Mon humble avis sur la dépénalisation du cannabis

cannabis boutique depenalisation

Voilà un sujet dont on ne parle pas beaucoup sur AMHA à la fois politique et économique, la dépénalisation du cannabis on en parle depuis des dizaines d’années dans les médias.

Si j’ai décidé d’en faire un sujet aujourd’hui, ce n’est pas intérêt (je n’en consomme pas, je ne trafic pas et je ne suis d’aucun bord politique (votez pour moi ! Jayer Président !). Non, si je vous en parle c’est parce que ce sujet revient assez souvent, avec des arguments bien foireux de tous les côtés et j’ai donc voulu me forger une idée et la partager avec vous histoire de voir si je suis en phase avec mes lecteurs (bande de drogués !)

Allons déjà directement à mon avis global : A mon humble avis, il faut dépénaliser le cannabis.

Maintenant pourquoi faudrait-il le dépénaliser ?

C’est bien la question car le débat porte plus sur le pourquoi et les risques

Mais avant tout il me faut vous aiguiller sur ma vision du cannabis car elle ne plaira pas à tout le monde. On parle du terme « drogue » ou médicament ? (D’ailleurs le terme est le même par nos amis anglophone qui utilisent le mot « drugs » pour parler de leurs médicaments).

« Substance psychotrope naturelle ou synthétique, qui conduit au désir de continuer à la consommer pour retrouver la sensation de bien-être qu’elle procure. »

Si je me fais l’avocat du diable (ou pas) en restant très concret, la cigarette ou plus largement le tabac est une drogue.
Même les fumeurs l’affirment, oui ils sont accros, oui ça donne des « effets » sur le corps…

Auquel cas on peut légitimement se poser la question : Pourquoi le tabac est-il autorisé et pas le cannabis ?

cigarette-tabac-drogue

Je vous avoue je but sur ce point d’un point de vue éthique et logique car rien ne l’explique. En revanche, au niveau économique là on touche aux sous, aux SOUS mon bon monsieur.

Avec les taxes déjà, l’Etat gagne près de 14 milliards d’Euros par an (pas dégueu la drogue) et il serait difficile de se passer en période de crise (depuis 30ans) de cette manne financière.
Je pense également à l’emploi (ouais je tape là où ça fait mal).

Avec plus de 25 000 bureaux de tabac et près de 100 000 personnes employés, l’interdiction net de la vente de tabac porterait un coup de grâce à l’économie française.

Parlons santé alors

On sait que n’importe quelle drogue douce agit sur le long terme et sur la quantité employée (comme le tabac). Il n’y a malheureusement pas de chiffres officiels sur le nombre de morts en France. Mais de récents études estiment qu’il y a près de 30 000 morts imputables au cannabis par an dans le monde

Quel est le nombre de décès imputables au cannabis ? 1re partie

A titre de comparaison (oui je tape sur le tabac)

« Le tabac tue chaque année en France plus de 73 000 personnes, soit autant que l’alcool, les accidents de la route, le sida, les suicides, homicides et drogues illicites, réunis. «

… (sans commentaire)

Il y a donc un risque potentiel qu’en dépénalisant le cannabis, le nombre de morts liés augmente de façon importe sauf que…
Selon l’observatoire français des drogues,

« 47% des jeunes ont consommés au moins une fois du cannabis

fumeur cannabis

On peu donc en déduire que ce produit se trouve très facilement..
Et que légale ou pas, sa vente (ou plutôt sa consommation) ne pose pas ou peu de problème aujourd’hui à ceux qui souhaitent s’en procurer.

Vient maintenant l’argument de la production et de la vente.

Aujourd’hui il n’y a pas d’entreprise française cultivant le cannabis (logique) et de ce fait il n’est pas possible de déterminer sa qualité ou d’instaurer une réglementation comme n’importe quel produit vendu en France.

En dépénalisant le cannabis, il est donc logique d’instaurer des règles de production (et de vente) et d’assurer une rigueur de fabrication (je ne parle pas de la « puissance » du produit mais bien de la qualité sanitairement parlant).

champ de cannabis biojpg

Cela signifie qu’il ne sera pas moins dangereux comme les cigarettes ou l’alcool (ah oui attendez, je vais vous en parler de ça aussi) mais qu’il n’y aura pas d’additifs ou de dosent susceptibles d’être… « trop nocives » voir « mortelles » sur une dose consommée (comme un médicament, il y aurait des recommandations ou comme pour l’alcool « l’abus est dangereux pour la santé blablabla…)

Il y a également l’argument du contrôle des ventes afin de supprimer (ou tout du moins diminuer) l’influence des “dealers” et des mafias fonctionnant autour de ces drogues.

Enfin, qui dit moins de répression (car légalisation) dit également repriorisation des objectifs des forces de l’ordre.
Je pense qu’en 2016, les policiers ont un peu autre chose à foutre que d’aller courir après des consommateurs de cannabis et des petits dealers (à mon humble avis).

L’édito de Pierre Siankowski: dépénalisation, légalisation, état d’urgence ?

Voilà, j’ai a peu près retourné tous les arguments que j’avais en tête, la dépénalisation du cannabis est loin d’être une priorité mais c’est un acte “simple” qui permettrait de… finalement penser à autre chose et d’apporter pas mal de financements à beaucoup de projets.
De plus, dans mon esprit cartésien de non fumeur, il est complètement débile d’autoriser la vente et la consommation de tabac et d’interdire d’autres produits “similaires” même quand il s’agit d’alimentation…

Oui, je le dit et je le pense, l’alcool est une forme de drogue et elle est d’ailleurs soumise à législation mais un bon lobbying permet de le faire rentrer dans le patrimoine français !

Amis lecteurs, quel est votre avis sur le sujet ?

jayer

Jayer est le créateur de AMHA.fr
Souvent considéré (à mal) comme un adulescent , c'est tout simplement un homme qui vit au rythme de ses passions : BD, Dessins animés, Fantasy, jeux et du gros délire.