Planète LDVELH : La bible du livre-jeu

Vous entrez dans un couloir sinueux aux aspérités étranges. Une lumière tamisée, orangée, baigne les lieux d’une ambiance inquiétante. Dans une alcôve, vous voyez une porte. Sur le battant, une petite plaquette en cuivre semble couverte d’inscriptions. Quatre lettres : A-M-H-A… Serait-ce un code ? Avec précaution, vous ouvrez la porte.

Rendez-vous au paragraphe 44.

Planète LDVELH : La bible du livre-jeu

Ahhh… Les livres dont vous êtes le héros ! Quel souvenir béni de mon adolescence dorée… Les geeks qui n’ont pas connu cette série de livres-aventures où vous plongiez dans la peau d’un puissant guerrier ou d’un incroyable sorcier, de Sherlock holmes ou d’une centaine d’autres personnages sont bien à plaindre.

Dérivé du JDR et très bonne initiation à celui-ci, les livres dont vous êtes le héros vous donnaient l’impression d’être maître de votre destin et de l’histoire que le livre vous comptait. On se créait un personnage, on sautait de paragraphe en paragraphe, on lançait des dés, résolvait des énigmes… Et quel frustration lorsque la mort nous prenait et qu’il fallait tout recommencer ! Généralement, deux écoles de lecteurs s’affrontaient alors : les puristes (dont je fais partie) qui, avec abnégation, revenaient au début, recréaient un perso, et se retapait l’histoire… Et les flemmards, qui se disaient “ah non c’est trop con de mourir, tant pis on va dire que j’ai gagné le combat” et continuaient comme si de rien n’était. Il est intéressant de noter que parmi la seconde catégorie les joueurs se mettaient quand même des “codes” de conduite du genre : “je triche seulement en combat parce que c’est la faute du hasard”, ou ” je peux tricher avant d’agir mais je ne reviens pas en arrière sur mes choix”, etc. Il y avait ceux qui trichaient toujours, un peu, juste aux moments critiques (avant le boss de fin), jamais… Mais dans tous les cas, tous étaient fascinés par le fait de plonger dans une aventure dont, pour une fois, on était le héros.

Planète LDVELH : La bible du livre-jeu #2

Mais pourquoi je vous parle de ça, si ce n’est pour l’effet “madeleine de proust” d’un vieux con ?

Eh bien parce que je suis moi-même fan de ces livres, je les collectionne avec un mélange de fierté et de honte juvénile, et j’ai récemment découvert une référence ultime sur internet traitant de ce hobby (et me faisant réaliser que je ne suis vraiment pas le seul fondu a entretenir une telle passion pour cette activité de ma jeunesse) : Planète LDVELH.

Planète LDVELH : La bible du livre-jeu #3

Ok le site est moche (désolé monsieur le webmaster si vous lisez cette article), mais c’est une véritable mine d’or pour tout amateur du genre : vous y trouverez des listes de tous les bouquins parus (et qui continuent de paraitre, si si !), les solutions, les index des artistes, des dossiers dans tous les sens.. une mine d’or je vous dit !

J’invite donc tous les passionnés et tous les curieux d’aller y faire un tour et passer outre l’apparence pour découvrir 1001 secrets d’un genre dont la diffusion en France fut brève mais intense, et qui a suffisamment marqué l’imaginaire pour que l’on retrouve, dix ou quinze ans après, des sites encyclopédiques à ce sujet sur internet.

Vous êtes morts. Vous pouvez recommencer l’aventure en créant un personnage et en recommençant au paragraphe 1. Bonne chance !

Madeleinement vôtre,

E.R.84.

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P.S : Si jamais vous avez des LDVELH dont vous ne voulez plus, n’hésitez pas à penser à moi ! 🙂