[GUEST] L’Amérique dans tous ses états…

… ou quand l’Instit se met au burger de bison bio et à la Porsche écolo !

Invitation

Cher tous et cher chacun,

Jeudi soir dernier, j’ai eu l’immense joie et l’incommensurable privilège (Oui, j’aime faire dans la redondance et le superlatif, et je dois dire que j’assume à mort, surtout lorsqu’il s’agit d’une des stars de mon enfance !!) de rencontrer…Gérard Klein.

Ah, vous souvenez-vous des ces délicieux mardis soir de votre année de CM1, ou exceptionnellement vous aviez le droit de regarder le téléfilm de France 3 EN ENTIER parce que vous n’aviez pas école le lendemain ? Oh, que de moments de bonheur et de délectation, de suspens, de frayeur et de soulagements, lorsque dans votre pyjama en velours à rayures, armés de votre tablette de Galak et enveloppés dans votre couette Tintin, vous admiriez Victor Novak, qui allait parler au maire, au préfet et au chef de la police pour sortir de la dèch’ les parents du petit Léo, qui avaient perdu leur taff et n’arrivaient plus à payer ses tickets de cantine ? …C’était toute une époque, wasn’t it ?!

Tandis que je rêvassais, toute mélancolique que je suis, en admirant en 3D un des héros de mon enfance, une question me vint à l’esprit : quel âge ça lui fait, à notre Gérard national ? Il avait quoi, quarante ou quarante-cinq berges quand j’en avais huit ? Calcul rapide, messieurs et mesdames – et ne vous essayez pas à faire le calcul de mon âge, il est très impoli de se hasarder à ce genre de choses auprès des jeunes filles – Gérard a soixante-sept ans…

…et ne les fait pas !

Je veux tout de suite vous rassurer, chers lecteurs, Gérard n’est pas de ceux qui, passé un certain âge, se contentent de siroter leur verveine dans leur rocking-chair sous une couverture à motifs écossais, en savourant les génériques des émissions de Laurent Romejko comme le high point de leur journée ; loin de là ! Car Gérard Klein est devenu la charismatique figure de proue de l’Amérique dans tous ses Etats, une émission pêchue et rafraîchissante qui sera diffusée à partir du 24 janvier tous les dimanches à 20h40 sur la chaîne câblée Voyages. Amha lance donc un Save the date général, à tous les mordus de voyage – des baroudeurs inconditionnels jusqu’aux fans de Géo et du National Geographic, qui préfèrent bourlinguer par procuration – ou tout simplement à ceux qui, comme moi et comme tant d’autres, projettent de mettre les voiles, un de ces quatre, pour le pays de l’Oncle Sam.

Comment est née cette émission, Ladies and gentlemen, et quel en est le principe : telle est la question qui vous brûle les lèvres, chers Amha-philes ! Afin de ne pas faire durer le suspens plus longtemps, Amha est allé taper la discute à Gérard…and here’s the story I heard, one jolly good day, et ce que Gérard nous raconta, very casually, à la Maison des Amériques.

Cocktail

Gérard Klein et tout sa clique à la Maison des Amériques !

Once upon a time il y avait un type qui, après douze ans à faire l’Instit, en a eu un peu sa claque de faire le gentil prof des écoles en remplacement, tous les mardis soir, dans les bleds paumés de France et de Navarre (…et on le comprend. Heureusement pour lui, Mimi Mathy a pris le relai pour sauver les bonnes âmes, du haut de son mètre douze !). Dégagé de cette contrainte – Thank God ! – il se demanda de ce qu’il allait faire de sa vie depuis qu’il ne jouait plus le bon Franchouillard, faisant les vacataires de l’Education Nationale. Tout-à-coup, entre une tartine de rillette et un morceau de tomme de Savoie, il sentit quelque chose le titiller au creux des veines : un rush de sang Gringo. Car oui, Gérard Klein a du sang gringo dans les veines, et bien que n’ayant jamais mis les pieds aux States, le parfum des plaines du South Dakota évoque pour lui comme un souvenir du futur. Ni une, ni deux, l’idée lui vient, L’Amérique dans tous ses Etats, une émission en forme de voyage initiatique au gré des 50 Etats confédérés d’Amérique du Nord, une redécouverte de l’American Dream, région par région, en ayant le temps d’aller à la rencontre des gens, des paysages, des ambiances et des parfums ; de l’histoire de ce pays, de ce qui l’a façonné, de son actualité, de ses aspirations, de ses habitants, de cette nouvelle génération Obama, et surtout de ce qui brille au fond de ses yeux.

Gérard Klein va alors voir François Fèvre, de la boîte de prod’ Bo Travail, lui raconte son petit délire en forme de “I had a dream…” Il le briefe ce qu’il veut faire : il est emballé, la chaîne Voyages aussi, et c’est parti pour l’aventure !

Conférence de presse

Gérard Klein et la directrice de Voyages

Lorsqu’on lui demande ce qu’il veut montrer et transmettre au travers de cette palpitante aventure, Gérard Klein répond humblement que “c’est la vie qui l’intéresse… Les gens”. … Et nous, on sent déjà qu’on va aimer.

De ces gens qu’il a rencontrés au cours de sa première étape en Californie, il nous en parle avec une affection et une admiration immenses. De Eugene Tsui, architecte designer fantasque à Marco Senghor, petit fils de l’éminent poète sénégalais et résidant à San Francisco, Gérard Klein nous fait découvrir une Californie urbaine, multiculturelle et authentique, une Californie en ébullition qui innove, qui crée et qui invente. Loin des clichés d’Hollywood et de Vegas qui – disons-le franchement – nous gonflent, Gérard Klein nous emmène à la rencontre des entrepreneurs et des cerveaux qui oeuvrent déjà à la construction de l’Amérique de demain ; une Amérique intelligente, responsable et écolo. Parmi eux, Tesla Motors, figure de proue de la nouvelle industrie automobile de pointe, qui a imaginé et créé la première sports car décapotable électrique pouvant aller de 0 à 97 km/h en 3,7 secondes. Autant dire qu’outre un design splendide qui saurait flatter l’égo démesuré du Golden Boy lambda, la Roadster Sport, de son petit nom, est nerveuse et a du répondant. Autrement dit, CQFD, ou comment pouvoir se balader cheveux au vent dans une bagnole de rêve, sans être un gros con pollueur (Petite leçon de vie que nous pourrions enseigner à toute une jeunesse parisienne dorée qui roule en 4X4, détruit notre planète et doesn’t give a shit about it !).

Deuxième étape dans le South Dakota, état emblématique avec son célèbre Mount Rushmore, témoignage symbolique de l’histoire de la fondation des Etats-Unis (vous savez, avec les tronches des présidents Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln gravés dans la pierre). Idem, CQFD, ou comment monter à cheval à 67 ans dans les grandes prairies d’Amérique avec presque autant de classe que Kevin Costner dans Danse avec les Loups ! Cette fois, nous partons à la rencontre de Dan O’Brien, écrivain et éleveur de bisons bio sur son petit “lopin” de 11 000 hectares ! Incroyable mais vrai, la conscience écolo a pénétré jusqu’au coeur de l’Amérique profonde, puisque O’Brien se fait le porte-parole d’une Amérique de l’agriculture qui veut dépolluer le sol et opte  pour un retour au bio, à une agriculture saine et cultive un amour de la bonne bouffe ! Comme quoi, il reste toute une facette de l’Amérique à découvrir, qui va à rebours de l’Amérique véhiculée par les médias, celle qui à l’heure actuelle n’a toujours pas signé le protocole de Kyoto et qui malgré une première annonce sur la réduction des gaz à effet de serre, reste frileuse à Copenhague.

School bus

Voulez-vous que je vous en dise plus ?! Je ne suis pas sûre ! En guise d’apetizer tout de même, et histoire de vous mettre quelque chose sous la dent, je ne vous dévoilerai que les quatre premiers Etats où Gérard trempera ses santiags dans la boue : la Californie, le South Dakota, la Louisiane et la Floride. Mais quand il nous décrit la perle d’espoir et de foi qui brille dans les yeux des habitants de la Nouvelle-Orléans, ceux qui ont tout perdu et tout à reconstruire mais qui continuent à croire à l’American Dream dur comme fer et qui ne lâchent rien ; quand il nous raconte les anecdotes d’une émission qui s’est changée en roadtrip avec ses trois potes de Voyages (le réalisateur, le monteur et le caméraman), quand on l’écoute nous raconter ses périples en bagnole et nous parler de son amour des grands espaces… On ne s’en lasse pas, et ouais franchement, on est prêts à le suivre jusqu’au fin fond de l’Alaska !

Brought to you… by my yankee-soundin’ paper plane
…cos this is gonna be my name.
Lien utile :
  • Merci à Rudy Gossin pour sa vidéo d’excellente qualité et sa compagnie lors de la soirée !