Rebelle/Brave : Courage aux sans-âmes

AMHA a été invité à l’avant-première du dernier Pixar.
Forcément, y avait des rouquins et de la cornemuse. Forcément, je m’y suis précipitée.

Amazing Brave! How sweet the sound…

Bienvenue dans les Highlands, où l’air est pur, les oiseaux gazouillent, les feux-follets se foutent de votre gueule, les sorcières apprennent aux petits garçons le pas de deux et où les rouquins, sans caleçons (va chercher, Lycos), armés jusqu’aux dents, pullulent.

Synopsis : Mérida, fille du roi d’Écosse, est une jeune fille belle et rebelle, à la chevelure sauvage, qui est pas trop jouasse avec Maman (et un peu Papa) parce que ceux-ci souhaitent la marier et lui faire faire plein d’enfants alors que, en tant que femme indépendante et trop classe, celle-ci préfèrerait se la jouer Guillaume Tell et se rouler dans le foin le reste de ses jours.  À la suite d’une dispute avec sa mère, elle fait un choix désespéré qui va avoir de grandes conséquences sur le royaume et, surtout, sur sa vie familiale…


Esthétique, ou comment te faire mater ses cheveux au lieu de ses seins : Brave, c’est avant tout du Pixar, donc c’est beau.

J’ai passé le film à baver sur la chevelure de Mérida, comment qu’ils ont fait pour que ça fasse aussi naturel, pour qu’une telle masse prenne vie ? Je m’en doutais : une équipe entière d’animateurs était dédié au travail d’animation et de design des cheveux de l’héroïne. Wow.
Les animaux sont aussi magnifiques. Leur design et animation leur confère une puissance impressionnante. Ce sont des dieux et les humains, aussi costauds soient-ils, ne sont que de vulgaires Playmobil.

Puis, l’histoire se situant en Écosse, tu vas bouffer du vert, t’inquiètes pas. Des forêts, des plaines, des rochers mousseux…
Si, comme moi, tu vomis ceux qui partent en vacances parce que tu es coincé à ton boulot merdique alors qu’il fait si beau que c’est l’été, attends-toi à voyager.
Genre l’Office du Tourisme aurait dû choisir ce film pour donner envie de bouffer leur haggis.

T’as faim, hein ?

Ambiance : Légèrement pourrie par la séance. Je m’explique.

Déjà, c’était en V.F. Tu veux du dépaysement, des R roulés, des celtes ? Va voir ailleurs si j’y suis (connard).
Non seulement, tu te farcis la voix de Bérénice Bejo (qu’on a déjà du mal à apprécier muette) mais, en plus, les enfants qui vont avec.
En parlant de Béré, son mari Michel Hazanavicius a doublé un personnage lui aussi. Comme quoi, la réussite dans la vie, ça se fait accroupie.

Par contre, bonne surprise, l’une des voix principales est doublée par Jacques Frantz qui a l’habitude de personnifier De Niro et Mel Gibson, pour nous les francophones.
Il a du talent, c’t’homme-là.

Mais bon, tu passes quand même à côté d’Emma Thompson, Julie Walters, Craig Ferguson (ouh lala), etc.


Ensuite, j’étais au cinéma Publicis : on a été une bonne vingtaine à courir vers l’entrée de la salle, dès le classique court-métrage (très mignon d’ailleurs, comme d’habitude) précédant le film, parce que nos lunettes 3D étaient foutues (non seulement ça te fait pas le 3D mais, en plus, ça te clignote à la face).
Sans parler de la grognasse femme, assise à côté de Jeff (oui, il était là aussi) et moi, qui avait l’air d’aimer encourager sa fille à parler, du film ou des courses à faire, ainsi qu’à taper allègrement dans les sièges alentours.

Et à part ça ?

Ben, j’ai beaucoup aimé. Je ne sais pas s’il atteint le niveau de Raiponce mais il n’en est pas loin (peut-être moins déconneur), avec des scènes assez flippantes (beaucoup d’enfants ont pleurés, j’étais jouasse) du genre de la Belle et la Bête (quand la Bête se fait attaquer par des loups), de bonnes répliques, une histoire bien ficelée et un peu dark, des personnages attachants.

Bref, une très bonne recette Pixar.

Je préfère ne pas vous en dire plus concernant l’histoire, ayant trouvé ça très plaisant de le découvrir au fur et à mesure. Je n’avais vu que les teasers et il paraîtrait que la bande-annonce en montre trop (sans blague ?).
Je retournerais le voir, sans hésiter, en V.O. et sans chiards.

On se quitte, donc, avec le teaser et des feux-follets plein les yeux.

En salles le 1er août.

Sarah Mone

Cinéphile/Nanarphage, adepte des connaissances multiples, à 23 ans j'ai décidé d'apprendre une dizaine de langues différentes afin de succéder dignement à Maître Capello (pour m'y aider, on m'a offert deux Bescherelle à Noël).

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