Warm Bodies – Il est chaud mon zombie !

J’aime les zombies, à mort.

Je les aime parce qu’ils sont pas très causants, qu’ils sont pas très coûteux en entretien (un Charal quand ils sont gentils et c’est marre) et, surtout, très divertissants.
Quoi de mieux que la vieille déglingo du dessous se faisant dévorer les intestins par ton cher et tendre pour apprécier ses pop-corns un dimanche soir ?

“Cher et tendre”, c’est bien ça le problème.

Parce que quand on me dit “zombies”, je pense à ça :

Image tirée du film "28 semaines plus tard"   Image tirée de la série britannique "Dead Set"Image tirée du film "La Nuit des Morts-Vivants" de Romero

Bon, voilà, hein, on est d’accord : ça c’est du bon zombie qui poutre sa grand-maman. Ça ça fait plaisir. Ça ça donne envie de finir sa soupe pour être fort et grand et pouvoir soulever un banc public pour tenter un mass-shot.

Image tirée du jeu vidéo "Dead Rising"

Malheureusement, Summit Entertainment (la magnifique compagnie de production qui nous a offert Twilight, Remember Me ou le dernier remake des Trois Mousquetaires) en a décidé autrement.
Cette bande de grognasses prépubères jeunes aux dents longues se sont dit qu’un zombie, c’est bien, mais un zombie amoureux, c’est mieux.

D’abord, vous prenez un bogoss’ level insipide, qui s’est illustré comme bad boy so sex’ auparavant (genre dans la série Skins, au pif’) mais que on sait tous très bien qu’il est trop choupi-mignon même quand il nous fait croire qu’il aime prendre sa demi-soeur en levrette (comme s’il avait joué avec Hugh Grant dans une comédie romantique, au pif’) : genre Nicholas Hoult.

Pour le valoriser, une blonde qui aime prendre l’air surpris, devant des écrans verts, dans une énième bouse avec Nicolas Cage. Genre Teresa Palmer, au pif’ hein.

Photo de l'actrice Teresa Palmer

Vous ajoutez une histoire d’amour bidon sur fond de questions existentielles à 30 deniers (“Je marche donc je suis mort ?”).

Exemple, la quatrième de couverture du bouquin (oui, parce que ça a été publié avant que quelqu’un n’ai l’idée encore plus brillante de l’adapter au cinéma : “Et si je me faisais des couilles en or avec du plomb ?”) : R est un zombie. Après une apocalypse zombiesque, il se déplace lentement à travers une Amérique remplie d’immeubles effondrés, voitures rouillées, verre brisé, et de structures fantômes. Il ne peut s’exprimer que par des grognements et des syllabes simples et a soif de cerveaux humains pour planer grâce aux souvenirs qu’ils contiennent.

Couverture du livre "Warm Bodies"

Après avoir dévoré le cerveau d’un adolescent suicidaire (il avait décidé de faire la grève de la faim pour obtenir la dernière montre Flik Flak en vogue, un pot de Nutella caché sous son lit ?), R est envahi d’amour pour la compagne de l’adolescent, Julie Grigio. R sauve Julie d’une mort certaine (elle allait se faire grignoter les orteils par sa bande de poto-zombies) et la ramène dans sa tanière. Elle finit par s’en aller (sûrement à cause de l’odeur), et R la suit jusqu’au Citi Stadium, la plus grande habitation humaine restante. (vous vous en doutez, mais le synopsis du film ajoute que la donzelle va tomber amoureuse de celui qui a su euthanasier son chéri-bébé-d’amour à pleines dents)

Et puis, pour valider le tout, pourquoi pas un acteur connu et respecté de tous, qui apportera sa sagesse, sa voix grave et subtile, et une bouteille de whisky aux interprètes du chef-d’œuvre ? Comme un acteur qui aurait eu un film à son nom, genre John Malkovich (au pif’).

Photo de l'acteur John Malkovich

Mélangez le tout, vomissez un coup, et vous obtiendrez Warm Bodies.

Image tirée du film "Warm Bodies"   Image tirée du film "Warm Bodies"

Image tirée du film "Warm Bodies"

 

En salles le 12 août 2012.

Sarah Mone

Cinéphile/Nanarphage, adepte des connaissances multiples, à 23 ans j'ai décidé d'apprendre une dizaine de langues différentes afin de succéder dignement à Maître Capello (pour m'y aider, on m'a offert deux Bescherelle à Noël).

Les derniers articles par Sarah Mone (tout voir)