[Cinéma] SPY et la destruction des carcans Hollywoodiens

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Alors je vais commencer, avant de parler du film, par remercier Super Balzi et toute la rédaction d’AMHA pour m’avoir donné l’opportunité et la chance de faire cette AVP.

Maintenant, reprenons les choses sérieuses, SPY, comme son nom l’indique, est un film d’espionnage (je sais, c’est dingue). Dans ce film, nous suivons les aventures de Susan Cooper (Melissa MacCarthy), agent de la CIA, dont le travail est d’être la petite voix dans l’oreille de son partenaire actif sur le terrain, partenaire qui s’avère être Bradley Fine (Jude Law) et tout est dans le nom. Top agent, super doué, beau, charmeur, drôle, James Bond à l’américaine. Un beau soir, ce top espion disparaît, pour ne pas spoiler (parce que c’est pas cool), je ne dirais pas de quelle manière, et à partir de là, Susan décide de se porter volontaire pour aller sur le terrain afin d’élucider l’affaire sur laquelle, elle et Fine enquêtaient ; les couvertures des autres agents actif ayant été détruites.

Voilà pour le synopsis, maintenant, le film.

Ce film peut se baser sur un Kingsman, les agents ne sont pas incompétents, l’humour vient des situations, et du fait d’avoir une personne sortant des standards Hollywoodiens (MacCarthy) qui fait le boulot d’une personne dont on n’attend pas moins (Law). Il est en effet plutôt amusant et même parfois jouissif de voir cette femme bien en chair détruire un homme baraqué, ou se faire draguer par tous les hommes à la ronde.

Et c’est là que se fait tout le film, cette femme et sa grande amie Nancy (Miranda Hart), toutes les deux hors standards, font le travail des agents chevronnés, ou se font draguer comme l’idéal féminin (incarné ici par la très belle Morena Baccarin).

À ceci vient se rajouter la dynamique apportée par M. Jason Statham, qui renoue avec les grandes heures de Crank et nous délivre un rôle parfait sur l’agent d’élite qui doit se faire tout petit mais qui n’y arrive pas, nous emmenant dans des situations d’anthologie et des monologues bourrés aux stéroïdes bien marrants.

Le film prend la forme d’un road trip international à la James Bond (oui lui encore, décidément ce gars est partout), commençant à Langley, passant par Paris, Rome et se terminant à Budapest.

Chaque ville est plutôt bien mise en avant, et Paris bénéficie d’un traitement bien particulier, soit on aime, soit on déteste, personnellement, j’ai choisi d’en rire (parce que c’était quand même drôle).

Et une référence à James Bond ! Une !

Et une référence à James Bond ! Une !

Pour finir Paul Feig, le réalisateur, nous délivre ici un film maitrisé, nous montrant des moments drôles, cascades réussies, et des comédiens qui se donnent à fond. Les personnages sont forts et ont chacun leur personnalité. Bien évidemment, le personnage principal sort des sentiers battus et vous réservera quelques belles surprises durant le film. Après avoir vu SPY, on a hâte de voir ce que le duo Feig/MacCarthy nous réserve pour le prochain Ghostbuster.

SPY réalisé par Paul Fieg. Durée 2h. Action/Comédie

Sortie Prévue le 15 Juillet 2015

Un humble avis signé : Bombojim