The Green Inferno : Pour les fans du genre !

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Espèce de biiiiiiiip ! Voilà ma réaction (version édulcorée) lorsque Jayer m’a demandé / obligé de faire une critique de Green Inferno ! N’étant pas fan de film d’horreur, je me présentais donc à l’avant première du Film d’Eli Roth à reculons…

Tout d’abord, si vous souhaitez briller en société, sachez que Green Inferno est le cinquième film d’Eli Roth, ou plutôt le quatrième, la sortie du film ayant été décalée à cette année, en raison de soucis financiers de sa société de production originelle. Le film est un hommage à Cannibal Holocaust et a clairement pour but de faire dans le gore, comme nous l’a expliqué le réalisateur dans une vidéo enregistrée à notre intention : « C’est génial une femme vient de s’évanouir ici à Deauville » ou encore « vous allez adorer y a plein de sang » le tout en français s’il vous plaît !
Et assez étrangement, au lieu de me rebuter encore plus, cette introduction a levé chez moi un verrou psychologique… Voilà donc le but du film, ok Eli envoie la sauce ! Mon sac a vomi est prêt !

L’histoire suit un groupe d’étudiants activistes qui après avoir obtenu une mutuelle au gardien de l’université, passe à la vitesse supérieure et décide de sauver la foret amazonienne péruvienne et la tribu qui y vit le tout, en un week-end ! Le problème d’un premier acte de film d’horreur, est que s’il ne parvient pas à créer de l’empathie pour les personnages, les spectateurs se sentent hors du film, lorsque ces derniers sont en danger dans le deuxième acte. Je dois vous avouer que de mon côté, je n’avais qu’une hâte, qu’ils se fassent tous zigouiller ! Et si possible, qu’ils souffrent ! (tiens, je viens de me découvrir un penchant sadique que je ne me connaissais pas). Ce sentiment est renforcé par le jeu des acteurs, qui jouaient tellement mal que je pensais que je regardais un porno ! Je m’attendais à ce qu’un plombier débarque et demande aux filles si elles avaient un problème de fuite !!!!

Passons aux choses sérieuses, les scènes de mise à mort… Et là, surprise, a part une ou deux scènes qui m’ont fait détourner le regard, le film n’est pas si gore que ça… Impression renforcée par un faux sang plus que douteux, pourtant il me semble avoir vu que le maquillage et les effets spéciaux étaient l’œuvre de Greg Nicotero (qui réalise et supervise le maquillage sur The Walking Dead). D’ordinaire gage de qualité, là je dois dire que par moment je suis sorti du film en me demandant s’ils avaient utilisé du mercurochrome en guise de sang.
Toujours d’un point de vue technique, la réalisation. Quelques points positifs, la tension du film est bien présente. Et surtout, merci Eli Roth de ne pas avoir utilisé le procédé de la « Shaky cam » que l’on voit dans tous les films d’horreur et qui consiste a faire trembler la caméra pour vous faire sentir soit en danger soit au cœur de l’action, alors qu’en fait ça donne juste le mal de mer. Autre aspect appréciable, les « comic relieves » qui pour la plupart marchent bien.
D’un point de vue scénaristique, il n’y a rien de bien surprenant, il est même parfois prévisible. Comme le fait d’ouvrir sur une possibilité de suite au film…

Au final, les fans de Roth seront sans doute satisfait par « The Green Inferno », l’aficionado de cinéma un peu moins. Que les films d’horreur ne véhiculent aucun message, je le comprends, mais qu’un film ne remplissent pas ou peu les objectifs qu’il s’est lui même fixé, c’est, à mon humble avis, plus problématique.

Tony