Nowhere Boys : 4 garçons dans le vent

Nowhere Boys bannerPour commencer je tiens à dire qu’il n’y a aucun rapport avec les Beatles (encore moins avec le film Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson) et ensuite qu’il s’agit d’une série jeunesse.

Ah ben tiens il n’y a plus personne …

Bref! Nowheres Boys est une série australienne au format 25 minutes qui fleure bon les programmes jeunesse de France 2 à la belle époque où s’occupait de nous les mioches sur le service publique (coup de gueule camouflé avec une pointe de “c’était mieux avant”).

Le pitch : Au cours d’une excursion scolaire en forêt, quatre lycéens se perdent. Lorsqu’ils retrouvent le chemin de la ville le lendemain, rien ne semble avoir changé si ce n’est…qu’ils n’existent plus.

Propulsé dans un univers parallèle à la fois étrange et familier, ces quatre garçons vont essayer de comprendre ce qu’il leur arrive et de trouver une solution pour retrouver leur bon vieux chez soi.

  • Réalité 2.0

S’orientant vers un public dont je ne suis plus la cible depuis un moment (ah il est loin le temps des tartines au Nutella devant les Minikeums !), Nowhere Boys met en avant quatre adolescents un peu clichés. Nous avons Felix le gothique métaleux tout de noir vêtu. Andy l’asiatique nerd étouffé par sa famille un peu trop bruyante. Sam le skatteur ultra populaire mais un peu con-con sur les bords. Et Jake l’athlète star du bahut qui a une vie de merde et en fait payer le prix à tout le monde.

Là où Nowhere Boys fait fort, c’est que la série parvient à balayer d’un revers de la main ces clichés en partant du principe que chaque adolescent s’installe dans la case que la société lui astreint. Aussi, lorsqu’ils se retrouvent isolés du monde et perdus en forêt les barrières éclatent et chacun commence à assumer une personnalité propre.

Au fur et à mesure que l’histoire va se développer, nous allons en apprendre un peu plus sur leur vie 1.0 tandis qu’on évolue dans la réalité parallèle. À quoi ressemblerait le monde si nous n’étions pas né ? Une question que bon nombre de gens se posent sans jamais avoir la réponse. Dans la série nos quatre héros en font l’expérience et si certains s’en accommodent plutôt bien, ce n’est pas le cas de tous qui se rendent compte que sans eux, leur familles se porteraient mieux. Par moment la série surprend par son ton sérieux, presque nihiliste, assez inhabituel dans ce genre de séries.

Nowhere Boys

De gauche à droite : Felix, Sam, Andy et Jake

  • Du fun et de la magie

Les quatre héros étant de jeunes têtes insouciantes ont a évidemment le droit à tout ce qui va avec. Du fun quand ils essaient de survivre tant bien que mal en fouillant les poubelles ou bien en saccageant le gymnase (partant du principe que puisque tu n’existes pas tu n’as pas à obéir aux règles, forcément ça donne des idées!), une pointe de drame parce que c’est déjà dur de grandir mais quand en plus on te bazarde dans une autre réalité c’est vraiment pas facile, de la romance et de la magie !

Oui, de la magie. Sans spoiler, sachez cependant que les quatre éléments ont une importance capitale dans la série. Étant un programme jeunesse, australien de surcroît, ne vous attendez pas à une débauche d’effets spéciaux de ouf! Déjà que le générique est dégueulasse (il faut dire ce qui est), il y a au cours du premier et dernier épisodes deux ou trois plans tout à fait risibles pour ne pas dire ridicules. Mais au final ce n’est pas pour son esthétisme qu’on regarde Nowhere Boys mais pour son ambiance.

Shit Sam says

  • Un format addictif

La première saison s’est terminée en Janvier 2014 et une seconde devrait voir le jour d’ici la fin d’année 2014. Il y a donc 13 épisodes et de 25′ ou plutôt de 20′ car on a le récap des épisodes précédents, le générique à vomir par les cheveux et ensuite “next on Nowhere Boys“. Moi qui avait peur qu’un format court soit peu propice à l’évolution d’une intrigue fantastique et bien j’avais tort ! C’est encore pire/mieux qu’un format traditionnel de 45 minutes. Car les scénaristes de la série parviennent à faire avancer le schmilblique vite mais pas trop, à répondre à une ou deux questions avant de vous poser une colle supplémentaire et ses personnages sont tout à fait sympathiques et (très) bien joué. Résultat des courses : j’étais à fond ! J’avais toujours envie de voir la suite ! Heureusement mon ordinateur me connait bien et sans que je lui demande rien, il enchaîna les épisodes. Autant vous dire qu’en un après-midi c’est torché.

Si il y a une petite baisse de régime aux alentours du 10ème épisodes et que les deux personnages féminins sont déplorables (surtout celui d’Ellen, la copine gothique dans la version 1.0 et qui en pince à mort pour Andy dans la version 2.0) l’épisode final, certes brouillon, se termine tout de même sur un cliffhanger qui donne terriblement envie de voir la suite.

Du coup tout ça pour vous dire que quelque soit votre âge, Nowhere Boys est une série fort sympathique avec tous pleins de défauts qui font son charme et que j’ai décidé de regarder d’un peu plus près ce que font nos amis kangourous !

Sean Rees Wemyss (Oscar)

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anou 52
anou 52
4 avril 2016 17:33

je pouvezvous me donner un cites oules acheter souhaiterai trouvez les dvd de la serie en Français mais je ne le trouve pas