Sucker Punch dans ta face

Sucker Punch dans ta face

Il faut bien le dire, la seule réaction AMHAesque au déjanté Sucker Punch de Zack Snyder se réduisait pour le moment au trailer excité de Redwarp et au “Making Of” en mode Troll de Jayer. Malgré ma grande amitié pour ce dernier et certains goûts en commun, il faut avouer que notre Webmaster favori a parfois des goûts de merde des idées un peu arrêtées et n’apprécie pas toujours à sa juste valeur le 36eme degré des films Pulp ou de séries Z, ce qui est bien dommage.

DONC, je profite du fait de récupérer l’antenne suite à la réception d’un joli DVD pour vous donner mes impressions sur le film et sa sortie dans nos lecteurs de salon !

Soyons clair, tu aimes Sucker si ton truc c’est :

  •  de voir une image aux petits oignons avec une B.O. qui déchire
  • de mater des babes aux gros boobs qui dégomment des samurais androides zombies SS avec supplément d’orcs et de prostiputes

Et ça, Redwarp et moi on a grave kiffé, comme disent les djeun’z. Parce que nous sommes autant capables d’apprécier un excellent film “plus classique” quun délire grindhouse, pulp et troizième zone, qui constitue un genre au centre de nos intérêts cinématographiques (ahhh, notre dernier visionnage de Run, Bitch ! Run !…).

Sucker Punch dans ta face #2

Niveau scénario, pour moi il n’y a rien à redire : l’exercice de style de Zack Snyder ne reposait absolument pas sur le récit en lui-même, on ne peut donc pas le critiquer sur ce point. Si un film est volontairement construit “sans histoire”, peut-on lui décemment lui reprocher ce fait ? Contrairement à un film d’action hollywoodien/genèse de super héros comme THOR où le spectateur espère un minimum de peps narratif, l’absence (presque) totale d’intrigue ne gênera en aucun cas le public averti de Sucker Punch — la trame digne des jeux vidéo les plus basiques n’étant qu’un prétexte aux délires esthétiques de son réalisateur. Peu importe le scénar, pourvu qu’on aie l’ivresse !

Le reproche que j’avais été tenté de faire lorsque je l’avais découvert au cinéma était peut-être d’éventuelles longueurs entre les scènes d’amazones fantasmées, mais — alors qu’on aurait pu penser l’inverse — curieusement cette sensation a disparue lors du visionnage sur petit écran. Le fait est que c’est avec un plaisir non dissimulé que Redwarp, A.W. et moi-même nous sommes payé une bonne tranche de film testostéroné.

Sucker Punch dans ta face #3

Alors, outre la qualité intrinsèque du film, que penser de ce DVD ?

Si vous avez déjà lu ma critique sur THOR, vous y retrouver certainement des similitudes. Le fait est que l’avènement du Blu-Ray ne se contente pas de fournir une image de meilleure qualité aux cinéphiles bien équipés, il les gratifie également d’un contenu plus dense que ce qui n’est accessible au fan moyen doté d’un “simple” lecteur DVD. Dans le cas présent, pour 5€ de plus les acheteurs de la petite boîte bleue n’auront pas seulement un beau spectacle, ils profiteront également de la version longue du film : 20 minutes en plus, tout de même. On peut comprendre la stratégie commerciale pour inciter les accros aux making of à passer au Blu-Ray afin de faire vivre ce récent support qui n’est pas toujours au mieux de sa forme, mais c’est une politique plus que frustrante pour le consommateur lambda (dont je fais partie).

Sucker Punch dans ta face #4

Le contenu des bonus est donc assez maigre : un making of rapide de la B.O. et quatre courts métrages animés sur les différents univers abordés dans le film (samuraïs, nazis, med-fan et SF). Rendons à Warner ce qui est à Warner, ces derniers sont très bien léchés, agréables à regarder et creusent un peu plus sur ces “mondes parallèles” qui ne sont que brièvement abordés dans le film — le temps d’une bonne baston des familles. Un petit effort de fan service appréciable, même si on aurait également aimé avoir les fameuses 20 minutes de plus réservées aux fucking blue boys.

Si j’avais pu formuler un souhait auprès des grands manitous en charge du contenu des DVDs, ça aurait été d’avoir un making of où le réalisateur nous explique le “pourquoi”son film. Sucker Punch ayant été très largement critiqué, avoir le mot de son créateur et quelques infos sur ses envies et son objectif aurait certainement autant aidé à faire taire les grincheux qu’à renforcer la foi de ses fidèles.

Snyderement vôtre,

Jim.

Sucker Punch dans ta face #6
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