Les hurlements de La Ruda

Tiens, un article de musique sur AMHA, ça faisait un bail !

Certes, mais quand on a l’occasion de se rendre à un concert qui dépote, on ne va pas se priver de faire un petit compte-rendu, ma bonne dame. Surtout quand c’est l’occasion d’étrenner un nouvel appareil photo tout beau tout frais acheté (merci le paiement 5 fois sans frais) en anticipation du Pass Photo disponible pour l’occasion.

C’est donc tout guilleret et accompagné de mon comparse auteur-compositeur interprète Paulopipouf que nous nous rendîmes au concert de La Ruda (Salska) + Les hurlements de Léo en ce jeudi 17 Novembre dans la sympathique salle du Bataclan.

Pour déménager, ça a déménagé ! Je n’avais pas écouté La Ruda depuis mes débuts à la Fac (où j’étais alors un grand fan) et je ne connaissais les Hurlements de Léo que de nom, mais il était clair que le public n’allait pas resté planté là en attendant que ça se passe.

Les hurlements de Léo ont été une agréable surprise, vraiment dans le même esprit que la fameuse Ruda, avec forces cuivres et ambiance sur scène. Bien que la salle ne fusse pas pleine (oulah subjonctif), les gens qui avaient déjà été chauffés par une première partie (que j’ai raté comme le retardataire que je suis) était directement dans le jus et en prenait plein les tympans sur les rythmes Ska-esques du groupe.

L’ambiance était là, ça bougeait dans tous les sens, le chanteur de La Ruda a fait une petite apparition Guest avant de repartir pour se dérouiller la voix avant son show, et une superbe danseuse  en mode french-cancan a achevé d’incendier la salle dans un finish plus que chaleureux !

La soirée commençait bien, mais ce n’est qu’après la pause que l’on a pris la décharge d’hystérie à laquelle je m’attendais : a peine la lumière s’est-elle tamisée que les  cris fusaient, et dans les premières explosions de trompettes le centre de la salle est tombé dans une frénésie soudaine et a explosé en pogo et slams dans tous les sens du début à la fin du concert.

1h30 de Ska-rock ça fait du bien, surtout avec un public survolté comme ça ! Quand j’ai proposé a des gens de venir au concert on m’avait répondu “ouais, mais La Ruda, j’aime pas trop leur dernier album, c’est devenu trop rock, etc etc”… Mais pour ma part c’est resté assez proche de mes souvenirs, même si effectivement il y avait des moments plus rock n’ roll, et j’ai pris tout autant de plaisir à retrouver la voix énergique de Pierrot, le chanteur à béret.

Il faut dire que c’était l’occasion rêvée pour faire péter les Watts : ce soir-là La Ruda jouait son 1000e concert ! 1000 concerts en 18 ans, en sachant qu’ils ne partaient en tournée qu’une année sur deux, ça pose son homme. Les huit musicos pétaient le feu, ils ont fait revenir Léo et sa bande, rechargeant encore et encore la pile des slammeurs et slammeuses qui venaient danser sur scène avant le plongeon, tout ça dans une ambiance festive et explosive.

3 heures de concert au total, qui m’ont fait renouer avec un style de musique qui ne revenait plus vraiment dans mes mP3 qui m’a donné envie de revoir mes sélections ! Ce concert au Bataclan s’inscrivait dans la lignée de la tournée lancée pour leur dernier album, Odeon 10-14, dont vous retrouverez facilement la pochette d’un joli vert chez tous les bons disquaires. Je vous laisse donc avec les quelques images de notre galerie FlickR ci-dessous, prises sur le vif par votre serviteur (soyez indulgent, premier essai de l’appareil en concert!).

 

Salskaiquement vôtre,

Jim.