Ode au Levelling.

Vous ai-je déjà parlé de mon amour inconditionnel pour le levelling dans les jeux ?

Final Fantasy 7, c’était à Marseille en 1997 chez mon cousin. Je découvrais mon premier vrai RPG. Des combats, des stats des niveaux, de la customisation à l’envi. Habitant à La Réunion, le dernier jour de mes vacances , j’arrivai au combat contre Sephiroth, devant partir le lendemain, je n’ai jamais terminé Final Fantasy 7. Et j’ai même un certain dégoût à devoir le recommencer, alors que je fus si près du but. Et ce malgré sa très grande disponibilité ! Je lui ai donné de multiples chances ! Entre la version Windows sortie en 98, la version originale , émulée sur ePSXe, la version du PSN, jouable sur la PSP ! Sur la PSP ! “Jouer à FF7 dans ton lit , aux toilettes, au boulot durant la pause, la classe !”  Je n’ai jamais pu me résoudre à m’y remettre assidûment. Jamais. Du coup, ma vraie première incursion dans le monde du levelling (mais pas que du RPG, j’y reviendrai) fut avec les versions bleues et rouges de Pokémon. Le plaisir de l’augmentation des statistiques des bestioles était manifeste, comme une drogue: “Je dois faire passer mon dracaufeu au level 99. JE DOIS LE FAIRE. JE. DOIS.” Mon kiff, dans le jeu, plus encore que la capture des streums, c’était le fait de se dire que le skill n’était plus le seul facteur de réussite dans un jeu, ce n’était plus la seule variable qui déterminait le fait de réussir un combat. Un bon levelling prend du temps, évidemment,  et c’est presque une manière de se rassurer sur la durée de vie de ce fameux jeu. Un bon levelling comporte une part de frustration, frustration créée par un boss trop fort, une zone trop riche en rencontres difficiles qui fait qu’on parle à sa console en disant “Tu perds rien pour attendre, saloperie. T’es lvl. 30 ? OK JE VAIS REVENIR LEVEL 50. ON L’ENTENDRA MOINS TA GRANDE GUEULE HAHAHA” (vous pouvez évidemment modifier les nombres pour adapter à votre situation).

Le levelling, c’est une quantification réelle de la puissance d’un personnage. Exit les zelda ou les castlevania où on ne sait pas à quel moment on est plus fort, à quel moment on ne se fera pas tuer. Et pourtant il y en avait, mais non quantifiée. Une upgrade d’épée, trouver des coeurs, c’est un peu le levelling du pauvre, mais pour moi si on ne peut pas dire exactement le chiffre du niveau où on en est, ce n’est pas du levelling.

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