, but we ain’t attractable / Hate to be dramatical, but I’m not romantical / I’m makin’ up words you can understandable, It’s tragical / Thinking some magical shit’s gonna happen? That ain’t practical.”, où il en remet une couche en se moquant des Insane Clown Posse et de leur voix.

  • Berzerk :

Premier single de l’album. Sur un sample de The Stroke par Billy Squier, plein de guitares grinçantes, Eminem annonce le retour du rap “à l’ancienne” et de son alter ego Slim Shady. En effet, dans le clip qui accompagne le son, on retrouve un Eminem aux cheveux peroxydés, lui qui avait abandonné cette coiffure quelques années auparavant. Copie assumée des plus grands succès des Beasties Boys, il choisi également leur producteur Rick Rubin qui signe une prod’ qui lui va parfaitement.

Moment clé : Le début du son est bien entendu le moment dominant. La musique commence, Eminem suit derrière et on ressent tout de suite le changement qu’il a voulu opérer en prenant une instru si “old school”.

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  • Rap God :

Pièce maîtresse, voire même chef d’oeuvre technique de l’album, Rap God est une sorte de freestyle de 6 minutes. D’ailleurs Eminem a avoué en interview qu’il l’avait écrit d’un trait, comme un véritable freestyle. Ce son peut être pris comme une réponse direct à Kendrick Lamar et son couplet dans Control où il se proclamait “King of New York” alors qu’il vient de Compton (comme Dre), sur la côte Ouest :”Why be a king, when you can be a god ?”. Tout comme K Dot, Eminem cite des rappeurs qui sont dans le rap game, comme lui. Il cite aussi (enfin sans censure) des paroles qu’il avait dans I’m Back :”When I tried to say I take seven kids from Columbine / Put em all in a line, add an AK-47, a revolver and a nine / See if I get away with it now that I ain’t as big as I was”, pour voir si ça passerait aujourd’hui.

Moment clé : Sur cette instru un peu électro, dans le troisième couplet, Marshall balance ses lyrics en “supersonic speed”. Résultat : 101 mots en 16 secondes.

 

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  • Brainless :

Clin d’oeil évident à Brain Damage de MMLP, Eminem raconte dans le refrain que sa mère lui disait que s’il avait cerveau, il serait dangereux. Alors qu’il admet ne pas avoir de cerveau dans Brain Damage, Marshall reste bien entendu très dangereux. Qu’est ce que ça serait s’il en avait “réellement” un ?

Moment clé : L’intro avec un sample de l’audio du comic book de Batman et Robin. On sait qu’Eminem dévorait des comic books lorsqu’il était gamin. Il parle souvent de superhéros dans ses chansons (on se souvient qu’il jouait un Robin dans le clip de Without Me ou dans la chanson Gatman and Robin avec 50Cent). Dans MMLP2, le superhéro qui revient le plus souvent est Thor. Eminem garde Marvel en éditeur préféré, même s’il lui arrive de mentionner Batman (qui est chez DC Comics). Il a d’ailleurs récemment fait la couverture d’un comic book au côté d’Iron Man, devant sa maison natale. Quelques années plus tôt, une histoire du Punisher avec Eminem en “sidekick” est sortie.

  • Stronger Than I Was :

On y retrouve énormément de références à ses anciennes chansons. Tout d’abord sur la forme : le modèle est le même que Hailie’s Song avec deux couplets chantés un un rappé. Il écrit ensuite de la perspective de Kim, sa femme, qui cherche à répondre à sa chanson éponyme où Eminem parle de la tuer (et passe à l’action).

Moment clé : Toute la chanson en fait… Il laisse une sorte de droit de réponse à une personne qu’il a blessé lourdement pendant longtemps. Même si c’est Eminem qui écrit, on sent que de Kim aurait très bien pu dire toute cela. Par ailleurs, par décision de justice, Marshall n’a pas le droit de citer le nom de “Kim” dans ses paroles, depuis la fameuse chanson de MMLP.

  • The Monster :

Single “commercial” de l’album. Quand la tracklist est sortie, en voyant une collaboration avec Rihanna, nous avons tous pensé à un remake de Love The Way You Lie, mais il n’en est rien. Un peu plus sombre que ces chansons sentimentales, The Monster parle des peurs et des craintes du rappeur. Le “Monstre” ici est principalement la célébrité mais les deux artistes ont appris à vivre avec.

Moment clé : Beaucoup parleront du refrain puissant de sens interprété par Rihanna mais co-écrit par Bebe Rexha et Jon Belion, mais d’autres, comme votre serviteur, ont relevé le “Yodel”, cher au coeur d’Eminem (il en avait déjà fait auparavant, surtout en freestyle). Il a admit en interview s’être entraîné à le faire sur le toit de sa maison, quitte à rendre ses voisins fous.

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  • So Far… :

Sur un sample de Life’s Been Good de Joe Walsch, Eminem retrouve son flow amusant et ironique. Il y parle de sa relation avec la célébrité expliquant que même s’il est difficile d’y vivre maintenant, de par la pauvreté ou le fait que tout le monde sait qu’il y vit, il ne quittera jamais la ville de Détroit.

Moment clé : A la fin du deuxième couplet, le beat change par deux fois, reprenant les instru de I’m Back et The Real Slim Shady sur lesquels il cite des lyrics tirées de ces chansons, où il crache dans les onions rings d’une client au Burger King dans lequel il travaillait, mais cette fois son “karma change” et quelqu’un crache dans SES onion rings.

  • Love Game :

LE featuring attendu depuis l’annonce de la tracklist, avec Kendrick Lamar. Sur un sample de Game of Love de Wayne Fontana et The Mindblenders, les deux plus grands rappeurs actuels expriment leur amour envers le hip hop qui les aime sans doute en retour, mais aime aussi d’autres rappeurs. Le rap game est donc ici présenté comme une femme frivole et libre de tout mariage.

Moment clé : Dans son couplet, Kendrick Lamar appelle et tombe sur la messagerie de Sherane, une fille qu’il voyait auparavant et qu’il nous avait présenté dans son album “good kid, m.A.A.d city”. Il n’y a donc pas que des clins d’oeil aux classiques de Marshall.

  • Headlights :

La chanson inattendue de l’album. En featuring avec Nate Ruess, sur un rythme au piano, Eminem présente ses excuses à sa mère qui, même si elle a pu le faire souffrir étant gamin (et même après), restera toujours sa maman.

Moment clé : Il y a forcément des rapports avec Cleanin’ Out My Closet (qui reste, avec Kim, la chanson la plus virulente qu’il a pu écrire jusqu’à présent), mais ici Eminem demande à sa mère de le pardonner car il était en colère. Il dit qu’il ne joue plus cette chanson en concert car il ne ressent plus tout cela. Cependant on se souvient qu’il l’a joué lors de sa tournée européenne l’été 2013 (22.08.2013 <3)… Beaucoup pensent qu’il a ajouté ce passage en rentrant chez lui, voire même que la chanson complète est très récente puisqu’il écrit dans un jet privé et qu’il a peur qu’il se crash, l’empêchant d’avouer ce qu’il ressent réellement maintenant.

  • Evil Twin :

Point d’orgue de l’album, Marshall veut conclure en beauté. Pour se faire il nous explique que Slim Shady n’est pas forcément son jumeau maléfique. Son alter ego a longtemps été le bouc émissaire des propos souvent borderline d’Eminem comme pour dire “Je dis ce que je veux car au final c’est juste un personnage qui parle, pas moi”, sans pour autant en être désolé. La complexitude du titre réside dans le fait que chaque couplet est dit par les deux personnages. Cependant, selon la chronologie de l’album, les deux sont morts dans les deux premiers titres (Bad Guy et Parking Lot), l’un assassiné, l’autre s’étant donné la mort. Dans le premier couplet, Eminem nous dit qu’il se trouve dans un lieu étrange : il est comme tiraillé entre plusieurs sentiments et décisions à prendre (sa retraite peut être ?).

Une interlude sépare les deux couplets :”Welcome back to the land of the living, my friend / You have slept for quite some time”, Slim Shady s’est relevé d’entre les morts, prions mes frères. Puis il prend la parole. Il fait allusion à Heath Ledger et son personnage du Joker dans The Dark Knight : l’acteur s’était enfermé un mois complet dans une chambre d’hôtel pour s’imprégner du personnage et ne faire qu’un avec lui. Cela a tellement bien marché que beaucoup disent qu’Heath Ledger se confondait avec le Joker peu de temps avant sa mort par overdose de drogue. Avoir un alter ego est dangereux pour soi même et pour les autres, et Marshall le sait bien.

Moment clé : La toute dernière phrase : “Cause we are the same, bitch.” Eminem referme ce chapitre qui avait commencé avec la chanson Criminal dans MMLP où il fait une véritable distinction entre Marshall Mathers et Slim Shady, et celle ci où il avoue qu’ils sont en fait les mêmes personnes. Il a pu dire et faire passer tant de messages en laissant son alter ego prendre. On retrouve aussi des samples de The Reunion avec Royce da 5’9, de l’album Hell : The Sequel.

Disque Bonus

  • Baby :

Il s’agit du titre le moins abouti de tout l’album, et c’est tant mieux qu’il ne fasse que partie des bonus. Ici Eminem se compare à un enfant : il dit que s’il n’attire pas ou plus l’attention sur lui comme il le devrait, il réagirait de façon infantile et immature.

Moment clé : Dans le refrain, il cite une phrase de Dirty Dancing :”Nobody puts baby in the corner”, lui qui était tant “attaché” à Patrick Swayze.

  • Desperation :

Sur une instru qui rappelle énormément le générique de Breaking Bad, et accompagné par Jamie N Commons au refrain, Em’ raconte comment il est tombé amoureux de cette fille qui veut désespérément qu’il soit un homme totalement différent. Lui ne veut pas pas vraiment changer, mais il ne veut pas non plus se disputer avec elle.

Moment clé : Le tout début de la chanson. La guitare démarre en même temps que Marshall et ils nous plongent directement dans le thème. Par ailleurs, Em’ cite “writer’s block”, en référence certainement au titre de Royce da 5’9, dans lequel il fait le refrain.

  • Groundhog Day :

Si vous avez vu Un Jour Sans Fin, vous devez connaître le Jour de la Marmotte. Sinon, il s’agit du jour qui signe la transition entre l’hiver et le printemps. Bill Murray incarne un journaliste qui doit couvrir l’événement mais au final, chaque matin, il se réveille et revit la même journée encore et encore… Eminem semble avoir vécu la même chose dans sa jeunesse : il ne connaîtrait jamais le futur, bloqué à Détroit, dans la situation que l’on connaît tous maintenant.

Moment clé : Ici pas de refrain, seulement des petites interludes vocales, une phrase ou deux, différentes à chaque fois, viennent séparer les couplets pour mieux les introduire.

  • Beautiful Pain :

En compagnie de Sia pour le refrain, Marshall signe ici l’une des chansons la plus proche de ses émotions. Mêlant la douleur, le feu, la destruction (mentale et physique), les ouragans et les tempêtes, on comprend qu’il a vécu et fait vivre un enfer à son entourage mais que malgré tout cela il reste fort et continue à affronter l’avenir qu’il soit bon ou mauvais. Il a connu la drogue, l’alcool, la violence et il est là encore aujourd’hui pour le raconter.

Moment clé : Le tout premier couplet permet de cerner le thème de la chanson. Il utilise la tempête comme métaphore pour expliquer qu’un drame comme un ouragan peut arriver mais qu’on peut tout reconstruire par dessus des décombres.

  • Wicked Ways :

X Ambassadors aux commandes du refrain. On y retrouve un flow Slim-Shadyesque. “Dig my way to hell”, Eminem creuse pour aller en enfer, mais il en revient (à la fois dans sa vie personnelle mais aussi au niveau musical, avec Royce da 5’9). Dans cette chanson, il explique être sans doute atteint du syndrome d’Asperger, une maladie mentale qui prive le patient d’activité sociale pour le renfermer vers des gestes et actions répétées (ici l’écriture pour Eminem). Il dit aussi qu’il ne comprend pas qu’il ait autant de soutien après toutes les saloperies qu’il a pu dire ou faire. Il a mal agit plusieurs fois dans sa carrière et c’est ça qui lui a apporté la gloire. Il n’est donc pas prêt de s’arrêter.

Moment clé : Il y a en vérité deux moments importants. Dans le premier couplet, Eminem mentionne trois artistes :”I’m a combination of Skylar Grey, Tyler the Creator, and Violent Jay / It’s a fuckin’ miracle to be this lyrical / Paint my face with clown makeup and a smiley face I’m insane”. Skylar Grey et Tyler the Creator sont deux artistes proches de Marshall : la première a participé à plusieurs projets avec lui (notamment en écrivant le refrain de Love The Way You Lie), et Tyler faisait partie de la tournée européenne de Slim Shady. Il était d’ailleurs aux anges quand il a appris qu’il était mentionné dans ce titre :

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En revanche, Violent Jay, qui fait partie des ICP (Insane Clown Posse) n’est pas vraiment ami avec Eminem. Le fait qu’il soit dans la chanson peut sembler curieux mais Em’ veut simplement dire qu’il pourrait très bien faire ce que fait Violent Jay, c’est très simple. Voire même simplet.
Il dit ensuite dans le deuxième couplet :”When I get on the mic I’mma snap / Make you wish the ambulance that took me to the hospital / When I overdosed would have caught a flat”. Comme il le raconte dans Deja Vu dans l’album Relapse, Marshall a fait une overdose. Hailie l’a retrouvé sur le sol de sa salle de bain, inanimé. Dans une récente interview sur les méfaits et les dangers de la drogue, il sort enfin de son silence médiatique à se sujet en racontant qu’il était passé à deux doigts de la mort.

  • Ken Kannif :

Qui ne connait pas Ken Kannif ? A la base ce personnage, disons… un peu homosexuel a été créé par Aristotle, un rappeur de Détroit, pour faire une blague au téléphone à Eminem qu’il connaît bien. Il a trouvé sa voix et sa façon de parler marrante alors il a pris la décision de l’imiter, sans l’accord d’Aristotle qui a ensuite consacré un album entier à “vanner” Eminem. Dans ce sketch, Eminem court vers les toilettes, malade, pour “poser une pêche”. Il s’installe et entend des bruits de chaussures à talons qui entrent. Une personne s’installe à son tour dans les toilettes à côtés. Des bruits immondes jaillissent. Marshall se demande si c’est une fille qui fait ce genre de bruit. Puis Ken Kannif commence à parodier Berzerk en changeant les paroles pour les rendre plus… dans son style à lui.

Moment clé : Eminem panique et s’enfuit sans que l’on sache s’il avait fini son affaire, laissant Ken Kannif, seul, se demandant pourquoi tout le monde l’abandonne toujours.

Il est évident que MMLP2 était attendu au tournant par la critique et par les fans car l’ambition de nommer cet album comme une suite de l’un de ses plus gros succès est grande, mais les avis sont unanimes : c’est l’album de l’année. Les ventes sont astronomiques et Eminem est encore une fois récompensé pour son travail et son originalité.

Article par Tipeur