QWARTZ Awards : la cérémonie

QWARTZ Awards : la cérémonie

Il y a de ça quelques semaines, Furfur, amateur de musique électro, avait annoncé dans nos pages le salon QWARTZ, se déroulant au palais Brongniart à Paris et accueillant, les 2 et 3 avril, des labels de musique électro venant du monde entier. Or hier soir, redwarp et moi-même avons eu la chance d’assister à la cérémonie de remise des prix, où de nombreux groupes, artistes et labels se sont vus récompensés par un jury composé de professionnels de la musique et d’artistes/journalistes de différents domaines culturels. Impressions à chaud sur la soirée et le salon.

Étant amateur mais absolument pas spécialiste de ce style de musique, je ne rentrerai pas dans trop de détails techniques de peur d’écorcher les noms où me livrer à des listes sans fin sans grand intérêt, pour vous parler plutôt de mon ressenti. La première chose que j’ai retenue de cette soirée est que dans l’électro, on trouve de tout. Les remises des prix étaient entrecoupées de lives à la façon des TIME Awards, et chaque groupe nous offrait un univers totalement différent de celui de ses consorts. Pour vous faire une idée, le premier artiste gigotait avec une manette de wii (+nunchuk) entre les mains sur des sons électro destructurés, tandis que d’autres jouaient du violoncelle ou faisaient de la musique à base de vinyles sadiquement labourés au cutter. Chaque groupe avait un style très différent des autres… et pas seulement dans le genre de musique, mais aussi dans les supports utilisés (contrairement à de nombreux groupes et styles de musique, ici les instruments ne sont pas les seuls outils porteurs de mélodies, des objets plus ou moins incongrus étant régulièrement utilisés). Pour ma part j’étais tantôt charmé, tantôt agacé (un groupe en particulier m’a fai beaucoup grincer des dents), mais jamais indifférent. Ce sixième opus étant totalement international, des musiciens du monde entier étaient présents et représentés dans les nominés (beaucoup d’allemands de français et de japonais surtout).

Les catégories étaient nombreuses et plus ou moins compréhensibles du commun des mortels: Découverte, Anthologie, Artwork packaging, Néomediatique, Experimentations… Notons que les présentateurs n’étaient pas très au point et ce n’est pas ce que l’on retiendra le plus de la soirée, à moins de vouloir en rigoler doucement (d’autant qu’ils ne faisaient pas ça pour la première fois). Heureusement certaines personnalités présentes comme Enki Bilal (ex-membre du jury) et Alejandro Jodorowsky (actuel président du jury, aux côtés de la bien nommée Gudrun Gut) ont fait des interventions assez éclairées, qui rendaient les “entre-lives” un peu plus intéressants.

QWARTZ Awards : la cérémonie #2

Si je devais retenir un groupe de la soirée, ça serait Musique Post Bourgeoise, un trio électro qui m’a fait rire à grands éclats en émaillant un fond sonore sympathique de textes hilarants. Niveau mise en scène, un des membres pianotait sur un mac tandis qu’un autre déclamait à coups de mégaphone et que le troisième, puissemment barbu, accrochait sa pilosité faciale à des fils reliés à des poteaux ou dévidait des mètres de tuyau d’arrosage d’un grand sac plastique. Très concept et excellent. Si vous ne connaissez pas encore et pour peu que vous aimiez les musiques décalées, foncez les écouter, ça en vaut le coup d’oreille !

Après deux heures de show (sortie à 23h), nous pûmes aller visiter le reste du salon, qui était ouvert (et gratuit au public) hier comme aujourd’hui. La c’est un enchaînement de petits stands avec les différents labels proposant des groupes de tous horizons, avec possibilité d’écouter pour certains, et découvrir de nouvelles technologies pour d’autres. De nombreuses perles sont à dénicher dans les stands essaimant l’espace. Samedi verra également son lot de présentations, de documentaires et de concerts toute l’après-midi jusqu’à au moins 19h, donc si vous avez un peu de temps libre et que vous êtes sur paris, je ne peux que vous suggérer d’y passer faire un tour., ne serait-ce que pour découvrir les lauréats que je n’ai pas nommé ici.  Que l’on soit ravi ou meurtri d’écouter ce qui s’y trouve, ca sera dans tous les cas une découverte et une ouverture plus qu’intéressante sur le monde de la musique underground. A voir et à partager !

Electroniquement vôtre,

E.R.84.

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