Super 8 : Quand Abrams rencontre Spielberg

Super 8 : Quand Abrams rencontre Spielberg

Après notre critique de Super, voilà celle de Super 8 ! N’y voyez cependant pas une quelconque thématique AMHAesque, mais bien plutôt le hasard des titres des sorties DVD de fin d’année.

Étant passé à côté de ce film qui avait fait pas mal baver les geeks avant son arrivée dans les salles, je n’ai pas manqué une chance de le “toper” en DVD. Quoiqu’en disent les détracteurs de LOST, J.J. Abrams m’avait vraiment bluffé avec cette série et s’est révélé comme un phénomène à ne pas manquer pour qui arpente les couloirs hollywoodiens. Alors le voir aux manettes d’un E.T. revisité aux côtés de son géniteur ? Pas moyen de louper ça !

Tout comme E.T. est avant tout une histoire humaine sur fond d’extraterrestre à grands doigts, Super 8 traite surtout de la passion d’une bande de copains pour le cinéma — sur fond de truc mystique carrément violent. Le petit alien fripé de Spielberg étant désormais loin dans ma mémoire d’enfant, je ne me hasarderais pas à rentrer plus dans les détails de cette comparaison, mais il est clair que l’on peut ressentir la filiation entre les deux œuvres : mystère, problèmes humains enfant/adulte, envie de rêver, “téléphone maison”… Bien que Super 8 s’inscrive bien plus dans “l’action” que son prédécesseur, époque et gros budgets obligent, on t’en met quand même plein la vue.

Quand je vais voir un film avec des enfants en rôles principaux, j’ai toujours une certaine appréhension (injustifiée?) quant à la qualité de leur jeu d’acteur. Ici, dès les débuts du film, la question ne se pose plus : le casting est à couper le souffle et toute la bande de préados joue à merveille. Plus fort encore, ils arrivent a adopter un jeu dans le jeu lors de leurs tournages en Super 8 ! On les voit alors minauder et bouger devant leur propre caméra comme des acteurs amateurs, qu’ils sont loin d’être au vu de la qualité du reste du film.

Y’a-t-il vraiment besoin de s’attarder sur les effets spéciaux ? Ni trop ni trop peu, ils sont savamment distillés tout le long des scènes et maintiennent le mystère de ce fameux train pendant les deux bons tiers de l’œuvre…

Super 8 : Quand Abrams rencontre Spielberg #2

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en voyant ce film, ni a quel type de public il pouvait s’adresser : après visionnage, je pensais vraiment à un E.T. en plus tendu et plus riche — sans le vélo volant. Un peu plus flippant que son ancêtre mais clairement tout public, vous ne mouillerez pas vos chausses tout en passant ce sympathique moment de cinéma !

En ce qui concerne l’aspect technique du DVD, comme d’habitude l’acheteur lambda sera lésé par rapport à la profusion de bonus proposé aux consommateurs de disques bleus. Ceci étant dit, les deux bonus présents (en plus de la version commentée) auront de quoi combler l’amateur désireux d’en savoir juste un peu plus sur “l’esprit” du film.

Super 8 : Quand Abrams rencontre Spielberg #3

Avec “Le rêve derrière Super 8“, on découvre l’histoire de l’équipe qui a rendu ce rêve possible. Au final, la bande derrière la production est simplement la version adulte de la bande de gamins du film, des bidouilleurs qui ont réussi à vivre de leur passion. Spielberg, Abrams, Bryan Burk (producteur), Larry Fong (directeur de la photographie)… Tous sont passé par la case “Super 8” dans leur jeunesse et ont commencé leur carrière par les montages sur ces grosses bobines des années 80 (un peu plus vieux pour Spielberg quand même), voire se sont déjà rencontrés à cette époque ! Unis par ces premiers émois amoureux, ils ont su retranscrire à travers le mystère du film toute la magie du cinéma…

Ce qui nous amène au second bonus, “Il vit!”, beaucoup plus technique, mais très intéressant, à propos du travail de recherche sur le convoi mysterieux de la zone 51… Je n’en dit pas plus pour ne rien spoiler, vous trouverez tout sur le DVD !

Cinéphilement vôtre,

Jim.

  • Super 8 : Quand Abrams rencontre Spielberg #4
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